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===Jean-Louis Rolland ou la longévité politique===
 
===Jean-Louis Rolland ou la longévité politique===
  
Élu conseiller municipal de Landerneau en 1919 puis maire en 1929 avec deux chevaux de bataille, l'action sociale et l'édu­cation des jeunes, il n'a de cesse de les mettre en oeuvre jusqu'en 1965, fin de son dernier mandat. Dans l'intervalle, les zones d'ha­bitat du Touros auront été construites ainsi que le collège de la Gare. Également à son crédit, l'assainissement collectif, les zo­nes industrielles de Bel-Air de Bois-Noir et de Lanrinou sans parler des « petits jardins de Jean-Louis ' , comme on les ap­pelait, créés pour agrémenter une cité en pleine croissance. Sous son administration, Landerneau est passée de 7 400 à 14 000 habitants.
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Élu conseiller municipal de Landerneau en 1919 puis maire en 1929 avec deux chevaux de bataille, l'action sociale et l'édu­cation des jeunes, il n'a de cesse de les mettre en œuvre jusqu'en 1965, fin de son dernier mandat. Dans l'intervalle, les zones d'ha­bitat du Touros auront été construites ainsi que le collège de la Gare. Également à son crédit, l'assainissement collectif, les zo­nes industrielles de Bel-Air de Bois-Noir et de Lanrinou sans parler des « petits jardins de Jean-Louis ' , comme on les ap­pelait, créés pour agrémenter une cité en pleine croissance. Sous son administration, Landerneau est passée de 7 400 à 14 000 habitants.
  
 
Lors du centième anniversaire de sa naissance, les orateurs se plaisaient à rappeler son action parlementaire comme député du Front populaire de 1936 à 1940 et sénateur SFIO de 1955 à 1958. Il prit parti, en 1955, pour la station de sauvetage de l'île d'Ouessant puis, en 1957, pour la poudrerie de Pont-de-Buis. Travaux obscurs mais nécessaires, soulignait-on alors. Il faut surtout rappeler son refus de voter les pleins-pouvoirs au maréchal Pétain en 1940. Ils ne furent que quatre-vingts dépu­tés à adopter cette attitude !
 
Lors du centième anniversaire de sa naissance, les orateurs se plaisaient à rappeler son action parlementaire comme député du Front populaire de 1936 à 1940 et sénateur SFIO de 1955 à 1958. Il prit parti, en 1955, pour la station de sauvetage de l'île d'Ouessant puis, en 1957, pour la poudrerie de Pont-de-Buis. Travaux obscurs mais nécessaires, soulignait-on alors. Il faut surtout rappeler son refus de voter les pleins-pouvoirs au maréchal Pétain en 1940. Ils ne furent que quatre-vingts dépu­tés à adopter cette attitude !

Version du 1 juin 2007 à 21:16

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Jean-Louis Rolland ou la longévité politique

Élu conseiller municipal de Landerneau en 1919 puis maire en 1929 avec deux chevaux de bataille, l'action sociale et l'édu­cation des jeunes, il n'a de cesse de les mettre en œuvre jusqu'en 1965, fin de son dernier mandat. Dans l'intervalle, les zones d'ha­bitat du Touros auront été construites ainsi que le collège de la Gare. Également à son crédit, l'assainissement collectif, les zo­nes industrielles de Bel-Air de Bois-Noir et de Lanrinou sans parler des « petits jardins de Jean-Louis ' , comme on les ap­pelait, créés pour agrémenter une cité en pleine croissance. Sous son administration, Landerneau est passée de 7 400 à 14 000 habitants.

Lors du centième anniversaire de sa naissance, les orateurs se plaisaient à rappeler son action parlementaire comme député du Front populaire de 1936 à 1940 et sénateur SFIO de 1955 à 1958. Il prit parti, en 1955, pour la station de sauvetage de l'île d'Ouessant puis, en 1957, pour la poudrerie de Pont-de-Buis. Travaux obscurs mais nécessaires, soulignait-on alors. Il faut surtout rappeler son refus de voter les pleins-pouvoirs au maréchal Pétain en 1940. Ils ne furent que quatre-vingts dépu­tés à adopter cette attitude !

Alors qu'approchent les céré­monies du cinquantième anniver­saire de la libération de Lander­neau, c'est l'heure se souvenir des comportements courageux. Jean-Louis Rolland s'engage très tôt dans les réseaux de résis­tance Jade-Fitzroy et Libé-Nord. Il est révoqué de ses fonctions de maire en 1942 et arrêté en jan­vier 1944. Lors de sa déportation en août de la même année, il saute du train, se blessant sévè­rement. Il sera par la suite prési­dent d'honneur du groupement des évadés et des résistants de la région mais aussi chevalier de la Légion d'honneur. On lui dé­cernera également la médaille militaire et la croix de guerre.

La marine doit enfin à cet an­cien de l'École des mousses une action politique suivie à son ser­vice. Lui qui fut commis principal de l'arsenal de Brest milita, au sein de la commission sénatoriale de la marine et des pêches, pour les conditions de vie des ouvriers d'arsenaux, l'avancement des quartiers-maîtres ou encore l'in­demnisation des équipages de sous-marins. Jean-Louis Rolland est mort en 1970 à l'âge de soixante-dix-neuf ans.

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