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Poudrerie du Moulin Blanc

L'origine du nom Moulin-Blanc tient à la présence avant la construction de la Poudrerie du vieux moulin du Stangalard, aujourd'hui disparu, qui permettait de repérer les navires qui s'approchaient de la côte.

Le Moulin-Blanc fut le lieu d'implantation d'une Poudrerie d'État, un établissement où l'on fabriquait un explosif, le coton-poudre.

La Poudrerie du Moulin-Blanc fut construite entre 1886 et 1884. Elle prospéra jusqu'en 1940. La présence de cette usine qui embaucha de nombreux ouvriers et ouvrières fut une chance pour le Relecq-Kerhuon et les campagnes environnantes. Le travail y était difficile : aux journées de douze heures s'ajoutait une discipline rigoureuse à cause des risques d'explosions et d'incendie.

L'année 1887 marqua le début de la production de coton-poudre, qui atteignit 1 000 tonnes en 1900. En 1907-1908, le travail se fit plus rare et l'entreprise dût licencier de nombreux ouvriers, engendrant des manifestations. Pendant la Première Guerre Mondiale, la production de coton-poudre explosa et les effectifs augmentèrent considérablement.

Quelques années plus tard, à la production de coton-poudre vinrent s'ajouter la réparation de wagons de marchandises et la fabrication de la nitroglycérine.

Cinq cents ouvriers travaillaient encore à la Poudrerie le 18 juin 1940, quand les ingénieurs décidèrent de saboter le matériel afin que l'usine ne tombât pas aux mains des Allemands. Au cours du Siège de Brest, la Poudrerie fut détruite.

Aujourd'hui seuls subsistent deux bâtiments devenus propriétés privées : l'un ayant abrité les services administratifs et l'autre, la maison du directeur. La rue des Poudriers dans le quartier Sainte-Barbe et quelques édifices dans la vallée du Costour rappellent la présence de la Poudrerie en ces lieux.

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