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Parc de l'Arc'hantel : Différence entre versions

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'''La terre noble de l'Arc'hantel'''
 
'''La terre noble de l'Arc'hantel'''
  
De temps immémoriaux les terres situées à l'ouest de la Penfeld et jusqu'à Trémazan relevaient de la seigneurie des du Chastel, dont la descendance se fondit dans celle des Rieux. De nombreuses petites seigneuries occupaient ou possédaient ces terres qui dépendaient soit du fief des du Chastel soit de celui de la Couronne. De ce fait ils devaient allégeance à l'un comme à l'autre. Cette petite noblesse se devait d'être au service de leur suzerain duquel ils détenaient leurs privilèges et la jouissance de leurs terres. L'une de leur charge consistait à répondre à toutes convocations de leur seigneur et maître et notamment lors de certaines revues militaires où ils devaient apparaître en armes, comme prêts à combattre. Ces rassemblements appelés « montres » ( où chacun se montrer devant son seigneur) se tenaient à Lesneven. Ce lieu, bien positionné au milieu du terroir du Léon, semblait approprié à répondre au souci de chacun de s'y rendre sans trop de contrainte. Lors de ces montres qui rassemblaient quelques centaines de nobles léonards, nous retrouvons la trace de vieilles familles quilbignonnaises, de nobles extractions, comme celle des Kernezne (Kernéen), des Rodellec du Porzic, des Gilart de l'Arc'hantel et de Keranroux, des Quilbigon des paroisses de Kerber et de Plouzané. A l'origine propriété de la famille de Cornouaille la terre noble de l'Arc'hantel est passée  par mariage contracté en 1495 dans la famille des Gilart. Depuis cette date les Gilart résidèrent dans la paroisse de Quilbignon, bien qu'une branche cadette alla s'établir à Keranflec'h en Millizac. Les prééminences attachées à la terre noble de l'Arch'antel était visible dans l'ancienne église de Saint-Pierre, notamment par la présence dans le choeur de deux tombes portant les armoiries des Gilart. Ces armoiries consistaient en un croissant central, avec trois merlettes au dessus et deux en dessous. Sous la Révolution, comme beaucoup de nobles les Gilart choisirent le parti des émigrés. René Vincent Gilart, né en 1749, qui avait rejoint l'Angleterre participa en 1795 au débarquement de Quiberon. Fait prisonnier par les troupes du général Hoche, il fut jugé à Auray et fusillé à Vannes le 28 juillet de cette même année. Ses biens furent mis sous séquestre pour être ensuite gérés par François-Marie Floc'h Maisonneuve, l'un des membres du Directoire du district de Brest.
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De temps immémoriaux les terres situées à l'ouest de la Penfeld et jusqu'à Trémazan relevaient de la seigneurie des du Chastel, dont la descendance se fondit dans celle des Rieux. De nombreuses petites seigneuries occupaient ou possédaient ces terres qui dépendaient soit du fief des du Chastel soit de celui de la Couronne. De ce fait ils devaient allégeance à l'un comme à l'autre. Cette petite noblesse se devait d'être au service de leur suzerain duquel ils détenaient leurs privilèges et la jouissance de leurs terres. L'une de leur charge consistait à répondre à toutes convocations de leur seigneur et maître et notamment lors de certaines revues militaires où ils devaient apparaître en armes, comme prêts à combattre. Ces rassemblements appelés « montres » ( où chacun se montrer devant son seigneur) se tenaient à Lesneven. Ce lieu, bien positionné au milieu du terroir du Léon, semblait approprié à répondre au souci de chacun de s'y rendre sans trop de contrainte. Lors de ces montres qui rassemblaient quelques centaines de nobles léonards, nous retrouvons la trace de vieilles familles quilbignonnaises, de nobles extractions, comme celle des Kernezne (Kernéen), des Rodellec du Porzic, des Gilart de l'Arc'hantel et de Keranroux, des Quilbigon des paroisses de Kerber et de Plouzané. A l'origine propriété de la famille de Cornouaille la terre noble de l'Arc'hantel est passée  par mariage contracté en 1495 dans la famille des Gilart. Depuis cette date les Gilart résidèrent dans la paroisse de Quilbignon, bien qu'une branche cadette alla s'établir à Keranflec'h en Millizac. Les prééminences attachées à la terre noble de l'Arch'antel était visible dans l'ancienne église de Saint-Pierre, notamment par la présence dans le chœur de deux tombes portant les armoiries des Gilart. Ces armoiries consistaient en un croissant central, avec trois merlettes au dessus et deux en dessous. Sous la Révolution, comme beaucoup de nobles les Gilart choisirent le parti des émigrés. René Vincent Gilart, né en 1749, qui avait rejoint l'Angleterre participa en 1795 au débarquement de Quiberon. Fait prisonnier par les troupes du général Hoche, il fut jugé à Auray et fusillé à Vannes le 28 juillet de cette même année. Ses biens furent mis sous séquestre pour être ensuite gérés par François-Marie Floc'h Maisonneuve, l'un des membres du Directoire du district de Brest.

Version du 4 juin 2007 à 11:05

Captage des eaux à l'Arc'hantel

L'eau n'a jamais manqué à Saint-Pierre-Quilbignon, les diverses sources et nombreux puits répertoriés révèlent, en son sous-sol, la présence d'une nappe phréatique importante.

A Brest certaines épidémies eurent pour origine la pollution organique des sources et le manque d'hygiène à bord des vaisseaux de la Marine Royale. Ce fut notamment le cas en 1689 où l'armée navale, commandée par Tourville, fut victime d'une grave épidémie qui nécessita, pour isoler et héberger les malades, de réquisitionner nombre de locaux et notamment le presbytère de Saint-Pierre-Quilbignon. Plus conséquente encore, l'épidémie de typhus qui toucha l'escadre de Dubois de la Motte, de retour de Louisbourg (Canada) et qui fit à Brest entre 1757 et 1758, près de 10000 victimes.

Afin d'éviter la propagation de maladies contagieuses, provenant des eaux polluées, l'intendant de la Marine Desclouzeaux fit réaliser à Saint-Pierre-Quilbignon, une captation de plusieurs sources saines par l'intermédiaire d'un aqueduc souterrain. Ce réseau en pierre de taille aboutissait aux Quatre Pompes et servait à alimenter en eau potable les vaisseaux de la Marine Royale. Cet aqueduc, aujourd'hui obstrué est toujours là sous 2 toises de terre.

Sur l'île de Trébéron la Marine fit établir en 1722, un hôpital ou lazaret afin d'isoler les malades contaminés de la population. Ainsi en 1758 les marins, de l'escadre de Kersaint atteints par le scorbut, furent dirigés en ce lieu, où viendront plus tard se soigner les galeux et les tuberculeux.

Depuis toujours les quilbignonnais allèrent se ravitailler à ces points d'eau munis de leurs cruches de grès. Mais le progrès aidant, l'accès à l'eau courante, soit à domicile ou à des bornes fontaines proches, devint une priorité à laquelle s'attela la municipalité dirigée par Victor Eusen. Au début de 1930, la municipalité décida l'acquisition, au nord du fort de Montbarey, d'un terrain de 10 hectares, afin d'effectuer le captage des sources qui se révélèrent abondantes. Sur ce terrain proche du hameau de l'Arc'hantel, furent installés 2 groupes d'électro-pompes pouvant débiter quelques 100 m3 d'eau à l'heure. De là une conduite aboutissait à 2 réservoirs de 500m3 chacun, construits à Kerourien, et qui furent opérationnels à la fin de 1931. La distribution de l'eau prévoyait l'alimentation de quelques 60 bornes fontaines. Les travaux furent réalisés grâce à l'octroi d'un prêt départemental de 200000 F, au taux de 2,90% sur 25 ans. L'ingénieur voyer François Cordon (1890-1936), dont une rue de Saint-Pierre honore la mémoire supervisa cette réalisation. Ancien capitaine au 19 ème Régiment d'Infanterie, François Cordon fut décoré de la croix de guerre et de la Légion d'honneur. Une plaque commémorative, aujourd'hui disparue, fut inaugurée le 21 novembre 1937, en présence de Victor Eusen, maire ; monsieur Jacques-Henry, sous-Préfet ; monsieur Cavenel, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; et de ses amis du 19 ème.

La terre noble de l'Arc'hantel

De temps immémoriaux les terres situées à l'ouest de la Penfeld et jusqu'à Trémazan relevaient de la seigneurie des du Chastel, dont la descendance se fondit dans celle des Rieux. De nombreuses petites seigneuries occupaient ou possédaient ces terres qui dépendaient soit du fief des du Chastel soit de celui de la Couronne. De ce fait ils devaient allégeance à l'un comme à l'autre. Cette petite noblesse se devait d'être au service de leur suzerain duquel ils détenaient leurs privilèges et la jouissance de leurs terres. L'une de leur charge consistait à répondre à toutes convocations de leur seigneur et maître et notamment lors de certaines revues militaires où ils devaient apparaître en armes, comme prêts à combattre. Ces rassemblements appelés « montres » ( où chacun se montrer devant son seigneur) se tenaient à Lesneven. Ce lieu, bien positionné au milieu du terroir du Léon, semblait approprié à répondre au souci de chacun de s'y rendre sans trop de contrainte. Lors de ces montres qui rassemblaient quelques centaines de nobles léonards, nous retrouvons la trace de vieilles familles quilbignonnaises, de nobles extractions, comme celle des Kernezne (Kernéen), des Rodellec du Porzic, des Gilart de l'Arc'hantel et de Keranroux, des Quilbigon des paroisses de Kerber et de Plouzané. A l'origine propriété de la famille de Cornouaille la terre noble de l'Arc'hantel est passée par mariage contracté en 1495 dans la famille des Gilart. Depuis cette date les Gilart résidèrent dans la paroisse de Quilbignon, bien qu'une branche cadette alla s'établir à Keranflec'h en Millizac. Les prééminences attachées à la terre noble de l'Arch'antel était visible dans l'ancienne église de Saint-Pierre, notamment par la présence dans le chœur de deux tombes portant les armoiries des Gilart. Ces armoiries consistaient en un croissant central, avec trois merlettes au dessus et deux en dessous. Sous la Révolution, comme beaucoup de nobles les Gilart choisirent le parti des émigrés. René Vincent Gilart, né en 1749, qui avait rejoint l'Angleterre participa en 1795 au débarquement de Quiberon. Fait prisonnier par les troupes du général Hoche, il fut jugé à Auray et fusillé à Vannes le 28 juillet de cette même année. Ses biens furent mis sous séquestre pour être ensuite gérés par François-Marie Floc'h Maisonneuve, l'un des membres du Directoire du district de Brest.

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