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Rue Diego Vélasquez : Différence entre versions

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Descendant d'une famille de nobles (père portugais, mère andalouse) établis à Séville, Vélasquez entre, en 1611, dans Tatelier du peintre et humaniste sévillan Francisco Pacheco chez qui il apprend le métier de peintre et dont il épouse la fille en 1619.
 
Descendant d'une famille de nobles (père portugais, mère andalouse) établis à Séville, Vélasquez entre, en 1611, dans Tatelier du peintre et humaniste sévillan Francisco Pacheco chez qui il apprend le métier de peintre et dont il épouse la fille en 1619.
  
Mais à partir de 1613, il exécute des oeuvres d'un sobre réalisme (natures mortes, scènes de genre). Il traite des sujets d'inspiration populaire (Vieille femme faisant cuire des oeufs - 1618 – Le Marchand d'eau de Séville - 1620) influencé par Caravage et Ribera. Au printemps de l'an 1622, il se rend à Madrid où il peint le Portrait du poète Luis de Gongora. Ce séjour est un échec.  
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Mais à partir de 1613, il exécute des œuvres d'un sobre réalisme (natures mortes, scènes de genre). Il traite des sujets d'inspiration populaire (Vieille femme faisant cuire des œufs - 1618 – Le Marchand d'eau de Séville - 1620) influencé par Caravage et Ribera. Au printemps de l'an 1622, il se rend à Madrid où il peint le Portrait du poète Luis de Gongora. Ce séjour est un échec.  
  
 
Pourtant, Vélasquez obtient la protection de son concitoyen le comte-duc d'Oliveres (personnage puissant qui dirige les affaires de l'Etat depuis l'avènement de Philippe IV) et retourne à Madrid l'année suivante. Là, peu de temps après avoir effectué le portrait du souverain, il est nommé pintor de camara (peintre du roi) et il entame une brillante carrière qui, de charge en charge, lui assure une réussite sociale complète.
 
Pourtant, Vélasquez obtient la protection de son concitoyen le comte-duc d'Oliveres (personnage puissant qui dirige les affaires de l'Etat depuis l'avènement de Philippe IV) et retourne à Madrid l'année suivante. Là, peu de temps après avoir effectué le portrait du souverain, il est nommé pintor de camara (peintre du roi) et il entame une brillante carrière qui, de charge en charge, lui assure une réussite sociale complète.
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Il est possible que l'appui du grand peintre flamand ait contribué à ce qu'on l'autorise, pour «s'améliorer dans sa profession», à se rendre en Italie l'année suivante.  
 
Il est possible que l'appui du grand peintre flamand ait contribué à ce qu'on l'autorise, pour «s'améliorer dans sa profession», à se rendre en Italie l'année suivante.  
  
Le peintre y a de nombreux contacts artistiques : Gênes, Milan, Venise (où il étudie attentivement le Titien, Véronèse, Tintoret) Bologne, Ferrare, Rome, Naples. Tout cela l'amène à étendre la gamme des couleurs de sa palette et à modifier sa vision. Ainsi les oeuvres de Vélasquez peintes à son retour entre 1631 et 1636 Portrait équestre du duc d'Olivares (1634), La Reddition de Breda (Las Lanzas - Les Lances, 1634-1635), Portrait équestre de Philippe /Ket le Portrait équestre du prince Balthazar Carlos (1635) montrent une richesse de tons caractéristique de l'emploi de coloris fluides, clairs qui se retrouvent chez Rubens et chez les peintres de l'école vénitienne.
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Le peintre y a de nombreux contacts artistiques : Gênes, Milan, Venise (où il étudie attentivement le Titien, Véronèse, Tintoret) Bologne, Ferrare, Rome, Naples. Tout cela l'amène à étendre la gamme des couleurs de sa palette et à modifier sa vision. Ainsi les œuvres de Vélasquez peintes à son retour entre 1631 et 1636 Portrait équestre du duc d'Olivares (1634), La Reddition de Breda (Las Lanzas - Les Lances, 1634-1635), Portrait équestre de Philippe /Ket le Portrait équestre du prince Balthazar Carlos (1635) montrent une richesse de tons caractéristique de l'emploi de coloris fluides, clairs qui se retrouvent chez Rubens et chez les peintres de l'école vénitienne.
  
 
Entre 1636 et 1649, il peint la Dame à l'éventail et la série des nains et des bouffons de cour (le Nino de Vallecas).
 
Entre 1636 et 1649, il peint la Dame à l'éventail et la série des nains et des bouffons de cour (le Nino de Vallecas).

Version du 1 juin 2007 à 21:17

VELASQUEZ 1599 -1660

Ce texte de Mona Lisa Cornec est paru dans TAPAJ n° 49 de juillet/août 1995

Peintre espagnol, Diego Vélazquez de Silva (en français Vélasquez) est né à Séville en 1599 et mort à Madrid en 1660. Descendant d'une famille de nobles (père portugais, mère andalouse) établis à Séville, Vélasquez entre, en 1611, dans Tatelier du peintre et humaniste sévillan Francisco Pacheco chez qui il apprend le métier de peintre et dont il épouse la fille en 1619.

Mais à partir de 1613, il exécute des œuvres d'un sobre réalisme (natures mortes, scènes de genre). Il traite des sujets d'inspiration populaire (Vieille femme faisant cuire des œufs - 1618 – Le Marchand d'eau de Séville - 1620) influencé par Caravage et Ribera. Au printemps de l'an 1622, il se rend à Madrid où il peint le Portrait du poète Luis de Gongora. Ce séjour est un échec.

Pourtant, Vélasquez obtient la protection de son concitoyen le comte-duc d'Oliveres (personnage puissant qui dirige les affaires de l'Etat depuis l'avènement de Philippe IV) et retourne à Madrid l'année suivante. Là, peu de temps après avoir effectué le portrait du souverain, il est nommé pintor de camara (peintre du roi) et il entame une brillante carrière qui, de charge en charge, lui assure une réussite sociale complète.

Plusieurs portraits du roi, représenté en buste (Philippe IV en cuirasse, 1625) ou en pied inaugurent son travail à la cour. En 1627-1628, il peint les Buveurs (Los Borrachos, connu aussi sous le nom de Triomphe de Bacchus). Il fait la connaissance de Rubens, venu en mission en Espagne.

Il est possible que l'appui du grand peintre flamand ait contribué à ce qu'on l'autorise, pour «s'améliorer dans sa profession», à se rendre en Italie l'année suivante.

Le peintre y a de nombreux contacts artistiques : Gênes, Milan, Venise (où il étudie attentivement le Titien, Véronèse, Tintoret) Bologne, Ferrare, Rome, Naples. Tout cela l'amène à étendre la gamme des couleurs de sa palette et à modifier sa vision. Ainsi les œuvres de Vélasquez peintes à son retour entre 1631 et 1636 Portrait équestre du duc d'Olivares (1634), La Reddition de Breda (Las Lanzas - Les Lances, 1634-1635), Portrait équestre de Philippe /Ket le Portrait équestre du prince Balthazar Carlos (1635) montrent une richesse de tons caractéristique de l'emploi de coloris fluides, clairs qui se retrouvent chez Rubens et chez les peintres de l'école vénitienne.

Entre 1636 et 1649, il peint la Dame à l'éventail et la série des nains et des bouffons de cour (le Nino de Vallecas). En 1649, il retourne en Italie sur ordre du roi. Il y peint le Portrait dfInnocent X (1650), deux paysages de La Villa Médias. On admet aujourd'hui que la Vénus au miroir - le seul nu de Vélasquez- a été peinte à Rome.

A son retour à Madrid (1651), Vélasquez se voit dans l'obligation de peindre un grand nombre de portraits : la nouvelle épouse du roi, Marie-Anne d'Autriche, leurs enfants, l'infante Margarita, l'infant Felipe Prosper. C'est d'ailleurs l'infante Margarita qui est la figure centrale des Ménines (Las Meninas-Les demoiselles d'honneur -1656), grand tableau dont l'agrégat informe de plans colorés annonce Goya, Delacroix, Manet, Degas et Renoir. Il peint les Pileuses (Las Hilanderas) en 1657. Vélasquez meurt en 1660, à son retour des Pyrénées. Il avait été chargé de préparer la rencontre d'où allaient résulter le traité des Pyrénées et le mariage de Louis XIV.

Mona-Lisa Cornec

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