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Rue Jean-Auguste Dominique Ingres

INGRES 1780 -1867

Ce texte de Mona Lisa Cornec est paru dans TAPAJ n° 45 de mars 1995

Peintre français, Jean-Auguste Dominique Ingres est né à Montauban en 1780 et mort à Paris en 1867.

Son père était sculpteur et musicien. Il enseigne très tôt au petit garçon à dessiner et à jouer du violon.

A neuf ans, il exécute déjà des croquis qu'il signe et qu'il date. A treize ans, il reçoit le premier prix de dessin à l'académie de Toulouse. En même temps, il se perfectionne dans le violon, jouant pendant deux ans en qualité de second violoniste dans l'orchestre de Toulouse.

En 1797, Ingres arrive à Paris et entre dans l'atelier de David dont il sera l'un des derniers élèves. Prix de Rome en 1801 (les Messagers d'Agamemnon), il part pour l'Italie en 1806. Il y restera dix-huit ans. La découverte de la Ville éternelle éblouit le jeune artiste. Il dessine et peint avec ardeur, passionné par les trésors de l'art classique et surtout par les peintures de Raphaël. Ayant terminé le séjour auquel le prix lui donnait droit, Ingres installe son atelier dans le couvent de la Trinita dei Monti.

Sa renommée se répend, les commandes affluent. Il peint des portraits, genre dans lequel il excelle et entreprend de grandes compositions : Oedipe et le Sphinx, Thétis implorant Jupiter, Virgile lisant l'Enéide, la Grande Odalisque. Mais les critiques français lui sont toujours hostiles.

Après Rome, Ingres vient à Florence en 1820. Il continue à faire des portraits et travaille à une commande de l'Etat pour la cathédrale de Montauban : Le Vœu de Louis XIII. Les critiques se transforment en louanges. En 1824, il se décide à revenir à Paris apportant avec lui le Vœu de Louis XIII qui suscite l'enthousiasme général. C'est le triomphe.

Fixé alors à Paris, Ingres commence une carrière officielle membre de l'Académie des Beaux-Arts et professeur à l'Ecole des Beaux-Arts, il régente ces deux institutions. Il peint L'Apothéose d'Homère, une de ses toiles les plus célèbres. Les sujets de ses tableaux sont extrêmement variés : thèmes de l'Antiquité, de la mythologie, scènes religieuses, allégories, nus, faits historiques et surtout portraits.

En 1834, Ingres expose au salon Le Martyre de Saint-Symphorien. L'accueil est réservé. Découragé, il obtient d'être nommé directeur de l'Académie Française à Rome et repart pour l'Italie. Les étudiants de la Villa Médicis le reçoivent en triomphe. De 1835 à 1841, Ingres se donne entièrement à la direction de la Villa Médicis. Les étudiants le vénèrent comme un maître. Parmi les tableaux de cette période, on peut citer l'Odalisque à l'esclave et la Stratonice.

La France lui réserve un accueil triomphal à son retour en 1841. Dès lors, la vie d'Ingres revêt un lustre ininterrompu. Malgré son âge, il peint sans arrêt : La Source, Molière et Louis XIV, Le Bain Turc, Roger délivrant Angélique. Parmi les portraits qui sont toujours sa spécialité, citons pour cette époque ceux du Duc d'Orléans, de Chérubini, des Rivière et de lui-même.

L'activité artistique d'Ingres ne se ralentit pas durant ses dernières années. L'Hôtel de Ville de Paris lui commande L'Apothéose de Napoléon 1er. Le tableau a un grand succès. Suprême consécration : le musée des Offices à Florence lui demande un autoportrait pour la fameuse galerie des grands maîtres peints par eux-mêmes.

Comblé de gloire, Ingres n'oublie pas sa ville natale. Il lui offre des dizaines de tableaux, dons qu'il augmentera dans son testament. La collection est réunie à l'Hôtel de Ville aujourd'hui Musée Ingres.

Le 14 janvier 1867, Ingres s'éteint doucement à l'âge de quatre-vingt-six ans. Ses funérailles sont grandioses.

Les tableaux d'Ingres sont remarquables surtout par la pureté du dessin ; la couleur n'y est qu'un complément. Il disait d'ailleurs qu'un tableau lui paraissait fini quand le dessin en était achevé. C'est surtout comme portraitiste qu'Ingres a une place inégalée dans l'histoire de la peinture. Il ne cherchait pas seulement la simple figuration du modèle mais la représentation de son caractère. Très psychologue, il s'attachait aux éléments essentiels. Il commençait par les yeux et, seulement après les avoir dessinés, passait aux cheveux et au reste du visage. Son trait était extrêmement sûr : ayant bien observé le modèle, il le dessinait d'un seul coup, sans jamais se servir d'une gomme.

Le violon d'Ingres

Ayant appris, enfant, à jouer du violon, Ingres garda toute sa vie le goût de cet instrument. Certains disent même qu 'il était, auprès de ses amis, plus fier de son petit talent de violoniste que de son génie de peintre. C 'est l'origine de l'expression «avoir un violon d'Ingres», c'est-à-dire posséder une activité secondaire à laquelle on reste très attaché.

Mona Lisa Cornec

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