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Canton de Ploudalmézeau et le drame de Mers-El-Kébir

Texte de Hervé Farrant

Le cuirassé Bretagne

Sommaire

Introduction

Après l'armistice de Rethondes du 22 juin 1940, négligeant les réticences de l'Amirauté anglaise et la promesse de l'Amiral Darlan (commandant en chef des forces maritimes françaises) de ne jamais livrer la flotte française aux allemands, le premier ministre britannique Winston Churchill déclenche l'opération Catapult. Son objectif est de saisir, capturer, désarmer ou de détruire tous les navires de la Marine Nationale et de la flotte de commerce.

Amiral Darlan (1881-1942). Document du second maître radio Cabus Joseph.

En Grande-Bretagne

Dans la nuit du 2 au 3 juillet 1940, a Plymouth, Portsmouth, Falmouth Southampton, Dundee et Swansea, des détachements anglais s'emparent par la force et la surprise des cuirassiers Courbet et Paris, de deux contre-torpilleurs, huit torpilleurs, quatorze avisos, sept sous-marins (3 victimes pendant l'assaut sur le Surcouf), soixante dix dragueurs et bâtiments de servitude, dix vedettes lance-torpilles, treize chasseurs de sous-marins et des voiliers écoles Belle Poule et Étoile.


Mers- El-Kébir


Afficher MersElKébir sur une carte plus grande

A l'aube du 3 juillet 1940, la flotte « H » commandée par l'amiral britannique Somerville (1882-1949), composée des cuirassés HMS Valiant et HMS Resolution, du croiseur de bataille HMS Hood, du porte avions HMS Ark Royal, de deux croiseurs légers, onze destroyers et deux sous-marins, se positionne devant la base navale de Mers El-Kébir.

Les navires au mouillage
Le Contre-Torpilleur Mogador vient d'être touché, au second plan fumée provenant du Bretagne, victime des tirs anglais


Un ultimatum anglais expirant dans six heures ordonne à la flotte de l'amiral français Gensoul basée à Mers-El-Kébir, « de rejoindre la Home Fleet et de poursuivre le combat contre l'Allemagne nazie, soit de rallier un port français des Antilles, américains, anglais pour y être désarmer, ou de saborder ses navires... Si ces propositions sont rejetées, les anglais emploieront la force.... ».

Amiral Gensoul (1880-1973).

Ultimatum menaçant et inacceptable, véritable mise en demeure...

Vers 12 heures 30, des avions anglais mouillent des mines devant les passes du port de Mers-El-Kébir. Les pourparlers se poursuivent toute la journée, deux autres ultimatums de l'amiral Somerville sont transmis à l'amiral Gensoul. La tension est extrême...

En fin d'après midi, un message péremptoire de Churchill, désireux de recourir à la force, est envoyé au commandant de la force «H», « les navires français doivent accepter nos conditions ou se saborder, ou être coulés par vous avant la nuit».

A 17h54, désespéré, la mort dans l'âme, l'amiral britannique Somerville fait ouvrir le feu.


Mers El-Kébir, le 3 juillet 1940. Sur ces photographies à droite, le cuirassé Bretagne victime des tirs anglais dégage un panache de fumée, à gauche le contre-torpilleur Mogador touché, son arrière explose... Documents de la collection Hervé Farrant.
Num du 04 02 20110001 Mers el kebir 1.jpg


Impacts de projectiles anglais dans la rade de Mers El-Kebir. Documents de la collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de monsieur E. Yoni que nous remercions.
Salves d'obus anglais dans la rade de Mers El-Kebir. Document du second-maître de manœuvre Leroux Paul le 3 juillet 1940.


Les navires français, arrière au large, chaudières allumées, à la possibilité de manœuvre limitée lèvent l'ancre...

En quelques minutes, le vieux cuirassé Bretagne atteint par plusieurs salves, explose et chavire entrainant dans la mort 1012 membres d'équipage.


Le cuirassé Bretagne touché à mort explose... Collection H Farrant.


Le Bretagne touché, s'enfonce par l'arrière. Photographie des collections de l'Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-El-Kébir.
Le Bretagne chavire. Photographie des collections de l'Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-El-Kébir.
La coque visible du cuirassé Bretagne. Document de la collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de E. Yoni.


La coque du Bretagne et en arrière plan le Provence. Collection H Farrant.


Le contre-torpilleur Mogador est touché, son arrière est arraché, 38 marins sont tués. Sur le remorqueur Armen on compte 6 victimes.

Le contre-torpilleur Mogador touché à l'arrière. Collection H Farrant.

Le bâtiment de ligne Dunkerque et le cuirassé Provence appareillent sous les gerbes d'obus, victimes des tirs anglais, ingouvernables, les deux navires s'échouent devant les villages de Saint-André et Roseville. Le Dunkerque compte 210 tués et la Provence 3 tués.


Le cuirassé de 23500 tonnes Provence. Document photographique du second-maître radio Cabus joseph.
Le Dunkerque échoué face aux plages de Roseville et St André. Photographie de la collection de Leroux Paul avec l'aimable autorisation de monsieur E. Yoni.


Le Strasbourg commandé par le capitaine de vaisseau Collinet et les contre- torpilleurs Volta, Terrible, Lynx, Tigre et Kersaint larguent les amarres et malgré les tirs anglais et les attaques aériennes des avions torpilleurs du porte avions HMS Ark Royal, s'échappent vers la haute mer et accostent à Toulon dans la soirée du 4 juillet 1940. On dénombre 5 tués sur le Strasbourg.


Le cuirassé Le Strasbourg. Photographie de la collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de E. Yoni.
Le cuirasse Le Strasbourg riposte aux tirs anglais. Photographie de la collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de E. Yoni.

Le transport d'hydravions Commandant Teste échappe miraculeusement au massacre. L'amiral français Gensoul demande par radio à l'anglais Somerville de cesser le feu....

Le Transport d'hydravions de 10 000 tonnes commandant Teste. Document photographique du second-maître radio Cabus Joseph.


Le 4 juillet 1940, l'aviso Rigault de Genouilly est coulé au large du cap Matifou par le sous-marin anglais HMS Pandora. On déplore 12 disparus.

Le 6 juillet 1940, nouvelle attaque de l'aéronautique britannique sur Mers-El-Kébir, le patrouilleur auxiliaire Terre Neuve est atteint par une torpille, 8 marins sont tués, le dragueur Esterel est détruit, on compte 6 autres victimes.

Le bilan des pertes du massacre de Mers-El-Kébir s'élève à 1300 officiers, officiers-mariniers, quartiers-maîtres et marins français...

Victimes du 3 juillet 1940.


Les blessés, invalides et traumatisés se comptent par dizaines.

A l'enterrement des marins français disparus à Mers-El-Kébir, l'amiral Gensoul (1880-1973)prononce les paroles suivantes : « S'il y a une tâche sur un pavillon, ce n'est pas sur le nôtre ».


Carte postale des années quarantes. Le cimetière de Mers-El-Kébir où reposent des victimes de la tragédie du 3 juillet 1940. Collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de E. Yoni.


Des centaines de marins français reposent dans le cercueil d'acier du cuirassé Bretagne... Les dernières dépouilles sont remontées à la surface en 1955.


A Alexandrie, les risques d'un autre affrontement sont maitrisés grâce au sang-froid de l'Amiral Godfroy;, commandant l'escadre française, et surtout de l'Amiral Cunningham, commandant la flotte britannique, qui a compris les risques d'une telle opération qu'il juge inepte sur le plan stratégique et dangereuse.

Le 8 juillet 1940 à Dakar, le Richelieu est endommagé par des avions-torpilleurs anglais.

Les disparus de Mers-El-Kébir originaires du canton de Ploudalmézeau

Dans le canton de Ploudalmézeau, la nouvelle de la tragédie de Mers-El-Kébir est accueillie avec consternation et tristesse, 8 victimes originaires du bourg de Porspoder, 3 marins de Landunvez, 2 de Saint-Pabu, 1 victime à Plouguin, à Lampaul-Ploudalmézeau, Tréouergat, Lanildut et treize Ploudalméziens sont dénombrés. Les autorités municipales annoncent aux familles la douloureuse nouvelle... les veuves et orphelins, les parents, les sœurs, frères, cousins, amis ne dissimulent pas leur chagrin, incrédules devant l'épouvantable massacre du 3 juillet 1940.

Les marins originaires de Ploudalmézeau disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le premier maître fourrier Forjonel Paul, Marie né à Quimper le 23 juin 1902, fils de Forjonel Jules et de Le Gall Marie Anne. Le premier-maître Forjonel Paul était marié à Habasque Marie, Mélanie et père d'une fille nommée Paulette.
  • Le second maitre chauffeur Raguénnès Michel, Joseph, né le 7 mai 1910 à Ploudalmézeau. Le disparu était marié à Francine Landuré originaire de Guillers.


Second-maître Raguénnès
Plaque souvenir sur la tombe familiale au cimetière de Portsall
  • Le quartier-maître chauffeur Stéphan Louis, Joseph, Jean, né le 30 avril 1917 à Ploudalmézeau fils de Jean, Louis Stéphan et de Gourguen, Marie Jeanne.
QuartierMaitreStephan.jpg
  • Le quartier-maître canonnier Hall Gabriel, Marie, André né le 3 février 1912 à Ploudalmézeau, fils de Hall Michel, Marie et de Lalouer Marie Yvonne. Le défunt était marié à Brenterch Marie Anne et père d'un garçon nommé Michel, né en 1939.
  • Le quartier-maître canonnier Le Roux Yves, René Marie né le le 12 juillet 1913 à Ploudalmézeau, fils de Tanguy Marie et Uguen Marie Louise. Le quartier-maître Yves René Le Roux était marié à Stéphan Julienne, Yvonne, Marie et père d'un garçon, Yves né le 19 mai 1939.
Yves et Julienne LEROUX, modiste de son état dans le quartier de Kéribin, le jour de leur mariage le 15 mai 1938
Plaque souvenir sur la tombe familiale des LEROUX au cimetière de Ploudalmézeau
  • Le quartier-maître canonnier Pellen Jean, Marie né le 27 août 1913 à Ploudalmézeau fils de Jean Pellen et de Marie Yvonne Le Borgne. Le quartier-maître Pellen Jean était marié à Eliés Yvonne, Marie, Noémie.
Le quartier-maître Pellen
Plaque souvenir sur la tombe de la famille Pellen, cimetière de Ploudalmézeau
Jean et Yvonne Pellen le jour de leur mariage en 1938
  • Le matelot canonnier Quéméneur Jean-Claude né à Plougin le 30 août 1919, fils de Jean, Marie Quéméneur et de Le Coz Marie Yvonne domiciliés à Ploudalmézeau.
  • Le matelot mécanicien Le Meur Jean Pierre né le 22 fèvrier 1920 à Ploudalmézeau, fils de Jean François Le Meur et de Vernegues Marie.
  • Le matelot charpentier Le Gall Jean, François, Marie né le 8 septembre 1915, fils de François Le Gall et de Marie, Philomène Pellen domiciliés à Ploudalmézeau.
  • Le matelot gabier Kerhuel François, Marie né le 25 avril 1918 à Ploudalmézeau, fils de Michel Kerhuel et de Calvarin Marie Anne domiciliés à Ploudalmézeau.

Sur le bâtiment de ligne Dunkerque :

  • Le quartier-maître chauffeur Gueguen Guillaume, François, Marie matricule 1176-B-32 né à Landunvez le 24 septembre 1914 fils de Guéguen François et de Quéméneur Marie Yvonne. Le défunt était marié à Prigent Anne Marie, Michelle, domiciliée à Pors-kereunouen en Ploudalmézeau. Dans quelques mois, son épouse donnera naissance à un garçon appelé François.
Le quartier-maître Gueguen Guillaume
  • Le quartier-maître chauffeur Le Borgne Joseph, né à Ploudalmézeau le 28 avril 1912, fils de Le Borgne Isidore, Marie et de Salou Marie, Michelle. Le quartier-maître Le Borgne Joseph était marié à Tanguy Anne Marie, Josephine, domiciliée à Portsall en Ploudalmézeau.
  • Le quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie matricule 3740-B-30 né le 6 octobre 1910 à Ploudalmézeau, fils de Kerhuel Guillaume Marie et de Hamon Philoméne domiciliés à Kervao en Ploudalmézeau.
Le quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie
Plaque souvenir sur la tombe familiale au cimetière de Ploudalmezeau.
Le quatier-maitre Kerhuel numérisation0001.jpg


Le quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie embarqué sur la canonnière le Balny.
Le quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie
Le quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie embarqué sur la canonnière le Balny
La canonnière "Balny" sur le fleuve Yangtzé en 1937 (Chine)
Courrier de Chine du quartier-maître chauffeur Kerhuel François Marie à sa sœur bien aimée.

Les marins originaires de Porspoder disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le maître canonnier Quivoron Jean-Joseph .
  • Le quartier-maître mécanicien Capri Jean Alexandre, 22 ans.
Le quartier-maître mécanicien Capri Jean


  • Le quartier-maître chauffeur Menguy Yves Marie.
  • Le quartier-maître canonnier Quere Jean-Pierre Marie.
  • Le matelot sans spécialité Lescop Auguste, 22 ans.
Plaque souvenir sur la tombe familiale cimetière de Porspoder

Sur le bâtiment de ligne Dunkerque :

  • Le quartier-maître mécanicien Lamais Louis, 20 ans, matricule: 4057-B-35.
Le quartier-maître mécanicien Lamais Louis
  • Le matelot canonnier Perchoc Pierre, 20 ans, matricule: 620-B-38.
Le matelot canonnier Perchoc Pierre

Sur le remorqueur Armen :

  • Le maître de manœuvre Chosse Marcel, 26 ans, matricule: 3051-B-29.
Le maître de manœuvre Chosse Marcel
Plaque souvenir sur la tombe familiale cimetière de Porspoder

Les marins originaires de Plourin disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le second-maitre fusilier Leguen Yves Marie.

Les marins originaires de Saint-Pabu disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le second-maître canonnier Tanguy Joseph.
Joseph TANGUY marié à Marie MOREL et père de Josette TANGUY, née en 1939

Les marins originaires de Plouguin disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le quartier-maître canonnier Tournellec Gabriel.
Le quartier-maître canonnier Tournellec Gabriel.
Plaque souvenir sur la tombe familiale cimetière de Plouguin


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Les marins originaires de Lampaul-Ploudalmézeau disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le matelot canonnier Le Dreff Alphonse Marie, matricule 1037-B-36, né le 11 mars 1918 à Ty Cam, fils de Jean-François Le Dreff et de Sophie Guiziou.
Le matelot canonnier Le Dreff Alphonse.
Décorations et diplôme de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil attribués à titre posthume au matelot canonnier Le Dreff.

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Les marins originaires de Tréouergat disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le quartier -maître canonnier Guennoc Paul Louis.
Plaque souvenir sur la tombe familiale cimetière de Tréouergat


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Les marins originaires de Lanildut disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le quartier-maître Charpentier Quinquis Casimir, né le 1er Décembre 1918 à Lanildut, fils d'Eugène François de de Marie Augustine née Floch.

Les marins originaires de Landunvez disparus à Mers-El-Kébir

Sur le cuirassé Bretagne :

  • Le maître canonnier Kerros François Marie né le 14 juin 1908 à Porspoder, fils de jean-Marie et Victorine née Quivorron. Le disparut était marié à Annice Gouzien et père de deux filles, Paulette et Yvette.
  • Le quartier maître canonnier Conq Claude, âgé de 23 ans.

Sur le cuirassé Dunkerque :

  • Le matelot chauffeur Léostic Joseph Matricule 3848-L-39 âgé de 20 ans.
Plaque souvenir sur la tombe familiale cimetière de Landunvez.

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Epilogue

L'annonce du massacre de Mers-El-Kébir plonge la France dans la colère et provoque une violente réaction anglophobe. Elle suscite dans le corps des équipages de la Marine Nationale une indignation et une impardonnable douleur.

Pour le général De Gaulle consterné, la tragédie du 3 juillet 1940 freine le recrutement des volontaires et le ralliement des colonies et des territoires d'outre-Mer à la croix de Lorraine.

Si pour le Premier Ministre Winston Churchill, l 'attaque de Mers-El-Kébir causa une « impression profonde »... Elle démontre la détermination du Cabinet Britannique à poursuivre le combat envers et contre tous...

En mai 1945, la France dans le rang des vainqueurs fête sa victoire, commémore et honore les combattants de la Résistance, les héros de koufra, Bir Hackeim, les généraux Juin, De Lattre, Lecler, Monsabert...

Les 1300 morts de Mers-El-Kébir disparaissent dans la trappe volontariste et officielle de l'histoire.

Le devoir de Mémoire

Monument Du souvenir des victimes de Mers El-Kebir dans le cimetière de Kerfautras à brest.
La tombe du marin inconnu de Mers El-Kebir dans le cimetière de Kerfautras à Brest.


Le 1 novembre 2005, l'attaché naval britannique en France, le commandant Nicolas Butler se déplace à Brest et rend hommage au cimetière de Kerfautras aux victimes de Mers El-Kébir.

Le 3 juillet 2006, son excellence Monsieur l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris, Sir John Holmes et une délégation de vétérans du HMS Hood, après une messe du souvenirs à l'église Saint Louis, se recueillent au cimetière de Kerfautras et au cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu.

En 2007 et 2008, l'attaché naval le commandant Philip Stonor, Attaché naval, représentant les autorités britanniques et la Royal Navy dépose au cimetière de Kerfautras une gerbe sur la tombe du marin inconnu de Mers-El-Kébir.

En juin 2007, l'association des anciens marins de Mers-El-Kébir se rend à Portsmouth pour une émouvante rencontre avec les vétérans du HMS Hood, acteurs du drame du 3 juillet 1940...

On évoque avec une émotion contenue, la tragédie du 3 juillet 1940 et la fin funeste du croiseur de bataille HMS Hood. .. Le 24 mai 1941 à 6 heures du matin au sud-ouest de l'Islande, le HMS Hood « orgueil de la Royal Navy » est coulé par le cuirassé Bismarck. 95 officiers, 1321 officiers-mariniers, quartier-maitres et matelots britanniques et 5 marins des Forces Navales Françaises Libres disparaissent dans le naufrage du HMS Hood... Trois marins anglais survécurent...

Le cuirassé HMS Hood. Site internet: http://www.hmshood.com

Au début des années quatre vingt, une horrible guerre civile ensanglante l'Algérie.

Le cimetière des marins de Mers-El-Kébir, victimes du massacre du 3 juillet 1940, abandonné est vandalisé, souillé, les croix sont brisés, l'ossuaire est profané...

Le saccage et la profanation du cimetière des marins de Mers-El-Kébir scandalise, indigne, traumatise, humilie les anciens marins et les familles des disparus du 3 juillet 1940.

Le gouvernement français intervient et réhabilite le cimetière des marins de Mers-El-Kébir.


Avec une patience et une pugnacité exemplaire, l'Association des Marins et Familles des Victimes de Mers-El-Kébir et le soutien d'associations patriotiques militent pour le retour sur le sol natal de France, des dépouilles des marins du 3 juillet 1940...

L'Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-El-Kébir, et les encouragements des dynamiques associations d'anciens marins de France et l'adhésion spontanée de sympathisants, vivant dans la désespérance éternelle du souvenir de la tragédie du 3 juillet 1940, infatigables, plaident pour la construction d'un mémorial dédié aux sacrifiés de Mers-El-Kébir, en vain...

Brest, 2009, cimetière de Kerfautras : l'attaché naval britannique, Mr Hervé Grall, président de l'association des marins et des familles des victimes de Mers-El-Kébir, et les autorités civiles et militaires se recueillent devant la tombe du matin inconnu de Mers-El-Kébir

En hommage aux 48 officiers de marine...202 officiers mariniers...1050 quartiers-maîtres et marins marins français disparus le 3 juillet 1940 à Mers-El-Kébir...

Le 3 juillet 2010, commémoration de la tragédie de Mers-el-Kebir.

Les vétérans français de la tragédie de Mer-el-Kebir au cimetière de Kerfautras à Brest le 3 juillet 2010.

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Les porte-drapeaux des associations patriotiques.

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La délégation britannique

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Dépôt de gerbes et minute de recueillement au cimetière de Kerfautras.

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Monsieur Hervé Grall, président de l'association des victimes et des familles des disparus de Mers El-Kebir, Monsieur l'ambassadeur britannique Sir Peter Westmacott et Madame la député-maire de Ploudalmézeau Marguerite Lamour.


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Documents relatifs à la tragédie de Mers-el-Kebir.

Documents Leroux Paul avec l'aimable autorisation de E. Yoni

Le patrouilleur auxiliaire P139 La Sétoise.
Le diplôme de la croix de guerre avec étoile de bronze décerné au second-maître Leroux Paul pour son comportement exemplaire à Mers el-Kebir le 6 juillet 1940.



Mers el-Kebir le 6 juillet 1940. Le patrouilleur Terre Neuve saute, victime d'une torpille de l'aéronaval anglaise.


Le contre-torpilleur Mogador à quai, l'arrière arraché par l'impact d'un obus anglais de 380.

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Autres documents.

Le maître canonnier François Arzel du cuirassé Provence

Le maitre canonnier François Arzel, est né le 8 avril 1908 au lieu dit Cléguer à Portsall, commune de Ploudalmézau. Il a servi quinze ans dans la Marine Nationale.

Le 3 juillet 1940, il se trouvait à Mers El Kébir, le port fortifié d'Oran. Il servait à bord du cuirassé Provence comme canonnier. Il était responsable d'une batterie secondaire de 138 mm en casemate.

Le souvenir de ce jour meurtrier l'a hanté toute sa vie...

Il n'a pas pu se délivrer véritablement de ses cauchemars récurrents qu'au bout de plusieurs années...

Le récit qu'il en a fait à ses enfants et petits-enfants s'appuie surtout sur les jours qui ont suivis cette attaque inconcevable des anglais. Sorti indemne physiquement, il a ramené dans le canot qu'il menait à la godille, les corps de ses camarades morts dans une mer mazoutée. Comme plusieurs de ses camarades rescapés, l'horreur de cette journée l'a marqué...

Pendant trois mois, traumatisé, désemparé comme bon nombre de rescapés, il s'est réfugié dans la montagne proche. Puis il a rembarqué pour Toulon sur le cuirassé Provence, réparé provisoirement. La suite s'est conclue en novembre 1942 par un sabordage mal vécu...


Texte de Madame Corolleur Madelaine, fille du maître canonnier François Arzel.


Document de l'association des marins et des familles des disparus de Mes el-Kebir .
Équipage du cuirassé Strasbourg à Toulon au printemps 1941. Document photographique du second-maître radio Cabus Joseph affecté sur le cuirassé Strasbourg.

Remerciements

Madame la Député Maire de Ploudalmézeau, Marguerite Lamour.

Messieurs Grall Hervé, président de l'Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-el-Kébir et Yves Le Roux pour leur aide précieuse, les corrections et l'amélioration de ce modeste hommage aux disparus de la tragédie du 3 juillet 1940, avec toute ma gratitude.

L'Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-El-Kébir.

Monsieur E. Yoni.

Madame Stephan Yvonne.

Monsieur Plougastel Jean-Yves.

Monsieur Laurent Louis.

Madame Marie-Thérèse Françoise Roué de la commune de Lampaul-Ploudalmézeau.

Madame et monsieur Alphonse Jaouen de la commune de Lampaul-Ploudalmézeau.

Monsieur Fabrice Merien de la commune de Lampaul-Ploudalmézeau.

Madame et monsieur Yves Corolleur de Ploudalmézeauµ.

La maire de la commune de Lampaul-Ploudalmézeau.

Le secrétariat de la mairie de Ploudalmézeau.

Monsieur Jean-Marie Perrot de la mairie de Ploudalmézeau.

Le personnel du Service Historique de la Défense de Brest.

Messieurs Clément Corroleur, Ygor de Saint Roch ,Mario Soléra,,yhoan steinbach, sans oublier mon vieux complice, Gildas Saouzanet.

Messieurs José Tastet, Bruno Goueze et Steven Farrant.

Madame Catherine Guevel, chargée de communication à Ploudalmézeau.

Mademoiselle Catherine Guillemant, animatrice du centre multimédia « La Clé des Champs» de la commune de Ploudalmézeau.

Sources

  • Le drame de Mers El-Kébir de Jean-Jacques Antier. Editions Presse de la Cité. 1990.


  • La Marine Française dans la seconde guerre Mondiale de l'amiral Auphan et monsieur Mordal.. Editions France-Empire.


  • Mers El-Kébir de Dominique Lormier. Editions Calman-Lévy, 2007.


  • Archives et collections photographiques Hervé Farrant.


  • Service Historique de la Défense, Brest.


  • Archives Municipales de Brest. Le Télégramme de Brest. Années 2005, 2006, 2007, 2008.


  • Documents de la collection Leroux Paul avec l'aimable autorisation de monsieur E. Yoni.


  • Collections photographiques Association des Marins et des Familles des Victimes de Mers-El-Kébir.


Sites internet

Le site de l'association des marins de Mers El Kébir
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