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Visiblement apprécié de ses élèves, Paul Berthelot écrivit de lui dans les Cahiers de l'Iroise de 1971, que «c'était une des figures les plus marquantes du collège». Il fut son professeur en 1923-24, pour les mathématiques, la physique et la chimie. «II avait tout naturellement, dès le début de l'année créé un climat de confiance». Décrivant le bonhomme, il parle aussi de «sa silhouette un peu voûtée, son visage d'une laideur certaine, aux yeux pétillants de mai!ce» puis de «sa chevelure en brosse mal peignée, vêtu d'une soutane verdâtre constamment blanchie par une fine couche de craie, inscrivant puis effaçant équations et formules».
 
Visiblement apprécié de ses élèves, Paul Berthelot écrivit de lui dans les Cahiers de l'Iroise de 1971, que «c'était une des figures les plus marquantes du collège». Il fut son professeur en 1923-24, pour les mathématiques, la physique et la chimie. «II avait tout naturellement, dès le début de l'année créé un climat de confiance». Décrivant le bonhomme, il parle aussi de «sa silhouette un peu voûtée, son visage d'une laideur certaine, aux yeux pétillants de mai!ce» puis de «sa chevelure en brosse mal peignée, vêtu d'une soutane verdâtre constamment blanchie par une fine couche de craie, inscrivant puis effaçant équations et formules».
  
Professeur, mais aussi aumônier des scouts et des Petites Soeurs de l'Assomption, le voici donc également rédacteur à l'écho paroissial de Brest, au bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie. En 1934, François Ménez écrira de lui que c'était un «prêtre large d'idées, franc d'allures et de propos, avide de savoir, bienveillant spirituel, volontiers frondeur et railleur, à la fois historien,- naturaliste, théologien, sociologue et poète». Pour ne citer que quelques-unes de ses nombreuses publications : «Une figure brestoise du XVllle, Claude Laporte» (1927) ; «Le spiritualisme et les insectes» ; «Un centenaire à Brest, la vénérable mère AnneMarie Javouhey» (1926) ; «Biographie de Mgr Roull» ; «Le dramatique mariage de Camille Desmoulins» ; «La révolution à Landerneau» (1929)... Il fut couronné par l'académie des sciences morales et politiques.
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Professeur, mais aussi aumônier des scouts et des Petites Sœurs de l'Assomption, le voici donc également rédacteur à l'écho paroissial de Brest, au bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie. En 1934, François Ménez écrira de lui que c'était un «prêtre large d'idées, franc d'allures et de propos, avide de savoir, bienveillant spirituel, volontiers frondeur et railleur, à la fois historien,- naturaliste, théologien, sociologue et poète». Pour ne citer que quelques-unes de ses nombreuses publications : «Une figure brestoise du XVllle, Claude Laporte» (1927) ; «Le spiritualisme et les insectes» ; «Un centenaire à Brest, la vénérable mère AnneMarie Javouhey» (1926) ; «Biographie de Mgr Roull» ; «Le dramatique mariage de Camille Desmoulins» ; «La révolution à Landerneau» (1929)... Il fut couronné par l'académie des sciences morales et politiques.

Version du 4 juin 2007 à 11:07

Le chanoine Saluden Historien et plus

Louis Saluden est né rue de Daoulas (aujourd'hui rue Jean-Louis Rolland) à Landerneau en 1876. Il fit sa scolarité à l'école Saint-Joseph avant de migrer sur Saint-Pol de Léon où il fut un brillant collégien. Licencié en sciences naturelles de la faculté de Rennes, il sera également ordonné prêtre en 1902. Dès 1903, il devient professeur au collège Bon Secours de Brest, et ce pour 31 ans, jusqu'à sa mort, soudaine, dans la nuit du 2 au 3 juin 1933, dans la petite chambre d'immeuble de la rue Pasteur, non loin de l'Hôtel Moderne.

Visiblement apprécié de ses élèves, Paul Berthelot écrivit de lui dans les Cahiers de l'Iroise de 1971, que «c'était une des figures les plus marquantes du collège». Il fut son professeur en 1923-24, pour les mathématiques, la physique et la chimie. «II avait tout naturellement, dès le début de l'année créé un climat de confiance». Décrivant le bonhomme, il parle aussi de «sa silhouette un peu voûtée, son visage d'une laideur certaine, aux yeux pétillants de mai!ce» puis de «sa chevelure en brosse mal peignée, vêtu d'une soutane verdâtre constamment blanchie par une fine couche de craie, inscrivant puis effaçant équations et formules».

Professeur, mais aussi aumônier des scouts et des Petites Sœurs de l'Assomption, le voici donc également rédacteur à l'écho paroissial de Brest, au bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie. En 1934, François Ménez écrira de lui que c'était un «prêtre large d'idées, franc d'allures et de propos, avide de savoir, bienveillant spirituel, volontiers frondeur et railleur, à la fois historien,- naturaliste, théologien, sociologue et poète». Pour ne citer que quelques-unes de ses nombreuses publications : «Une figure brestoise du XVllle, Claude Laporte» (1927) ; «Le spiritualisme et les insectes» ; «Un centenaire à Brest, la vénérable mère AnneMarie Javouhey» (1926) ; «Biographie de Mgr Roull» ; «Le dramatique mariage de Camille Desmoulins» ; «La révolution à Landerneau» (1929)... Il fut couronné par l'académie des sciences morales et politiques.

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