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Chemin des Lavandières

Histoire

Panneau de rue

Le 16 décembre 1937, le nom de « chemin des lavandières » est officiellement adopté par la commune de Saint-Marc pour désigner le bout de chemin menant au lavoir du Guelmeur (situé rue du Brigadier Le Cann) qui reste aujourd'hui l'un des derniers encore fréquentés à Brest.

11 février 2012, -1° mais l'eau est en permanence (ou presque) à 11°

A l'époque, l'eau n'arrive pas à la maison et il faut aller à elle. Chaque hameau ou quartier possède alors un point d'eau et la lessive est l'occasion pour les femmes de se retrouver au bord de la source, de la mare ou « Douez » (lavoir en Breton). L'inauguration de cette rue est un hommage rendu à ces femmes courageuses dont le métier aujourd'hui révolu, est ingrat. Souvent de condition modeste et pour un maigre gagne-pain elles passent tous les jours de la semaine et par tous les temps, agenouillées dans leur boîte à laver, frotter et battre le linge. Les coutumes et tradition sont très présentes dans la vie quotidienne et ces travailleuses doivent se soumettre à certains usages et croyances stricts qui depuis ont disparu et sont oubliés. « Il faut éviter de faire la lessive quand il y a des malades à la maison car ils sont exposés à mourir. Il ne faut pas non plus laver pendant la Semaine Sainte sous peine de mourir dans l'année, ni surtout le Vendredi Saint car alors on lave son suaire ». En Basse Bretagne, le vendredi est, même toute l'année, un mauvais jour, comme l'assure le dicton

« qui bout la lessive le vendredi, fait bouillir le sang de notre Sauveur».

Le dimanche est également interdit. Celles qui lavent ces jours prohibés, utilisent une pierre à la place du savon pour économiser, ou ont commis un infanticide sont alors damnées et deviennent dans l'autre monde des « lavandières de la nuit ». Cette croyance aux lavandières de nuit est une de celle que l'on retrouve dans toute la Bretagne et même dans d'autres provinces. En 1799 dans "˜le voyage dans le Finistère' Jacques Cambry relate ainsi cette légende : « Les laveuses, ar Kannerez-noz, sont des femmes spectres qui reviennent sur terre pour punition d'une faute. Elles sont condamnées à venir la nuit laver leur linge dans les lavoirs qu'elles ont fréquentés durant leur vie. Elles sont vindicatives et interpellent les passants nocturnes, imprudents, les conviant à les aider pour étendre leur linge. Malheur à eux, s'ils le tordent à contresens des lavandières. Ils se trouvent broyés en un tour de bras. Un seul moyen pour déjouer le piège ; tordre le linge dans le même sens qu'elles qui, lasses, finissent par abandonner l'ouvrage ».

Les Kannerien noz (chanteuses de nuit) accompagnent par leurs chants, ce rituel et toutes lavent le linceul de ceux qui vont mourir ou bien leur propre suaire quand on leur en a mis un qui était tâché. Yann Dargent, peintre breton, a réalisé cette toile concrétisant cette légende.

Toile de Yann Dargent

Extrait du journal le Saint-Marc Quoi ? numéro 10. Septembre 2009

Galerie photos

Jolie petite ruelle que l'on pourrait facilement confondre avec un chemin privé, de part son étroitesse et sa discrétion.

Localisation

Une rue à Brest dans le quartier de Saint-Marc.

Chemin des Lavandières à Brest
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