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Rue Amedeo Modigliani : Différence entre versions

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Mais il est trop tard. La course tumultueuse du peintre maudit, son court et fulgurant passage approchent de leur terme. Pourtant des signes avant-coureur de son succès se dessinent. Les critiques sont unanimes et le donnent comme un peintre sûr. Modigliani, terrassé par la phtisie (tuberculose), entre à l'Hôpital de la Charité où il meurt le 24 janvier au soir. Jeanne Hébuterne se suicidera le jour de ses funérailles...
 
Mais il est trop tard. La course tumultueuse du peintre maudit, son court et fulgurant passage approchent de leur terme. Pourtant des signes avant-coureur de son succès se dessinent. Les critiques sont unanimes et le donnent comme un peintre sûr. Modigliani, terrassé par la phtisie (tuberculose), entre à l'Hôpital de la Charité où il meurt le 24 janvier au soir. Jeanne Hébuterne se suicidera le jour de ses funérailles...
  
Il laisse une oeuvre d'une qualité décorative et expressive où l'arabesque joue le rôle principal.
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Il laisse une œuvre d'une qualité décorative et expressive où l'arabesque joue le rôle principal.
  
 
Mona-Lisa Cornec
 
Mona-Lisa Cornec

Version du 1 juin 2007 à 21:14

MODIGLIANI 1884 -1920

Ce texte de Mona Lisa Cornec est paru dans TAPAJ n° 52 de novembre 1995

Peintre et sculpteur, Amedeo Modigliani est né à Livourne, en Italie, le 12 juillet 1884 et mort à Paris, en 1920.

«Je voudrais avoir une vie brève mais intense» disait Modigliani. Il est loin de se douter qu'il trace ainsi le résumé d'une existence qui ne dure que trente-six ans.

Ce sont des années brûlées par une activité fébrile, tourmentées par une maladie inexorable qui le mina dès son enfance. Son existence irrégulière n'est pas faite pour l'apaiser ; il trouve un refuge dans l'expression artistique.

Fils d'un banquier ruiné, d'origine israélite, Modigliani travaille aux académies de Florence et de Venise. En 1906, il est à Paris. Sa beauté aristocratique, son cynisme, sa tendresse, son excentricité frappent alors tous ceux qui le rencontrent à Montmartre où il habite pendant six années. Il y rencontre les jeunes révolutionnaires qui avaient pour noms Picasso, Braque, le sculpteur Brancusi, avec qui il se lie d'amitié.

Il restait rarement inactif. Assis au café avec ses amis, il observe ceux qui l'entourent, fait des croquis de toutes les physionomies, de tous les détails qui le frappent, fl recesse de dessiner ; en quelques traits essentiels, nets, souples, il sait rendre parfaitement la personnalité d'un visage. Seuls les êtres humains l'intéressent ; il ne prête guère attention aux objets ou à la nature. «Le paysage n'existe pas», a-t-il coutume de dire.

En 1913, le peintre s'installe à Montparnasse et vend pour vivre ses admirables dessins aux terrasses du Rotonde et du Dôme. Kisling le fait travailler dans son atelier. Pascin et Soutine qui, comme lui, appartiennent à l'école de Paris le protègent. Il a une liaison orageuse de deux ans avec la poétesse anglaise Béatrice Hastings qui le soutient.

Zboroweski, poète polonais et ami inlassable, le recueille. Sa manière de peindre les portraits est très particulière. Son amour des lignes ondulées, sinueuses, l'entraîne à déformer l'ovale des visages en l'allongeant, à dessiner des cous frêles, aussi délicats que des tiges de fleurs. Il suffit de voir la série des Portraits. Portraitiste avant tout, il est passionné, fou des êtres, de leur visage, de ce qu'il devinait d'eux.

Il peint sans arrêt et sans succès et le travail le consume physiquement et moralement. Il a alors recours à l'alcool,aux excitants ou à la drogue qu'il absorbe à un rythme toujours grandissant.

Il rencontre en 1917 Jeanne Hébuterne dont il aura une fille, Jeanne, en novembre 1919, qu'il reconnaîtra ultérieurement.

Mais il est trop tard. La course tumultueuse du peintre maudit, son court et fulgurant passage approchent de leur terme. Pourtant des signes avant-coureur de son succès se dessinent. Les critiques sont unanimes et le donnent comme un peintre sûr. Modigliani, terrassé par la phtisie (tuberculose), entre à l'Hôpital de la Charité où il meurt le 24 janvier au soir. Jeanne Hébuterne se suicidera le jour de ses funérailles...

Il laisse une œuvre d'une qualité décorative et expressive où l'arabesque joue le rôle principal.

Mona-Lisa Cornec

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