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Déchetterie du Spernot - réinsertion avec Tribord

Déchetterie du Spernot - réinsertion avec Tribord
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Un article de : Journal de Lambé
Parution : Juillet 2008
N° : 5
Auteur : Jean François Raoul- Jacques Delage


Des hommes au service de la collectivité

Il est des gens qu'on connaît peu mais que beaucoup de Brestois côtoient souvent. Discrets, serviables et efficaces ce sont les gens de la déchetterie du Spernot. Nous les avons rencontrés aux côtés de Monsieur Jean-Claude Piriou leur chef d'équipe.

Monsieur Piriou, pouvez-vous nous expliquer votre travail ici sur place?

« Je suis chef d'équipe, tuteur et formateur pour une équipe de 7 personnes qui travaillent avec moi. Les gens qui travaillent ici sont sous contrat en CDD pour une durée de 24 mois au maximum ».

En quoi consiste exactement votre travail sur le site?

"Avant tout de travailler avec eux en tant que responsable et de les former ».

Ce sont donc des gens qui sont en réinsertion?"

Exactement . A l'accueil des usagers, à la propreté du site et au compte-rendu des enlèvements. Tout doit être fait correctement et avec l'ancienneté, au bout de cinq, six mois les gars deviennent autonomes. On peut les envoyer à d'autres déchetteries. Parfois ils se retrouvent seuls comme celles de Guilers ou de Plouzané ».

Mr Piriou et son équipe

Ici, c'est donc la maison-mère?

« Exactement. Je suis dans la maison depuis quatorze ans. Parmi les gars qui sont avec moi, il y a un stagiaire qu'on va former pendant une quinzaine de jours et suite à cela, peut-être aura-t-il un entretien d'embauche et deviendra à son tour gardien ».

Avec votre association "TRIBORD", d'où viennent les gens que vous tenter de réinsérer?

« De tous les milieux. Il y a des gens qui ont un peu perdu pied et avec Tribord on les remet sur de bons rails. Il y a un suivi tous les ans avec une personne habilitée pour cela. On a le compte-rendu, on remet le CV à jour et on fait des recherches d'emploi. C'est sérieux. Il y a des personnes qui voient leur contrat renouvelé et qui sont très contents et il y en a d'autres qui arrêtent parce qu'ils ont trouvé un job entre-temps. En général, la personne qui est passée ici a acquis pas mal de connaissances et elle est capable de gérer elle-même une grande partie de son job ».

Vous êtes une association Loi de 1901?

« Non. nous sommes une entreprise. Jusqu'à présent c'était une SARL et depuis le mois dernier nous sommes devenus SARL. 180 personnes travaillent chez nous. Il y a les responsables: les cadres , les agents de maîtrise les chefs d'équipe et pour la plupart ce sont des gens en CDD.

Ici on s'occupe du secteur de la ville de Brest. Nous avons sept déchetteries sur BMO, nous gérons 5 autres sur la CCPI. Nous en avons 5 dans le secteur de Morlaix et nous avons obtenu un nouveau marché dans le secteur de Rennes. Quant au Morbihan, il y a eu un appel d'offre voilà six mois et là aussi nous gérons 8 déchetteries. Cela prend de l'extension ».

Peut -on citer vos noms?

Monsieur Piriou Jean- Claude, Monsieur Ure Romain, Monsieur Beaugendre et Monsieur Forest Dominique, stagiaire.

Des problèmes à la déchetterie?

« On est confronté à toute sorte de problèmes mais on sait les gérer. Nous ce que nous ne voulons pas c'est qu'il y ait des altercations, des disputes, des engueulades. Ce n'est pas notre truc. Les gens veulent un renseignement ou un coup de main; on est tout à fait disponible ».

Et Mr Piriou nous raconte qu'il lui est arrivé d'aller dépanner des gens mais aussi d'en secourir comme cet homme tombé dans une benne presque remplie. Monsieur Piriou étant secouriste le soigne, appelle les pompiers, prend les clés de la voiture, la range pour ne gêner personne, appelle sa femme qui arrive. Hospitalisé ce monsieur est sorti le lendemain de l'hôpital avec quelques points de suture.

Quelque temps après, pour nous remercier il est venu nous offrir une très bonne bouteille de vin en nous félicitant pour notre professionnalisme. Et Monsieur Piriou de conclure «Vous savez, quand on a un métier, il faut savoir le faire, tout simplement ».

Interview par Jean François Raoul et Jacques Delage

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