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Place Wilson : Différence entre versions

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En 1889 La ville conclut le marché avec l'entreprise de constructions métalliques Grassin, pour l'édification d'un kiosque octogonal de dix mètres de diamètre, « aux fines colonnes supportant un toit conique surbaissé à pans écaillés et lanternon ajouré , fort élégant en raison de l'ampleur de ses arcades, de leur mouvement supérieur en arc de cercle surbaissé, de l'importance et de la qualité de l'ornementation, une véritable dentelle qui lui confère un côté aérien »
 
En 1889 La ville conclut le marché avec l'entreprise de constructions métalliques Grassin, pour l'édification d'un kiosque octogonal de dix mètres de diamètre, « aux fines colonnes supportant un toit conique surbaissé à pans écaillés et lanternon ajouré , fort élégant en raison de l'ampleur de ses arcades, de leur mouvement supérieur en arc de cercle surbaissé, de l'importance et de la qualité de l'ornementation, une véritable dentelle qui lui confère un côté aérien »
Il bénéficiait en outre de grandes qualités acoustiques et d'un éclairage permettant des auditions prolongées en soirée. Bien sûr, le public dut sortir plus d'une fois son parapluie et se protéger des bonnes averses dont la ville a le secret, mais cela n'a jamais véritablement gêné personne à Brest !  ; les musiciens devaient également faire avec les quelques klaxons et les bourrasques de vent qui bousculaient sans doute parfois leurs partitions. Mais cette  tradition se maintint avec bonheur, comme en témoignent  les vieux Brestois, jusqu'à sa démolition pendant la 2ème guerre mondiale.
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Il bénéficiait en outre de grandes qualités acoustiques et d'un éclairage permettant des auditions prolongées en soirée. Bien sûr, le public dut sortir plus d'une fois son parapluie et se protéger des bonnes averses dont la ville a le secret, mais cela n'a jamais véritablement gêné personne à Brest !  ; les musiciens devaient également faire avec les quelques klaxons et les bourrasques de vent qui bousculaient sans doute parfois leurs partitions. Mais cette  tradition se maintint avec bonheur, comme en témoignent  les vieux Brestois, jusqu'à sa démolition pendant la 2ème guerre mondiale.
  
  
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Cependant le kiosque fut principalement utilisé par la musique des Equipages de la Flotte, qui proposait aux oreilles brestoises un répertoire autrement  diversifié : musique de danses les plus appréciées de l'époque et surtout transcriptions d'ouvrages lyriques, symphoniques ou de musique de chambre : n'oublions pas que le théâtre voisin abritait une troupe permanente d'opéra : les pupitres des vents de son orchestre étaient tous tenus par les solistes de la Flotte et l'occasion était belle pour les chefs d'orchestre d'exercer leur talent d'harmonisateur en réarrangeant  des pages entières extraites des opéras, opera-bouffe et opérettes qui y étaient représentés. ; s'y ajoutaient des fantaisies, variations et ouvertures, et compositions des différents chefs, la plupart d'inspiration bretonne.
 
Cependant le kiosque fut principalement utilisé par la musique des Equipages de la Flotte, qui proposait aux oreilles brestoises un répertoire autrement  diversifié : musique de danses les plus appréciées de l'époque et surtout transcriptions d'ouvrages lyriques, symphoniques ou de musique de chambre : n'oublions pas que le théâtre voisin abritait une troupe permanente d'opéra : les pupitres des vents de son orchestre étaient tous tenus par les solistes de la Flotte et l'occasion était belle pour les chefs d'orchestre d'exercer leur talent d'harmonisateur en réarrangeant  des pages entières extraites des opéras, opera-bouffe et opérettes qui y étaient représentés. ; s'y ajoutaient des fantaisies, variations et ouvertures, et compositions des différents chefs, la plupart d'inspiration bretonne.
 
   
 
   
Citons parmi les chefs d'orchestre de l'époque Léon Chic, et Joseph Farigoul ; Parmi les auditeurs occasionnels, deux importants musiciens qui ont souligné l'importance et la qualité de ces concerts : Jean Cras et Paul Le Flem
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Citons parmi les chefs d'orchestre de l'époque Léon Chic, et Joseph Farigoul ; Parmi les auditeurs occasionnels, deux importants musiciens qui ont souligné l'importance et la qualité de ces concerts : Jean Cras et Paul Le Flem.
Rien d'étonnant donc qu'en ce  début de siècle les Brestois et Brestoises mélomanes issues de milieu même modeste  fredonnaient des pages de Massenet, Bizet ou Chabrier...  
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<br>Rien d'étonnant donc qu'en ce  début de siècle les Brestois et Brestoises mélomanes issues de milieu même modeste  fredonnaient des pages de Massenet, Bizet ou Chabrier...  
  
 
'''Le public'''
 
'''Le public'''

Version du 22 février 2008 à 16:42

L'ancien kiosque à musique de la Place Wilson, 1890-1944


Avant d'être l'édifice de béton que nous connaissons tous, le kiosque à musique de la place Wilson (nommée Champ de bataille jusqu'en 1918) fut le lieu de multiples auditions en plein air plébiscitées par un large public brestois.


Contexte historique :

La mode des kiosques à musique naît dans la deuxième moitié du 19ème siècle et se propage en France à un rythme effréné entre 1870 et 1914, parallèlement au développement des sociétés musicales. Sous la IIIème République chaque municipalité veut son kiosque . Celui de Brest fut construit en 1890, assez tardivement si l'on considère que l'on avait pourvu en priorité les villes de garnisons dotées d'harmonies militaires, puis les villes de tradition musicale ancienne ; Bien avant cette date, les nombreux badauds qui se pressaient sur le Champ de Bataille pouvaient y entendre régulièrement des concerts donnés par des musiciens jouant debout en cercle ; une simple estrade en bois fut ensuite construite, et si l'on rappelle que vers 1850 des auditions avaient lieu quasiment tous les jours de la semaine à la belle saison, on comprendra que ce kiosque correspondait à un véritable besoin.

Un édifice particulièrement élégant

En 1889 La ville conclut le marché avec l'entreprise de constructions métalliques Grassin, pour l'édification d'un kiosque octogonal de dix mètres de diamètre, « aux fines colonnes supportant un toit conique surbaissé à pans écaillés et lanternon ajouré , fort élégant en raison de l'ampleur de ses arcades, de leur mouvement supérieur en arc de cercle surbaissé, de l'importance et de la qualité de l'ornementation, une véritable dentelle qui lui confère un côté aérien » Il bénéficiait en outre de grandes qualités acoustiques et d'un éclairage permettant des auditions prolongées en soirée. Bien sûr, le public dut sortir plus d'une fois son parapluie et se protéger des bonnes averses dont la ville a le secret, mais cela n'a jamais véritablement gêné personne à Brest !  ; les musiciens devaient également faire avec les quelques klaxons et les bourrasques de vent qui bousculaient sans doute parfois leurs partitions. Mais cette tradition se maintint avec bonheur, comme en témoignent les vieux Brestois, jusqu'à sa démolition pendant la 2ème guerre mondiale.


Les musiciens

Avant même la construction du kiosque, se succédaient sur le Champ de Bataille et le Cours d'Ajot tout proche des musiciens de différents régiments pour de la musique militaire (Infanterie de marine et celle du 39ème Regiment de ligne) Cependant le kiosque fut principalement utilisé par la musique des Equipages de la Flotte, qui proposait aux oreilles brestoises un répertoire autrement diversifié : musique de danses les plus appréciées de l'époque et surtout transcriptions d'ouvrages lyriques, symphoniques ou de musique de chambre : n'oublions pas que le théâtre voisin abritait une troupe permanente d'opéra : les pupitres des vents de son orchestre étaient tous tenus par les solistes de la Flotte et l'occasion était belle pour les chefs d'orchestre d'exercer leur talent d'harmonisateur en réarrangeant des pages entières extraites des opéras, opera-bouffe et opérettes qui y étaient représentés. ; s'y ajoutaient des fantaisies, variations et ouvertures, et compositions des différents chefs, la plupart d'inspiration bretonne.

Citons parmi les chefs d'orchestre de l'époque Léon Chic, et Joseph Farigoul ; Parmi les auditeurs occasionnels, deux importants musiciens qui ont souligné l'importance et la qualité de ces concerts : Jean Cras et Paul Le Flem.
Rien d'étonnant donc qu'en ce début de siècle les Brestois et Brestoises mélomanes issues de milieu même modeste fredonnaient des pages de Massenet, Bizet ou Chabrier...

Le public

Il est connu que les kiosques à musique ont été conçus à l'origine comme un outil républicain servant de support au programme d'éducation musicale initié par les pouvoirs publics ; Lieu de détente, de divertissement , de distraction gratuite en plein centre ville, on ne peut nier que celui de Brest ait été un réel facteur de démocratisation en matière de musique « Jamais mieux que dans cette ville la musique au kiosque n'a été un moyen d'éducation musicale » nous dit la musicologue Marie-Claire Mussat dans son ouvrage « Les Musiciens de la Mer » L'intérêt évident du Kiosque à musique à cette époque fut de mettre une musique accessible, divertissante et de qualité au service d'une population très diversifiée : le milieu de la marine bien entendu, officiers et femmes élégantes qui montraient là leurs belles toilettes mais aussi peuple de la rue, bonnes d'enfants, (très nombreuses à l'époque), promeneurs, familles de toute origine sociale avec leurs enfants qui avaient fait du Champ de bataille leur terrain de jeux favori pour les jeux de cerceau, barres et saute-mouton.


Le kiosque fut détruit par les allemands pendant la 2ème guerre pour y construire un abri ; on y reconstruisit au même endroit dans les année cinquante un édifice en béton armé

A lire : Marie-Claire Mussat : Les musiciens de la mer et la Musique des équipages de la Flotte, Editions du Layeur

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