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Brest

Brest
Arrondissement Arrondissement de Brest
Canton Chef-lieu de 5 cantons
Code Insee 29019
Code postal 29200
Maire
Mandat en cours
François Cuillandre (PS)
depuis 2001
Intercommunalité Brest métropole
Latitude
Longitude
48° 23' 27'' Nord
       4° 29' 08'' Ouest
/ 48.390834, -4.485556
Altitude 0 m (mini) - 103 m (maxi)
Superficie 49,51 km²
Population sans
doubles comptes
139 386 hab.
(2013)
Densité 3023 hab./km²

Brest est une ville française de Bretagne, chef-lieu d'un arrondissement du département du Finistère (29). Son nom en français provient du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Ses habitants sont appelés les « Brestois et Brestoises » (en breton Brestad ha Brestadez).

« Il pleut parfois à Brest, Ce sont simplement de gros moments d'émotion qui passent... » Olivier de Kersauson

Sommaire

Géographie

Site

Brest.jpg

Le plateau du Léon domine la Rade de Brest du haut de falaises presque rectilignes qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain. Ce mur n'est pratiquement interrompu que par un aber encaissé, la Penfeld, vestige du lit de l'Aulne avant qu'elle ne creuse le passage du Goulet. A son embouchure un éperon rocheux qui porte le Château de Brest est le site originel de la « cité du Ponant ».

Situation

Un dicton populaire affirme que l'on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d'y aller. Brest est située à l'ouest de la Bretagne, dans le nord du Finistère, département dont elle est une sous-préfecture.

Installée sur une péninsule, le pays de Léon, Brest est quasiment dépourvue d'arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade, au-delà de laquelle la presqu'île de Crozon regarde vers Quimper, tandis qu'à l'ouest et au nord la mer n'est qu'à une vingtaine de kilomètres, et à l'est Landerneau et Morlaix ont longtemps limité son influence.

Le climat à Brest

Brest et sa région jouissent d'un climat modéré grâce à une situation géographique sur la côte Atlantique.

Exceptionnelle douceur, températures peu contrastées, absence de froid durable, de gel et de neige épaisse. Humidité répartie sur l'année en précipitations fréquentes et peu importantes.

Ces conditions réduisent le coût de l'énergie (chauffage) pour toutes les activités. Elles éliminent complètement les risques dus aux conditions climatiques extrêmes.

Moyenne des températures :

  • Hiver : 6,6°
  • Eté : 15,5°

Pour en savoir plus

Infos sur la qualité de l'air

Air Breizh est une des 39 associations de surveillance de la qualité de l'air en France, agréées par le Ministère de l'Environnement. Elles constituent le dispositif national appelé ATMO.

Air Breizh mesure en continu 6 polluants différents dans l'air ambiant de la Bretagne et informe les services de l'Etat, les élus, les industriels et le public, notamment en cas de pic de pollution :

  • 1 indicateur de la pollution industrielle
  • le dioxyde de soufre (SO2)
  • 4 indicateurs de la pollution des transports routiers
  • les oxydes d'azote (NO et NO2)
  • le monoxyde de carbone (CO)
  • les hydrocarbures (HC)
  • les poussières (Ps)
  • 1 indicateur de la pollution photochimique
  • l'ozone (O3)

Air Breizh étudie aussi l'évolution de la qualité de l'air et vérifie la conformité des résultats par rapport à la réglementation.

Un indice de la qualité de l'air

A la demande du public, le ministère de l'environnement a développé un outil d'information sur la pollution atmosphérique, représentée par une girafe appelée Atmo, qui par son humeur (joyeuse ou coléreuse) et son indice associé qui varie de 1 (indice très bon) à 10 (indice très mauvais) caractérise la qualité de l'air.

L'indice ATMO, calculé à partir de 4 polluants (NO2, SO2, O3 et PM10) et définissant la qualité de l'air d'une agglomération, est transmis quotidiennement aux médias (Presse, télévision, radios...), à différents organismes et services de l'Etat, ainsi qu'aux collectivités concernées.

Histoire

Le plan Mathon de 1948

Grâce à son exceptionnelle situation géographique, au fond de sa grande rade de 150 km² au confluent de l' Elorn et de l'Aulne, Brest eut toujours une vocation maritime. Les phares et les balises de Brest constituent ainsi le plus grand centre de balisage en France avec l'exploitation de 23 phares, 63 feux, 14 stations de radionavigation et 258 bouées. Ces établissements, tous automatisés et non visitables, permettent de guider les navigateurs au large de la Bretagne dans une zone particulièrement dangereuse et fréquentée ( voir le musée à Ouessant ). Les Allemands en ayant fait une base pour leurs sous-marins lors de la dernière guerre, la ville fut rasée à 98 % en 1944 par l'aviation alliée, puis reconstruite après la guerre suivant un plan géométrique élaboré par l'architecte J.-B. Mathon. Bien, sûr l'architecture de l'après-guerre n'est pas une grande réussite, mais ces murs commencent à prendre une certaine patine et un réel effort a été fait dans les espaces verts et l'éclairage. De plus, Brest est attachante pour sa rade, ses musées et les quelques quartiers qui ont miraculeusement échappé aux bombes. Les Brestois de la ville s'appellent les « "˜tits zephs » tandis que ceux du quartier de Recouvrance se dénomment les « Yannigs ».

D'où vient ce fameux « Tonnerre de Brest » ? A la porte du Château on peut voir deux gros obusiers : on y tirait des boulets dont le bruit s'entendait à 20 km. On donnait ainsi l'alarme quant s'évadait un forçat... et le signal pour les chasseurs de prime qui le ramèneraient ! De 1650 à 1924, on tonnait aussi à 7 heures et à 19 heures : à chacun sa cloche, n'est-ce pas ? Parmi les bagnards, une figure marquante : François Vidoq qui jura qu'il n'y passerait pas huit jours. Effectivement, le huitième jour il s'évada... pour devenir quelque temps plus tard chef de la sûreté de la ville de Brest. Après avoir « hébergé » 70.000 pensionnaires de 1750 à 1858, les geôles ont été rasées en 1947 : on en garde un mauvais souvenir !

Brest en 1779

Les Romains trouvèrent l'endroit défendable : il y a des traces de leur camp dans l'enceinte du château. Pline l'Ancien y fut touriste. Objet de convoitise au Moyen Age, la ville passa alternativement entre les mains des Francs, des Anglais et des Bretons. Sous Richelieu Brest acquit son importance par la création du port de guerre et des arsenaux. Plus tard, Vauban s'occupa des fortifications. En 1750, ouverture du bagne de Brest qui ferma un siècle plus tard. Napoléon III créa le port de commerce. En 1944, la ville eut à subir plus de 150 bombardements et un siège de 43 jours. Les Américains pénétrèrent dans un champ de ruines magistralement « pleurées » en 1949 par Jacques Prévert.

Pendant longtemps, Brest a vécu en grande partie grâce à la Marine Nationale ( appelée « La Royale » ) et à ses arsenaux où l'on a construit le porte-avions Charles-de-Gaulle. Plus de 8.000 personnes en dépendaient. Aujourd'hui Brest subit la politique de restructuration des arsenaux imposée par la fin de la guerre froide, mais le port de commerce est actif, les industries de pointe ( électronique, télécommunications ) se développent ainsi que la recherche ( L'Ifremer ), la navigation sportive de haut niveau, de compétition, de plaisance ( Brest 2000, port du Moulin-Blanc ), Océanopolis...

Une tradition fort ancienne rapporte qu'au milieu du Ve siècle, Brest n'avait qu'une importance toute militaire. On peut admettre que Brest est Gésocribate car il serait contraire aux données historiques que les lieutenants de César eussent négligé une position aussi avantageuse. D'ailleurs, le Château actuel, construit au XIIIe siècle, a remplacé un castellum vraisemblablement dû aux Romains à en juger par sa base, mise à nu au cours d'importants travaux de réfection.

Recueilli par Jakes PAGE

À découvrir dans Wiki-Brest

Dates clés

  • 250 - 350 : construction du Castellum de Brest, camp romain constituant la première citadelle de Brest.
  • 410 - 420 : fin de l'occupation romaine.
  • 1240 : le Duc Jean Ier Le Roux achète le château, le village et le port de Brest au comte de Léon Hervé III, ruiné.
  • 1341 : Jean de Montfort s'empare du château et entoure le bourg d'un rempart.
  • 1386 - 1387 : Jean IV de Bretagne assiège vainement, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais.
  • 1397 : remise de Brest par Richard II d'Angleterre à Jean IV de Bretagne contre une grosse indemnité.
  • 1505 : visite de la duchesse-reine Anne.
  • 1512 (10 août) : combat de la Cordelière.
  • 1593 (31 décembre) : Henri IV accorde le droit de bourgeoisie aux habitants de Brest, qui compte 1500 habitants, et leur permet d'élire un maire et deux échevins.
  • 1629 : Richelieu envoie d'Infreville à Brest en tournée d'inspection.
  • 1631 : Richelieu crée la Marine du Ponant et le Port en Penfell. Naissance de l'arsenal, début du développement portuaire et militaire de Brest, qui conduira à la fortification du site.
  • 1681 : Louis XIV réunit le bourg de Sainte Catherine (Recouvrance) à Brest, aux dépens de Saint Pierre Quilbignon.
  • 1683 : Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre.
  • 16?? : Extension du territoire de la ville jusqu'aux fortifications aux dépens de Lambézellec.
  • 1685 (février) : arrivée des ambassadeurs de Siam qui passent par la rue Saint-Louis, future rue de Siam.
  • 1694 : premier plan d'aménagement de Brest par Vauban.
  • 1702 : bénédiction de l'église Saint-Louis.
  • 1746-1784 : grands travaux de l'ingénieur de la Marine, Antoine Choquet de Lindu qui marquera la ville.
  • 1750 - 1751 : construction du bagne de Brest
  • 1752 (janvier) : constitution de l'Académie de Marine.
  • 1778 (juin) : combat de la Belle Poule.
  • 1785 (août) : départ de Lapérouse et Fleuriot de Langle.
  • 1789 (avril) : assemblée électorale de la sénéchaussée de Brest. Élection des députés brestois aux états généraux.
  • 1800 (juillet) : nomination du premier préfet maritime , Cafarelli
  • 1830 : création de l'École navale (sur l'Orion)
  • 1852 (mars) : le principe de la transportation des forçats en Guyane est établi
  • 1856 (avril) : décret de création d'un pont sur la Penfell
  • 1858 (9-12 août) : séjour de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie.
  • 1858 (1er septembre) : départ du dernier convoi de bagnards à destination de la Guyane. À la fin de l'année, il ne reste plus un forçat à Brest
  • 1858 : création de la Société académique de Brest.
  • 1859 (août) : décret de création d'un port de commerce à Porstrein
  • 1861 : Brest intègre 172 ha (« l'extension ») de la commune de Lambézellec, de l'actuelle place de la Liberté à l'Octroi, pour s'étendre hors les murs, et englober son nouveau port de commerce.
  • 1861 (juin) : ouverture du pont à la circulation
  • 1861-1889 : le port de commerce quitte la Penfeld. Il devient, dans l'ancienne anse de Porstrein qui est comblée, le port Napoléon.
  • 1865 (avril) : arrivée du chemin de fer et inauguration de la gare.
  • 1891 : premier Paris-Brest-Paris.
  • 1917 - 1918 : Brest, port de débarquement américain
  • 1920-1929 : la ville étouffe dans ses fortifications et se développe hors de ses murs. Le Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de Brest étudié par l'architecte Georges Milineau tentera d'organiser ces évolutions.
  • 1930 : inauguration du pont Albert Louppe, dit "pont de Plougastel"
  • 1940 (19 juin) : entrée des troupes allemandes à Brest
  • 1941 : premiers bombardements de la ville.
  • 1941 (22 mars) : arrivée des croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau
  • 1942 (11 février) : départ des croiseurs allemands
  • 1943 (28 janvier) : décret d'évacuation de la population non indispensable
  • 1943 : premières études d'un plan de reconstruction menées par Jean-Baptiste Mathon.
  • 1944 (9 septembre) : explosion de l'abri Sadi Carnot (373 civils et plusieurs centaines d'Allemands morts)
  • 1944 (18 septembre) : reddition de la garnison allemande de la Place de Brest et libération de la ville au terme d'un siège qui la laissera en ruines.
  • 1945 : création du grand Brest par agrégation des communes voisines : Lambézellec, St Pierre-Quilbignon et St Marc.
  • 1947 : explosion de l'Ocean Liberty, chargé en nitrate d'ammonium (plus qu'à AZF), il détruit en partie le quartier de St Marc
  • 1946-1961 : reconstruction de la ville.
  • 1960 : création du Collège scientifique, future université de Bretagne Occidentale.
  • 1960 (7 septembre) : remise de la médaille de la Résistance à la ville par le Général de Gaulle.
  • 1964 : création de l'escadre de l'Atlantique.
  • 1974 (1er janvier) : création de la Communauté Urbaine de Brest qui regroupe 8 communes.
  • 1994 : inauguration du pont de l'Iroise (en présence d'Edouard Balladur)
  • 2000 : création de l'Association des communautés du Pays de Brest.
  • 2004 : changement de nom de la communauté urbaine et naissance de Brest métropole.

Liens externes

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