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Ali de Lambé

Ali de Lambé
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Un article de : Journal de Lambé
Parution : Mars 2009
N° : 8
Auteur : J.F.Raoul


ALI de Lambé

" J'ai commencé à travailler chez « Mauricette » tout de suite à l'ouverture en septembre 1990. J'ai fait un mois d'essai. Jean Luc, le mari de Mauricette était content de moi et m'a fait confiance. Il m'a appris complètement le métier. Moi, j'avais envie de travailler, mais surtout d'apprendre ".Avant de venir en France, Ali avait déjà travaillé dans le commerce. Ses parents tenaient un salon de thé, et comme beaucoup de jeunes, pour se faire un peu d'argent de poche, Ali servait et dès ses 15/16 ans le contact commercial était déjà là.

« Je gérais un peu, tout ce qui était commande clients, livraisons...Puis en France j'ai été adopté par les Brestois et surtout par les gens de Lambé que je remercie vraiment. Ils m'ont fait confiance, m'ont aidé à m'intégrer ». Mais Ali n'a pas fait qu'apprendre le métier de vendeur de fruits et légumes. Avec Jean Luc et la clientèle du magasin, qui a un coté » famille », Ali s'est mis au breton. « J'avais un petit carnet dans lequel je notais tous les jours un mot breton cité par les clientes ou clients et je mettais son équivalent en français et en arabe, c'était plus facile pour moi. J'ai toujours ce petit carnet et j'apprends toujours. Cela me fait plaisir d'apprendre la langue bretonne et cela fait plaisir aux gens de m'entendre parler breton.

Changement de parcours. En l'été 2004, l'immeuble de Mauricette a été entièrement refait à neuf et avec le départ à la retraite de Mr Le Stunff, boucher, l'occasion se présente d'envisager autre chose que la vente de fruits et légumes. « Avec Jean-Luc, nous avons discuté : pourquoi pas faire des plats préparés ? Ma famille maitrise bien la cuisine orientale et surtout marocaine. Alors nous avons essayé. Au début ce n'était pas de la cuisine 100% orientale, mais nous avons toujours eu les soucis de travailler avec des produits frais et de meilleure qualité. Petit à petit c'est le succès. Ali et sa sœur aux fourneaux et à la vente sont reconnus pour leur cuisine au point d'être cité dans le « Petit Futé » depuis 2007.

ALI dans son magasin

«  Des gens que je ne connaissais pas, sont venus acheter et goûter nos produits, c'est un peu la rançon du succès, car nous sommes une petite entreprise familiale. Je travaille avec mes deux sœurs et une cousine, donc nous sommes 4 salariés ». La possibilité de rester sur Lambé à coté de chez « Mauricette « a permis de franchir un pas. « Si je m'étais installé ailleurs, j'aurais surement eu plus de mal à réussir ».

Au début Ali ne voulait pas faire de la cuisine 100% orientale parce que le bourg de Lambé compte beaucoup de personnes âgées, et que cette cuisine, ils ne la connaissent pas forcément. Alors ce sera du 50% orientale et 50% française, avec couscous, tajines, poulet à l'orientale, à l'indienne, au curry qui sont d'autres parfums, d'autres saveurs mais aussi bouchées à la reine, coquille st Jacques. « Les gens nous sollicitent davantage pour la cuisine marocaine, nous avons baigné là-dedans, nous n'allons pas renier nos origines ». L'achat de produits de grande qualité se retrouve automatiquement dans l'assiette et la meilleure publicité est bien le bouche à oreille.

Pour l'instant la petite entreprise ne dégage pas beaucoup de bénéfices car si l'on veut la qualité, il faut y mettre le prix. « Je me mets souvent à la place du client, j'essaie de garder le juste prix et d'être accessible à tout le monde. Toute personne a le droit de goûter à mes produits, avec des prix promotionnels. C'est un peu pour fidéliser les clients, pour dire merci ».

Une autre facette du personnage, le sportif, Ali est un ancien footballeur international, il a fait sa carrière de jeune au Maroc, en sélection, minime, cadet et junior. Pour poursuivre son sport, en arrivant, il est allé à l'Etoile St Laurent où il a joué en sénior, pendant quelques années avant d'avoir des problèmes de ménisque. « C'est mon club de cœur, on reste dans le quartier. »

« Alors, un grand merci aux gens de Lambé et d'ailleurs. Je me sens plus Brestois que Marocain, quand je vais en vacances, je vais de suite voir mes parents, mais je suis très content de revenir chez moi à Brest, à Lambé. J'ai deux villes dans ma vie, deux quartiers, c'est Fez, la ville marocaine où je suis né et Brest Lambé qui m'a accueilli, m'a aidé, m'a fait confiance et m'a fait évoluer. Je remercie tout le monde ».

J.F.Raoul

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