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Lambézellec

Kérinou


Le groupe scolaire de Kérinou

Ce groupe scolaire est en cours de démolition pour faire place à une école entièrement reconstruite. Ce sera le cinquième groupe scolaire brestois à bénéficier d'un réaménagement complet de ses locaux. Ce groupe scolaire, est aussi connu sous le nom de Keralloche.

Un peu d'histoire...

C'est en 1883 qu'est vendu, à la commune de Lambezellec, le terrain sur lequel s'élève l'école de Keralloche. Le vendeur s'appelle M.Anet Monier, « commerçant et propriétaire ». Les travaux avaient été adjugés à M.Louis Quéré, entrepreneur à Lambezellec. C'est en 1891, qu'a lieu la réception définitive des travaux du groupe scolaire. En 1934, une cantine est construite. Jusque là, une salle de classe était utilisée à cet effet. Le second conflit mondial n'épargne pas l'école, qui est victime de bombardements. Trois classes sont détruites. Ayant obtenu des dommages de guerre, l'école est reconstruite en 1950 mais elle avait été remise en service dès 1948, en partie dans les bâtiments, en partie dans des baraques. En 1952, un incendie détruit une partie des classes.

La chapelle Notre Dame de Kérinou

Placée en lieu et place de la Résidence de la Chapelle, cet édifice était un des plus vieux monuments brestois au sortir de la dernière guerre. Elle avait été érigée au XVI ème siècle par les seigneurs de Kérinou pour leur lieu de culte. A la Révolution, elle avait été transformée en corps de garde, logeant un groupe d'une vingtaine de soldats et leur encadrement avant d'être vendue comme bien national à un monsieur François le Monnier, qui le remettra à neuf . Les héritiers lèguent le manoir et les dépendances (dont la chapelle) à la congrégation des Filles du Saint-Esprit qui créeront l'école de Bonne Nouvelle. La chapelle est aussitôt dénommée Notre Dame de Bonne Nouvelle.

C'est en 1973, que les légataires vendent à une société immobilière la chapelle et son enclos. Malgré les efforts conjugués de plusieurs associations et d'un groupe d'habitants, ce témoin historique est rasé par les bulldozers pendant la période estivale.

Le jardin de Kérinou

« Anecdote » : à cet emplacement s'écrasa un avion anglais. Poursuivie par l'aviation allemande. Il s'écrasa dans le jardin après avoir arraché un toit des granges de la ferme Jestin et brisé cinq arbres.

Kerinou de mon enfance (De 1923 à 1939)

La route vers st Renan aujourd'hui rue Cdt Drogou
La rue Robespierre aujourd'hui, rue Jean Jaurès auparavant
La rue Mathieu Donnard auparavant l'allée verte
Le pont de l'Harteloire n'existant pas (passage par Kerinou obligé)
La rue du moulin à poudre est restée la même.


Cafés : (très nombreux)

Lésour vers place Albert 1er
Quinquis « au tram » juste devant l'usine des trams
Blaize rue du moulin à poudre
Barbitras devant l'usine des trams
Ségalin « café du centre »
Abgrall angle Jaurès et brasserie de Kérinou, Cluarec rue cdt Drogou et Kerblois .
Café et restaurant l'étoile au centre de Kérinou.
Bourhis bar tabac (lieu de réunion de la gestapo dont le casernement se trouvait à l'école de la Bonne Nouvelle), les propriétaires ont disprus pendant la prise de Brest en 1944.
Quiviger, Nicol, Boutier

Boucheries : Prigent (Gouzien, chevaline), Leroux.

Charcuteries : Brenn (cochon rose), Jouanjan, Douguedroit.

Alimentation : Coopérateur, Dock de l'ouest, Gouvernnec, Toulouat l'alliance des travailleurs.

Crêperie : Jézéquel, Boulic dans un cabanon au pied de la chapelle.

Boulangerie : Gélébart, Loxq.

Ecoles : Bonne Nouvelle, Kéraloche, Croix Rouge.

Tabac, journaux : Calounec, Julou, Bourhis (+ bar).

Cycles : Sidaner (poste actuellement), Manant rue Drogou (CCL)

Graines : Gélébart

Chapelier : Lanvec

Quincaillerie : Gélébart, Quélénnec

Mercerie : Gouriou (en gros) Kermaïdic, Léoquet

Meubles : Abolivier, Castrec (confection et vente)

Coiffures :

hommes Quéré
Femmes Goavec

Pâtisseries : Choquer

Poissonneries : Dans le cabanon au pied de la chapelle

Livres anciens : Le Lay

Peintre encadrement décorateur : Renaot

Charbon : Ouarné

Cinéma : Sélect

Chapelle : Ste Anne (face au sélect)

Pharmacies : Kervern, Spartel

Docteurs : Bouvier, Fortin (hotel Rossigni aujourd'hui) Décan

Artisans : Peintre (couvreurs : Quéméneur et Goavec) marchand de fruits gros (marché Bernard) électricien Burman disparu avant l'arrivée allemande

Tailleurs :

Pierre Corlay (président de l'ESL après l'hostis) 20 couturières
Corlay (père de Pierre) vente de tissus et confection

Horloger : Le Bris

Sellerie bourellerie : Nicol

Cordonnerie : Tanguy

Forges : Nicol

Déménagement : Ploué

Bazar : Martin

Fermes : Jestin, Cloarec, à coté de l'école bonne nouvelle

Liaisons : Trains patates ainsi nommé, celui-ci amenait à Brest tous les produits des champs, Kérinou avait sa gare à l'allée verte, il partait de la gare des cars près de la gare Brest Paris, les fermières livraient lait et beurre avec une voiture tiré par un cheval.

Feux de st Jean , très suivi par les deux garde champêtres

Kérinou qui bouge : Le pont de l'Harteloire n'existait pas à cette époque, toutes les liaisons avec brest se faisait par Kérinou.

Lambézellec, st Pierre, st Marc non rattachés à cette époque. L'usine des trams (Péril jaune) les accidents nombreux s'accumulaient, la grande Brasserie de Kérinou (Bières, limonades) avait été rejoint par la brasserie de Lambé et de Landernau.

Tannerie : Derrière la poste actuelle se trouvait de grands barils de trois mètres de diamètre environ, dans lesquels séjournaient les peaux, l'écorce de chêne était employée pour le trempage, ceci pendant plusieurs jours, ainsi que du tan, ensuite il fallait les battre au battoir pour les transformer en cuir (le chêne était pulvérisé avant d'être trempé).

Police : deux gardes champêtres : Mr Le Berre et Mr Hernot pour un Kérinou paisible.

Incendie : une pompe à bras tenu par quatre hommes, l'eau était amenée par les riverains.

Bain, douches : à la sainte neige

Convivialité : Très grande (pique nique à Ste Anne, bois de la digue, étang de Kerléguer construit par les américains en 16-17.

Clergé : Kérinou était anti-clérical en majorité, altercations aux sorties des bannières au bourg de Lambé.

Inondations : Caves, commerces, le marchant de cycles s'est retrouvé avec un lit flottant. Kérinou recevait les eaux de pluie de toutes les hauteurs qui l'environnaient, le garde champêtre mesurait la hauteur d'eau, avant de faire une demande à la marine pour passage de barques. L'eau de pluie dévalait de Kérédern, Kérigonan, Prat ar Raty, Kéranfurust.

Kérinou contrôlé : deux octrois, redevance à payer pour toutes marchandises Un situé en bas de l'allée verte, un second à proximité de la porte de la brasserie (marine). La tangente était toujours prise par les gens de Kérinou.

Pardon : De la rue de st Renan à la rue du moulin à poudre loteries, casses pots, chevaux de bois, casse cou, autos tampons, courses à pied, retraite aux flambeaux, musique.


Conclusion :

Kérinou qui bouge, pas de chômage, Kérinou où tout le monde se connaissait, se congratulait. Kérinou paisible.

Keredern

Avant la seconde guerre mondiale, le hameau de Keredern ou plus exactement les trois hameaux de Keredern Uhel, Keredern Izel et Prat Keredern, était cultivé par des agriculteurs produisant betteraves, luzerne et choux. Certains élevaient également des vaches. Il y avait également un verger Ce sont des baraques qui s'élevèrent sur ces lieux après avoir servi de terrain d'implantation à la batterie de DCA allemande, la plus puissante, disait-on, des environs de Brest.

Les premiers résidents arrivèrent dès 1946. Tout n'était pas encore achevé et la voirie gardait encore les traces des champs (trognons de choux!). Les commerces étaient inexistants et il fallait aller à Lambézellec ou à Kérinou se ravitailler. La cité de baraques fut inaugurée en mai 1948. Elle avait été reportée en raison de l'explosion de l'Océan Liberty le 28 juillet 1947.

En 1957, on dénombrait 363 baraques, 405 logements et 1766 habitants. En 1970, un quartier neuf fait place aux baraques : Keredern est le deuxième programme triennal lancé par l'office HLM dans le cadre de l'opération « suppression des baraques ». Les premiers logements en chantier en 1967 étaient occupés à la fin de l'année 1968. L'achèvement complet de l'opération était prévu pour 1971 : 989 logements, 3500 personnes réparties dans 21 bâtiments de quatre étages sur rez de chaussée et 7 immeubles tours de 12 à 15 étages. Des équipements de proximité étaient aussi prévus dans cette opération : des parkings, des aires de jeux, une église (le long de la rue Théodore Botrel), un groupe scolaire, un centre commercial qui regroupant des commerces de première nécessité (boulangerie, boucherie, alimentation, ...), un centre social ; La presse souligne que cette opération constitue « une innovation, car c'est en effet la première fois que, grâce aux efforts conjugués de l'Office, de la Ville et de la Caf, un ensemble HLM brestois peut être livré avec un équipement commercial et social complet, facteur essentiel pour le développement de la vie urbaine et de l'épanouissement de la vie sociale »


Kérichen

Kérichen est le nom d'un hameau de Lambézellec. Il est connu des Brestois pour la cité scolaire qui y a été bâtie sur un terrain de 14 hectares. Auparavant il existait deux fermes (Kérichen et Petit-Kérinou) : elles exploitaient des terres maraîchères. Elles étaient entourées de champs, de prairies. On y distinguait quelques habitations dispersées. L'entrée de la ferme de Kérichen était située à la porte du lycée rue Jules Lesven. Les trois arbres situés devant les bâtiments de la cuisine symbolisent ce qui reste de la ferme du Petit-Kérinou.

Le boulevard Léon Blum a été inauguré, quant à lui, en 1954.

La mairie

Elle avait été construite en 1835. En 1994, le bâtiment ne présentait plus les conditions d'un bon accueil du public et la bibliothèque installée dans ces mêmes locaux était à l'étroit.

Il a donc été décidé par les élus, d'engager un programme de rénovation de l'îlot : construction d'une mairie de quartier, d'une bibliothèque, d'un collège musical, d'une salle de réunion (ou nous nous sommes réunis), d'un poste de police, d'une agence postale et de logements. Le tout sous la houlette de l'architecte Edith Girard.

La première pierre est posée le 23 novembre 1994 et après 18 mois de travaux, l'inauguration a lieu le 2 mai 1996. Le nouveau pôle administratif s'intègre au quartier et les façades et les murs de la mairie ont été conservés.

Petit-Spernot/Spernot

le centre AFPA

Ce centre ouvre, au petit Spernot, un 14 octobre 1966. Ce lieu, autrefois terres agricoles et d'élevage va désormais être consacré à la formation professionnelle. Depuis la fin de la guerre, les entreprises du bâtiment manquent de main d'œuvre et parallèlement, beaucoup de travailleurs ont besoin d'acquérir de nouvelles qualifications. Les premiers formateurs arrivent le 3 octobre 1966. Les premiers stagiaires arrivent, quant à eux, une semaine plus tard. Les sections (limousinerie, plâtrerie, cimenterie, béton armé, soudage, chauffage, électricité.) s'ouvrent petit à petit durant les derniers mois de 1966 et l'année 1967. Fin 1967, 24 sections sont ouvertes.

Aujourd'hui, bien sûr, les sections de formation ont évolué ainsi que les stagiaires pour s'adapter aux demandes actuelles.


L'usine d'incinération du Spernot

La décharge est ouverte sur ce site depuis 1964. Elle ingurgitait tous les jours depuis cette date, 400 tonnes de détritus divers. Ses 22 hectares seraient arrivés à saturation en 1987. Un groupe de réflexion, mis en place dès 1982, avait déjà réfléchi à plusieurs solutions de remplacement : création d'une autre décharge, méthanisation, incinération des déchets.

En 1984, le procédé d'incinération était choisi par les élus en place. Les premiers coups de pioche de l'usine démarrent en 1986 et son ouverture officielle est prévue pour septembre 1988. Les fours pourront brûler 18 tonnes à l'heure, de 130 000 à 140 000 tonnes dans l'année.

La Communauté urbaine ne sera pas seule cliente de cette nouvelle usine. Plusieurs SIVOM et communes environnants sont d'ores et déjà prêts à venir faire incinérer leurs ordures à Brest.

Depuis, d'autres ouvrages ont été réalisés sur le site, il s'agit : d'une déchetterie, d'une plate-forme de broyage des déchets végétaux, d'un centre de tri des déchets industriels banals.

Par ailleurs, le ruisseau du Spernot qui transite sous la décharge, a été busé en 1966. Son affluent Nord a été, lui aussi, canalisé. Le ruisseau du Spernot se jette dans la Penfeld, en aval de la station de traitement deau potable de Kerléguer qui alimente pour partie la Communauté urbaine de Brest. Des bassins de décantation ont été réalisés dans la partie basse de la décharge.

La piscine de Tréornou /le patronage laïque de Lambézellec

La Piscine

Tréornou était à l'origine un réservoir d'eau, alimenté par l'étang de Kerléguer et construit par les Américains, lors de la première guerre mondiale, pour ravitailler leurs services au Port de commerce. La guerre, terminée, il devint propriété de la Chambre de Commerce. Le Club Nautique Brestois, fondé en 1920, par Noël Kerdraon, un des pionniers du sport à Brest, s'entraînait alors au cinquième bassin au port de commerce. L'activité portuaire se développant, le CNB se vit contraint de déménager ses installations au quai de la Santé puis au pied du château mais il lui fallait trouver une solution plus durable. Le club décida d'investir ce réservoir et de le transformer en bassin de natation. Ce furent les nageurs eux-mêmes qui s'attelèrent à la tâche et, en 1937, on pouvait constater les travaux suivants : un bassin avec des parois peintes et un fond carrelé, cinq rangées de gradins en béton et deux tribunes en bois sur le pourtour. 1200 spectateurs peuvent venir s'y asseoir et 300 autres trouver place debout. On y trouvait également vestiaires hommes (salle commune) et femmes (cabines particulières), buvette, cantine, terrain de basket.

La piscine fut ouverte au public le 6 juin 1937.

Très endommagée par la seconde guerre mondiale, elle fut remise en état et modernisée avec l'aide de la Ville de Brest. Cette dernière en assura d'ailleurs, à partir de cette date, la gestion, le CNB en étant le gérant.

Ce stade nautique vit défiler nombres de compétitions prestigieuses mais aussi des fêtes comme la présentation de maillots de bain organisées par de grandes maisons de mode parisiennes ou plus simplement les fêtes des écoles publiques. C'est en 1993 que la piscine fut détruite.


Le PLL Patronage Laïque de Lambézellec

C'est en 1932 que fleurit l'idée de créer un patronage à Lambézellec. Une poignée d'anciens des écoles laïques se lance dans l'aventure, conscients de l'absence d'associations capable de proposer activités de loisirs aux enfants et aux aînés. Ils sont hébergés dans la cantine scolaire du Bourg. Une de ses premières activités sera le football. Ce sera d'ailleurs le premier patro à posséder sa propre aire de jeu (à Keranfurust). Il s'investit également dans le théâtre et les sorties.

Installé ensuite et pendant de nombreuses années rue Commandant Drogou, il est vite confronté à un développement des activités et du nombre de ses adhérents. . Le 25 juin 1993, la décision est donc prise de construire un nouvel équipement sur l'emprise de l'ancienne piscine de Tréornou. La première pierre est posée le 12 novembre 1994.

Rue Chevreul

Cette rue a été percée en 1984. Ces travaux entraient dans le cadre de l'opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) dans le quartier de Kérinou . L'objectif était aussi de limiter le trafic de transit dans ce quartier, il fallait donc créer de nouvelles voies pour créer un réseau d'évitement du quartier.

La Croix Rouge

Hier « agglomération » de la commune de Lambezellec, à mi-chemin entre le Bourg et Kerinou, le quartier est plus connu actuellement pour son équipement scolaire. Cet établissement qui a, en fait commencé à fonctionner en 1867 dans le quartier du Pilier Rouge avait été transféré dans cet endroit à l'emplacement d'une ancienne brosserie avec l'accord du curé de Lambezellec de l'époque.

En 1939, les locaux seront réquisitionnées par l'autorité allemande : ils deviennent un casernement pour les troupes de passage puis un hôpital. Ils ne seront pas épargnés par les bombardements. Dès 1944, pourtant, la vie scolaire peut reprendre son cours. C'est le début du développement avec de nouvelles filières et la transformation en lycée technique.


Le Select

Ce bâtiment, aujourd'hui occupé par la troupe du Théâtre de l'Instant, était autrefois un cinéma.

Brest, dans les années 60, ne comptait pas moins de 14 salles obscures. Le «Sélect» en faisait partie. Cette salle succéda, en 1934, au «Family» détruit par un incendie, un soir de septembre de cette même année. Pas trop sinistrée en 1944, ce fut une des premières salles à rouvrir ses portes au public à la Libération.

Elle cessa son activité en 1968.


La rue Somme-Py

Cette rue a été inaugurée en 1961. Elle rend hommage à un résistant le Commandant Joseph Garion.

L'école de Bonne Nouvelle

Aujourd'hui cet établissement est définitivement fermé. Il a pourtant une histoire qui remonte au XVI ème siècle puisque ces terrains étaient la propriété des seigneurs de Kérinou. En 1879, l'héritière des ces seigneurs lègue cet espace à la Congrégation des Filles du Saint Esprit, qui en fait une école pour les filles. L'ensemble grandit petit à petit, le bâtiment principal est édifié en 1935, puis les jardins de l'école disparurent pour construire les écoles maternelle et primaire. En 1904, un ordre d'expulsion leur sera adressé par le Gouvernement Combes mais les Sœurs feront de la résistance et avec l'aide du Maire de Lambezellec, Joseph Le Frapper, la sanction ne sera jamais exécutée.

Pendant la première guerre mondiale, les locaux sont réquisitionnés par le service de santé pour accueillir les blessés et soldats venus du front. En juin 1919, les locaux sont évacués et les classes peuvent reprendre.

Pendant la seconde guerre mondiale, l'établissement va connaître une période noire de son histoire. Dès juin 1940, date de l'arrivée des troupes allemandes à Brest, elles occupent l'école. Mais surtout, à partir du mois de juillet, la Gestapo investit les lieux et y restera jusqu'en 1944. Beaucoup de résistants y seront torturés. L'école subit également les bombardements du Siège et sera très endommagée. Elle sera à nouveau occupée en septembre et octobre 1944 mais par une division américaine, cette fois, affectée au déminage de la ville. La classe recommencera chaotiquement en 1945.


La Ferme Jestin

Aujourd'hui transformé en maison pour tous (MPT), ce bâtiment fut jadis une ferme, occupée par une famille de maraîchers : la famille Jestin. Plus haut il y avait des granges, remplacées aujourd'hui par les immeubles et derrière encore des terrains maraîchers.


Ecole Maternelle

Le début du chantier commence en décembre 1951. Cette école fait partie du plan d'équipement scolaire conçu par la municipalité pour décongestionner les écoles publiques surchargées et doter les quartiers, appelés au développement, d'un groupe scolaire particulier. L'architecte, Monsieur Chevallier a voulu retrouver les grands traits de l'architecture bretonne. L'école maternelle sera effectivement ouverte en 1953.

Le Lycée

C'est en 1944 qu'est arrêté le principe de mettre en place ce qui sera le plus grand ensemble d'enseignement réalisé en France après-guerre. Au départ, il a été conçu pour réunir tous les établissements du second degré du Grand Brest, créé en 1945 (annexion des communes de Lambézellec, Saint-Pierre, Saint-Marc).

C'est Jean-Baptiste Mathon qui sera l'architecte de ce projet dont la première pierre des deux premiers bâtiments (enseignement classique et moderne, internat des filles) est posée le 24 janvier 1952. La construction continue jusqu'en 1955, date à laquelle est inaugurée officiellement la cité scolaire et se poursuivra au-delà des années 1960.

Rond point de Kertatupage

Il est intéressant de constater que les maisons qui bordent ce rond point n'ont pas changé d'aspect depuis la fin du XIXème siècle. Dans ce petit quartier circulait le petit train "patate" qui emmenait les voyageurs jusqu'à la gare de la Villette. (Milieu de la rue Robespierre aujourd'hui).


Les castors

Après guerre, une des questions cruciales fut celle du relogement des brestois. Une assistante sociale de l'arsenal émit l'idée de faire se regrouper des ouvriers pour qu'ils construisent eux-mêmes leurs maisons au moindre coût. Les castors étaient nés.

Les castors du Salvage sont installés sur des terrains maraîchers, réquisitionnés par les américains stationnés à la caserne de Pontanézen. Un dépôt avait été construit où l'on réparait les uniformes et les chaussures. On y déposait aussi les ordures du camp. En 1921, les terrains furent remis à leur propriétaire mais il était impossible de remettre ces terres en culture. De la lande y fut semée pour nourrir les chevaux des alentours. En 1953, les terrains furent achetés par la Société des castors de l'Arsenal. Le chantier commença la même année.

Pour ceux de Saint-Christophe (la cité des « Trolleys), les terrains appartenaient à l'évêché. Le chantier commença en 1954.

Les plans des maisons du Salvage furent présentés par Mrs Péron et Weisbein. Ceux de celles de Saint-Christophe par Cortellari. En 1956, les premières maisons du Salvage sortaient de terre, certaines mêmes étaient déjà habitées.

La rue Marcellin Duval

L'Ifac

Avant d'être destiné à l'apprentissage, ce bâtiment fut pendant de longues années, une maison de retraite.

C'est en 1951, que cette propriété est acquise par la congrégation des Petites Sœurs des Pauvres. La première pierre est bénie par le chanoine Chapalain en 1952. Dans les années 70, les bâtiments vieillissent et ne correspondent plus aux normes de confort et de sécurité de l'époque. La réhabilitation s'avère une charge trop lourde pour les finances de la congrégation. Et c'est en 1973 que les bâtiments sont vendus pour devenir un centre d'apprentissage.

L'école Jean Rostand

C'est en 1976 que cette école, jusque là appelée école de Kermaria, fut baptisée « Jean Rostand ». En effet, il fallait la différencier de l'école annexe de la Croix Rouge, elle aussi ; appelée école de Kermaria.

L'école existe depuis 1962 et a commencé son existence en baraques. Des baraques pour l'école des garçons, d'autres pour l'école des filles. Les baraques étaient chauffées par des poêles à bois et à charbon. Ce n'est qu'en 1972 qu'ils ont été remplacés par des poêles à feu continu.

L'école devient mixte en 1971. Jusque là, les filles et les garçons étaient ensemble à la maternelle, séparés pendant cinq ans à l'école primaire et de nouveau en classes mixtes au collège. C'est en 1974, que les locaux sont bâtis en dur.

La rue du Calvaire/Kéraveloc/Keralan

Ce nom lui vient de la chapelle qui s'élevait là à l'époque (aujourd'hui la résidence de Kermaria).

Cet édifice a été détruit en 1976 pour faire place à de l'immobilier. Cette rue fut autrefois la route du Bourg.

le jardin de Keraveloc

Ce jardin, qu'il faudrait appeler plutôt jardin de Keralan fut, dans le passé, un hameau voisin de celui de Keralan et délimité par la rue du Calvaire, la rue Emile Augier et la rue Général Paulet. Il était composé de prairies naturelles et de petites futaies de chênes et de hêtres, il était traversé par le ruisseau du Spernot dans lequel on pouvait pêcher poissons et têtards.

Keralan

Egalement hameau comme Keraveloc, cette campagne, s'est profondément transformée au fil des ans. Aujourd'hui urbanisée, cette zone accueille également la caserne des pompiers, construite en 1974.


Keraudren

Ce domaine appartenait à la Comtesse Ernestine de Trémaudan, originaire des Côtes d'Armor. Elle légua, en 1920, le domaine à Jean-Charles Jouan de Kervonae et Hyacinthe-Marie Coataudon-Kerdu, tous deux vicaires à Saint-Louis de Brest. Deux ans plus tard, ils en firent donation au diocèse de Quimper. Avant d'être maison de retraite pour prêtres âgés, il fut petit séminaire.

Cet édifice fut construit dans la partie boisée de la propriété. Cette décision fut prise, en 1959, par l'évêché pour lutter, déjà, contre la crise du recrutement sacerdotal. Il fut donc décidé que Pont-Croix accueillerait les élèves de la 6eme à la 3eme incluse et que Brest accueillerait, lui, les élèves de la seconde à la première, math et philosophie. Brest avait été choisi parce qu'elle était devenue ville universitaire (collège scientifique en 1960) et qu'elle comptait une vie sociale et associative intense. Les architectes sont Péron et Weisbein : les premiers élèves arrivent en février 1961 et les effectifs croissent jusqu'en 1967, date à laquelle la pénurie de vocation se fait à nouveau sentir.

En 1969, le projet de transformer le séminaire en foyer se concrétise, structure que l'on connaît aujourd'hui, avec la maison de retraite des prêtres installée dans l'ancienne demeure de la comtesse.


Le Tromeur

Cet endroit faisait partie des terres du manoir du Tromeur, qui s'étendaient en grande partie sur la commune de Bohars mais aussi sur la commune de Lambezellec pour atteindre la zone actuelle du giratoire à la hauteur du café.

On pouvait y voir un étang mais qui se comblait petit à petit, faute d'entretien. La voie de chemin de fer qui longeait sa rive Est, est aujourd'hui disparue. La portion nord était suivie par un sentier (aujourd'hui chemin de Traon Bihan).

Le Rufa

La ligne de chemin de fer (le train patate) passait par le Rufa (cf dénomination de chemin de la Ligne), pour emmener les promeneurs et les marchandises en bord de mer. D'abord halte puis ensuite véritable gare, elle fut préférée à Bohars pour l'embranchement de deux lignes : une allant vers Lesneven, l'autre à Porspoder.

Rue du Restic

La clinique Lanroze

La clinique fut auparavant une buanderie tenue par les Sœurs Bleues de Vernon. Elles accueillaient également des pensionnaires de façon annexe.

Les bénéfices tirés de l'exploitation de cette buanderie, permettent de restaurer les locaux qui deviennent un vrai centre de repos avec chambres aménagées pour pensionnaires. La buanderie sera réquisitionnée en 1939 par la marine française, puis en 1940 par les troupes allemandes. Elles occuperont la totalité des locaux en juin 1944 et les sœurs s'exileront derrière l'église de Lambezellec. Le siège causera beaucoup de dégâts à l'établissement. Des baraques sont construites pour permettre une réinstallation rapide sur le site. Dès la fin de la guerre, des contacts sont pris pour étudier la possibilité d'établir une clinique.

Construite par des architectes de Paris, la première pierre est posée le 19 octobre 1950, est inaugurée le 2 juillet 1952 et ouverte officiellement le 22 juillet. L'ensemble est susceptible d'accueillir 70 à 80 lits.

Le Lycée d'enseignement professionnel de Lanroze

Construit au début des années 70, ce lycée professionnel fut précurseur dans la formation « en équipements audio visuels ». Actuellement, il propose des formations sur trois principaux pôles :

  • Structures métalliques
  • Audiovisuel et média
  • La vente.

La zone de Loscoat

Sa création fait partie de l'opération dite de « desserrement » des activités de commerce décidée en 1969. En effet, plusieurs entreprises avaient fait part, dans les années 70, à la municipalité de l'époque de pouvoir s'installer en périphérie de la ville (difficultés de stationnement et d'accès en centre ville).

Cette zone ne fut pas créée sans peine puisque les expropriations, difficiles, réduisirent la surface de la zone prévue à 370 000m2 à 150 000m2. En 1971, 35 entreprises s'y étaient déjà implantées.

La rue Yves Giloux

La piscine Ferdinand Buisson

La piscine a été mise en service en 1986. Elle n'est pas fréquentée par le grand public mais par les clubs, les associations, les écoles du quartier et bien sûr par l'école municipale de natation. Victime d'un incendie après sa remise aux normes en 2000, elle avait rouvert ses portes au début de l'année 2001 avec des structures provisoires pour l'accueil et les vestiaires.

Le groupe scolaire Ferdinand Buisson

En 1990, cette école a fêté ses 150 ans d'histoire. L'école a ouvert ses portes en octobre 1839 et en février 1840, 200 élèves recevaient l'instruction primaire avec deux instituteurs. Les trois quart bénéficiaient de la gratuité, l'autre quart payait une rétribution mensuelle d' 1, 50 franc pour les parents qui pouvaient payer. Elle est considéré comme l'école du Bourg. Il a été modernisé et réaménagé dans les années 80 . C'est aussi dans ces années qu'une classe d'enfants handicapés a été intégré au groupe scolaire.

A noter que Ferdinand Buisson (1841-1942) fut un collaborateur de jules ferry et l'un des fondateurs de la ligue des droits de l'homme.

Le Bourg

L'église de Lambézellec

Un lieu de culte existe depuis le Moyen Age. On sait que la fille de Saint-Gouesnou érigea un sanctuaire dans la paroisse qui allait devenir Lambezellec. Lui succéda ensuite une église dédiée à la Vierge mais trop petite pour accueillir tous les fidèles. Trop vétuste, on ordonna sa destruction en 1749. Il faudra attendre 1863 et maints projets avortés pour des raisons diverses pour que la construction d'une nouvelle église, soit effective. Elle sera achevée en 1865 et sera consacrée le 25 août de cette même année.

L'Etoile Saint-Laurent

La patronage fut créé dès 1899, rue Bouët, avec ses sections de musique, théâtre et bien sûr football.

Il devient Etoile Saint-Laurent en 1919, après 4 ans de mise en sommeil, pour cause de première guerre mondiale et d'occupation des locaux par des militaires de Beauvais. La salle de la rue Bouët est reconstruite en 1919 et le football reste l'activité principale du patronage.L'ESL avait acquis en 1920 un terrain à Pen Ar Pavé non loin de Tréornou puis à partie de 1965, c'est sur le terrain du Petit-Spernot que les matches sont joués.

A noter aussi l'organisation de colonies de vacances à Ploumoguer (Kerhornou). Elle fonctionna jusqu'en 1970. Des sorties à la journée étaient aussi organisées à l'étang de Kerleguer, à Sainte-Anne du Portzic.


La Brasserie

A la fin du XIXeme siècle existaient sur la commune de Lambezellec , deux brasseries :

La Brasserie de Kérinou, située à Kérinou, parallèlement à la rue Robespierre, propriété de la famille Le Frapper-Goux et Cie. Cette société exploitait et commercialisait le « Bock-Kérinou ».

La brasserie de Lambezellec, située sur la route de Bohars, qui fabrique et vend le « Bock-Lambe ».

La Grande Brasserie a été fondée par Mrs Dubois et le Gléau en 1837. Elle s'installe sur le site du vallon su Spernot. Les sources, indispensables à cette activité sont abondantes et claires. Jusqu'en 1925, date à laquelle les activités brassicoles fusionnent, elle connaît la concurrence avec la Brasserie de Kérinou. A partir de 1925, la brasserie se nomme Grande Brasserie de Kérinou et petit à petit les installations déménagent sur Lambe.

Son essor profite à toute l'économie locale. Des commerces s'installent le long de la rue de Bohars. Cette activité a aussi un retentissement sur la vie sociale et le travail des femmes en particulier. Même saisonnier, il apporte un complément de salaire non négligeable.

Pendant la guerre, elle ne fut pas épargnée par les bombardements. Un abri creusé au pied du bâtiment permettait aux ouvriers de se mettre en sûreté . Cependant le potentiel technique est peu endommagé et la production peut repartir très vite en 1945. Les années d'après-guerre furent marquées par la construction industrielle et le regroupement des grandes brasseries. La brasserie de Lambezellec fut absorbée par la Société des Brasseries de la Meuse. Mais elle continua jusqu'en 1955 de vendre ses propres bières : bock Armor, Royal 52, la populaire bière de table : « les trois chevaliers »). Après cette date, elle produit sous la marque « la Meuse », « la Meuse Royale », « La Meuse Pils », la « Valstar ».).

Puis c'est une nouvelle fusion avec Les grandes Brasseries et malteries de Champignolles pour créer la Société Européenne de Brasserie. En 1972, c'est l'absorption par la groupe BSN Gervais Danone. Depuis cette date, la production ne cesse de baisser et les effectifs de diminuer. En 1982, seuls 85 ouvriers sont encore en place contre 400 à 500 personnes dans l'après-guerre !

En 1981, l'inéluctable se produit. Malgré la mobilisation syndicale, l'usine ferme définitivement. Les bâtiments sont détruits : restent en place la malterie et la cheminée en briques roses construite en 1941. Une maison de retraite a été implantée à la place des bâtiments administratifs de l'ancienne brasserie : « la Source ».


Le viaduc

Ce « mécano » construit au XIX éme siècle par l'architecte Harel de la Noe, jette ses 100 mètres de portée d'un côté à l'autre du Spernot.

La construction a été inaugurée en 1893. La tablier est supporté par 7 piles métalliques ajourées, chacune d'elles formées de 2 jambes dont l'écartement à la base atteint 12 mètres. Le tablier est, lui, situé à 19 m 50 au dessus du sol et composé de deux poutres métalliques distantes de 2 mètres l'une de l'autre. Des briques supportent le ballast. il fut endommagé pendant la guerre mais sans grande gravité. Dans les années 70, les rails furent enlevés pour faire place à une route. Aujourd'hui , au vu de son grand âge, seuls les piétons et les piétons empruntent cette voie.


L'école Saint-Laurent

Cette école a été construite en 1866 et sa gestion confiée à la Congrégation des Filles du saint-Esprit. Le 26 novembre 1888, elle est ouverte officiellement : elle comprend un pensionnat, une école primaire, une école « enfantine » et une « salle d'asile ». Bien qu'inquiétée en 1905 par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'école continue d'être ouverte. En 1925, il est créé un cours complémentaire et un cours ménager, transférés ensuite à l'école de Bonne Nouvelle.

La guerre survenant, les locaux sont réquisitionnés d'abord par les allemands puis par l'hôpital maritime : les classes sont dispersées dans le bourg de Lambezellec et à Lanroze. En 1943, les écoles de Brest sont fermées et les élèves s'exilent soit à Plouédern, soit à Châteaulin.

La mixité est établie en 1972. C'est aussi l'année où, pour la première fois, une directrice laïque prend les rennes de l'école.


Sources

Créé à l'initiative d'une association, en 1994, le journal veut faire revivre le passé récent et moins récent du quartier de Lambézellec. 24 pages paraissent chaque trimestre, en 500 exemplaires.

Le journal s'adresse au tout public et veut "réveiller les échos de l'histoire du quartier".

Voir le site :[1]

Les écoles de Lambézellec

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