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Satori à Paris

Satori à Paris (Satori in Paris) est un roman largement autobiographique écrit par le romancier et poète américain Jack Kerouac Wikipedia-logo-v2.svg. Il a été publié pour la première fois en 1966 aux éditions Grove Press, à New York.

Sommaire

Résumé

Satori est un mot japonais désignant une « illumination soudaine », « un réveil brusque » et c’est précisément ce que va vivre Jean-Louis Le Bris de Kerouac, nom complet de Jack Kerouac, lors de son voyage à Paris, puis à Brest, en 1965.

Originaire de Lowell, Massachusetts, Jack Kerouac vient d’une famille canadienne dont un des ancêtres qu’il ne connaît que sous son nom d’emprunt, Maurice-Louis Le Bris de Kerouack, est originaire de Bretagne. La recherche de cet ancêtre, largement idéalisé (un Kervoac, forcément noble, dont la lignée remonte jusqu’au roi Arthur) est le point de départ de Satori à Paris.

Débarqué à Paris, l’auteur se rend chez son éditeur français, Gallimard, mais se fait mettre à la porte à cause de son ébriété. Michel Mohrt, préfacier de l’édition française de Sur la route, lui conseille de se rendre à Brest en déclarant « Je ne connais qu’un seul Le Bris. Il est libraire à Brest. ».

Avant de prendre cette voie, Kerouac se rend à la Bibliothèque nationale pour consulter la liste des officiers de l’armée de Montcalm, à Québec, en 1756, dans l’espoir d’y voir paraître le nom de son ancêtre. Parti bredouille, il erre dans les rues parisiennes, s’acclimatant aux populations interlopes. Il raconte son périple, entrecoupé de réflexions sur son ascendance, sa quête d’identité et ses désirs de touriste américain à Paris. Une dernière recherche aux Archives nationale ne donnant rien, il prend enfin un billet d’avion pour Brest.

Le voyage à Brest correspond à la deuxième partie du récit et est fortement marqué par l’errance de l’auteur qui malgré l’obsession de retrouver son ancêtre et presque craintif de trouver des réponses.

Après avoir raté son avion du fait de retards répétés d’Air Inter (en ayant tout de même réussi à enregistrer ses valises), il monte dans un train à la gare Montparnasse. Le périple sera une occasion de discuter avec les voyageurs, de faire part de sa quête et d’essayer de s’identifier à ces cousins bretons. Arrivé à Brest sans bagage, il a du mal à être accepté dans un hôtel et erre rue de Siam. Perdu, il s’arrête au commissariat central avant de rejoindre l’hôtel Le Bellevue, rue Victor Hugo.

Le lendemain, à la réalisation d’être aussi proche de la découverte de ses origines, Jack Kerouac n’a qu’une idée en tête : repartir le plus vite possible. Avec la valse-hésitation qui le caractérise, il fait part de ses atermoiements à Georges Didier (Fournier dans le livre), le propriétaire du bar La Cigale. Ce dernier, prenant fait et cause pour le romancier, contacte Pierre Le Bris, libraire et propriétaire de la Librairie de la Cité.

Dans le roman, le prénom du libraire a été changé en Ulysse, comme pour mieux faire comprendre l’importance et l’aura particulière de cette rencontre. Après avoir échangé sur leurs ancêtres respectifs et tenté de retrouver un lien généalogique, Kerouac retourne à son hôtel. L’aubergiste en lui préparant son déjeuner, accompagné de « bon beurre breton », discute avec lui de tous les Lebris qu’il connaît. C’est à cet instant que le romancier vit son satori et fait la réalisation qu’il doit partir pour l’Angleterre prestement (à la grande surprise de l’aubergiste : « Mais – il me regarde d’un air étonné – vous zavez pas vu Brest ! »).

Le roman se termine par un dernier passage à Paris, toujours aussi halluciné et alcoolisé, Jack Kerouac repart chez lui en Floride, sans avoir vraiment trouvé ce qu’il était venu chercher.


Lieux cités

Les rues de Brest et leur ambiance sont largement décrites dans le roman. Parti de la gare et arrivé rue de Siam, Kerouac se rend au commissariat central de la rue Colbert. Il est accompagné jusqu’à l’hôtel Le Bellevue, rue Victor Hugo. Il passe une part importante de sa visite brestoise au bar La Cigale, anciennement au 44, rue Emile Zola. La Librairie de la Cité, propriété de Pierre Le Bris, fut une institution et rayonna sur la vie culturelle brestoise de cette époque. Elle était située rue de Siam, près de l’actuelle librairie Dialogues.

Bibliographie

Éditions de référence

Jack Kerouac, Satori in Paris, New York, Grove Press Inc., 1966

Jack Kerouac, trad. de l'anglais par Jean Autret, Satori à Paris, Paris, Gallimard, 1971

Jack Kerouac, traduit de l'américain par Jean Autret ; traduction révisée, préfacée et annotée par Yann Yvinec, Satori à Paris, Paris, Gallimard, coll. Folio bilingue, 2007

Études et biographies

Patricia Dagier et Hervé Quéméner, Jack Kerouac : breton d’Amérique, Brest, Editions Le Télégramme, 2009

Alain Jégou, Jack Kerouac et la Bretagne, Moëlan-sur-Mer, Blanc-Silex, 2002

Où le trouver ?

Dans le réseau des bibliothèques municipales

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