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Compétition n°5 vue par les étudiants de STS SN, Festival Film Court 2014

Le jeudi 13 novembre 2014 se déroulait la compétition européenne n°5 concourant au Festival Européen du Film Court de Brest. Cette compétition était composée de cinq films d’horizons différents et de registres aux antipodes.

Sur fond de critiques sociales plus ou moins prononcées, nous avons pu assister à cinq œuvres qui nous ont agréablement surpris.

Extraits de la Compétition Européenne n°5

Compétition Européenne n°5 from Web Trotteurs on Vimeo.

Sommaire

« Figures » de Milos Keleti

De ces cinq productions, « Figures » est celle qui a le plus retenu mon attention. Mystère et émotions se mêlent dans cette œuvre déroutante réalisée par Miklos Keleti Wikipedia-logo-v2.svg (réalisateur belge) qui nous invite à suivre l’histoire émouvante d’une petite fille nommée Annah ayant de par sa surdité beaucoup de mal à se faire comprendre par sa propre mère et par ceux qui l’entourent. Cependant, plusieurs phénomènes paranormaux agissent sur la vie de cette fillette qui se bat déjà contre la discrimination de ses pairs et l’incompréhension grandissante de sa mère. Il y a dans cette œuvre un vrai travail au niveau de l’image et du son qui nous fait rentrer dans la peau de cette petite en détresse notamment par la technique du son subjectif qui nous fait associer l’image de la fillette au magma sonore qu’elle perçoit. Notre sentiment est partagé entre compassion et injustice, ce court-métrage vous promet un moment intense à savourer sans modération.

Anthony Richard des Webtrotteurs des lycées

« Discipline » de Christophe M.Saber

« Discipline » a été réalisé en 2014 par Christophe M.Saber Wikipedia-logo-v2.svg. Ce film se déroule en Suisse dans une petite épicerie tenue par deux hommes d’origine maghrébine.

En début de soirée, dans la petite épicerie suisse, dans un moment de colère, le père de la petite Lola perd patience et juge utile de gifler son enfant. Immédiatement, une cliente du magasin prend parti pour l’enfant trouvant ce geste complètement déplacé. De là, la situation dégénère dans le magasin et le chaos s’installe, mêlant l’ensemble de la clientèle à une bagarre générale dont les sujets divers et variés évoluent de l’indiscipline à la violence en passant par l’intolérance et le racisme.

Le scénario a été idéalement choisi incorporant des acteurs dans une chronologie de faits qui monte crescendo jusqu’à un point de non retour. Les musiques ont été très bien adaptées aux situations du film, par exemple dans la dernière scène lorsque c’est l’anarchie totale, la musique était appropriée au regard vide de la petite fille, qui ne comprend plus rien. Enfin, le dernier point positif, c’est l’endroit où se déroule le film parce qu’avant l’élément déclencheur, les différents clients sont amenés à se croiser dans l’épicerie sans se douter des événements à venir.

Robinson Boëzennec et Alexandre Carrou des Webtrotteurs des lycées


« Discipline  » : la scène se déroule dans un supermarché en Suisse. Une petite fille se dispute avec son père pour des bonbons. La situation dégénère vite jusqu’à impliquer le personnel et d’autres clients dans le conflit. Elle devient même hors de contrôle et tourne au chaos. Dans ce court-métrage, on constate que les acteurs sont très bien choisis car ils sont parfaitement dans leur rôle. L’ambiance du film est à la fois humoristique et chaotique, ce qui constitue un très bon contraste. Au départ, la dispute se déroule entre deux personnes et au fur et à mesure, d’autres individus se font happer malgré eux dans le conflit. Plus la situation évolue, et plus la dispute s’amplifie, d’autres se créent et ça devient vite l’anarchie. On peut voir qu’au début du film, la petite fille, par son comportement est indisciplinée, mais au fur et à mesure que le conflit évolue, on s’aperçoit que les autres personnages ne sont pas plus disciplinés que cette enfant. Je pense que le message qu’a voulu faire passer le réalisateur c’est qu’à partir d’une petite histoire, la situation peut vite dégénérer voire même devenir chaotique parce que, en définitive, les adultes ne sont pas plus disciplinés que la petite fille.

Alexis Duval et Jonathan Quéméneur des Webtrotteurs des lycées

« Kazimir  » de Dorian Boguta

« Kazimir  » : L’histoire se passe dans un village isolé en pleine Russie, un prêtre orthodoxe se nommant Kazimir utilise ses mystérieux pouvoirs pour soigner les hommes mais en contre-partie, il est atteint d’une malédiction mettant en danger les quelques habitants du village. On ressent dans ce court métrage l’envie du réalisateur Dorian Boguta Wikipedia-logo-v2.svg de nous faire découvrir un monde sombre et stressant grâce à un brillant mélange de bande son soit agressive par à coups, soit continue. Les plans utilisés et le jeu des acteurs permettent de ressentir une certaine angoisse. Le suspens reste entier sur les intentions des personnages et permet de spéculer sur les différentes fins possibles ou sur ce qui se passe après. Personnellement, nous avons trouvé ce court métrage très prenant et stressant, réalisé avec un réel talent.

Nicolas Roudot et Jonathann Morales des Webtrotteurs des lycées


« Kazimir  » : l’histoire se passe dans un petit village perdu nommé Sfandu Gheorghe, en Roumanie. Ce court métrage est classé dans la catégorie horreur.

Le personnage principal est Kazimir, le prêtre du village. Il a le don de guérir les personnes souffrantes mais la nuit, il se transforme en démon. Comme il le dit : « Dieu donne mais il le reprend après ». La première personne qu’on voit, qui est sans doute un ami de Kazimir, l’informe que deux personnes du village font les passeurs pour y amener des étrangers, afin d’être soignés par le prêtre. Il s’agit de Arhip et Igor. Kazimir va donc avertir Arhip du danger qu’il court s’il sort la nuit et lui dit de se cacher seul dans le grenier. L’ami du prêtre va donc par la suite enchaîner Kazimir de l’autre côté de la rive afin de l’empêcher de faire le mal.

La nuit tombe, Igor arrive en bateau avec deux étrangers. Il se dirige calmement vers la maison mais un des étrangers fait beaucoup de bruit. Lorsqu’ils sont arrivés à la maison, on verra qu’Arhip n’a pas écouté les conseils de Kazimir et ne s’est pas enfermé seul dans le grenier. Une fois les quatre personnes dans la maison, l’étranger va refaire du bruit, ceci va attirer le démon qui marquera sa présence en cassant une des vitres. Par peur, ils iront se réfugier dans le grenier. Ils s’y sentent en sécurité, cependant le démon est caché dans la même pièce et apparaît. On suppose donc qu’ils sont tous morts tués par Kazimir.

Dans ce court métrage une vieille dame, entre-aperçue à trois reprises nous intrigue. Elle se situe toujours en arrière plan et semble vouloir nous indiquer quelque chose. La première fois, elle passe derrière une tombe après que Kazimir a été averti du trafic de Arhip et Igor. Sa présence fait penser à un avertissement de danger, voire de mort. La deuxième fois, on la voit avant que Kazimir soit attaché solidement à un arbre. Ceci montre le danger et ce qui va déclencher la mort. Et enfin on la voit quand les deux étrangers et les deux passeurs montent au grenier. On devine que la mort devient imminente. Dans ce court métrage on distingue deux parties. Celle de jour représentant le bien, le prêtre soignant les gens du village. Et dans l’autre partie, le mal, Kazimir se transforme en monstre la nuit. La peur se fait sentir, l’ambiance sonore rajoute cette impression d’horreur. Le noir et le silence montrent que les étrangers ainsi que Igor et Arhip ne sont pas en sécurité et qu’il est impératif de rester caché et d’attendre que la nuit passe. On constate que Kazimir-démon a une conscience, car en voyant que Arhip ne s’est pas réfugié dans le grenier, il va en déduire que celui-ci attend l’arrivée d’Igor et des étrangers pour le faire. Le monstre va donc les attendre là-bas…

Le court métrage est très fort en émotion et en intrigue. La nuit, on ressent bien la terreur et l’horreur que ce démon procure. Les plans sont bien cadrés et nous font rentrer dans l’histoire. La fin du film est réussie et nous permet de répondre à beaucoup de questions sur le mystère de Kazimir. Mais, certaines choses restent trop floues. Le manque d’information sur l’endroit où se déroule la scène et sur ce qu’il se passe ne nous font pas entrer directement dans l’histoire de ce court métrage. Le début n’est pas accrocheur. Ce court métrage est plein d’intrigues qui sont en général très bonnes mais d’autres qui sont inexpliquées et rendent tout ceci difficile à comprendre en un seul visionnage.

Tom Le Moisy et Tristan Boisard des Webtrotteurs des lycées

« People ar Strange » de Julien Hallard

« People are Strange  » de Julien Hallard parle d’un homme prisonnier des années 70, dont l’idole est Jim Morrison ; il gagne sa vie en racontant l’histoire de son idole autour de sa tombe. Un jour, il apprend par son ami que la tombe de Jim va être déplacée, et décide, le soir, de voler les restes du corps. Plus tard, en voiture avec son ami, il a une vision de Jim qui lui dit de prendre sa vie en main et d’évoluer.

Ce film plait aux spectateurs par un humour justement dosé, tous les personnages sont décalés et les situations comiques s’enchaînent. Il inclut une référence à Jim Morrison, idole du personnage principal. Le réalisateur met en évidence le fait que les jeunes ont des difficultés à trouver un vrai travail et cherchent à se faire de l’argent facilement, par exemple quand le personnage principal vend des prises de vue de la tombe de Morrison pour le prix de 5€. Ce film possède également plusieurs scènes à double sens, lorsqu’il décide de voler les restes du corps de Jim, il demande à son ami de lui faire la courte échelle pour escalader le mur. Celui-ci répond qu’il va se salir les mains, il aura les mains sales à double titre :elles seront pleines de terre, elles seront aussi salies par le vol. Cette œuvre est, pour nous, concrètement bien réalisée pour un jeune réalisateur français, ce qui promet pour la suite : ce fut un bon moment de détente et de rires partagés.

Steven Lozach et Vincent Boiteux des Webtrotteurs des lycées

Voir aussi

                                                               Festival court visuel.jpg       Retour au Festival Européen du Film Court de Brest 2014                                                                            
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