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Balade "Elle est où la mer?" 2019 : Différence entre versions

 
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Au début du XIX<sup>ème</sup> siècle, le préfet maritime Caffarelli, veut finir de clore l’Arsenal, et confie à Tarbé de Vauclaire, le soin de clore la vallée du Carpon. Il imagine une levée qui unirait les deux casernes, celle des marins côté Armorique et celle des apprentis canonniers des Capucins. Dans ce chantier il inclue la construction, dans l’enceinte même de l’arsenal d’une nouvelle prison maritime.
 
Au début du XIX<sup>ème</sup> siècle, le préfet maritime Caffarelli, veut finir de clore l’Arsenal, et confie à Tarbé de Vauclaire, le soin de clore la vallée du Carpon. Il imagine une levée qui unirait les deux casernes, celle des marins côté Armorique et celle des apprentis canonniers des Capucins. Dans ce chantier il inclue la construction, dans l’enceinte même de l’arsenal d’une nouvelle prison maritime.
 
[[Fichier:Batiment aux lions.jpg|vignette|Bâtiment aux Lions, levée de Pontaniou et prison]]
 
[[Fichier:Batiment aux lions.jpg|vignette|Bâtiment aux Lions, levée de Pontaniou et prison]]
'''La levée de Pontaniou''' est un ouvrage d’art à neuf arches et quatre niveaux, long de 58 mètres large de 10,50 mètres et haut de 20 mètres. Son niveau supérieur supporte une chaussée routière permettant la liaison des deux casernes de l’époque. Afin de le rendre plus utile son auteur a ménagé dans l’épaisseur de la maçonnerie des murs des forges et des magasins servant à l’entreposage des matériaux affectés aux radoubs effectués dans les formes voisines : nécessaires de calfatages, brai, goudron, résine, souffre. Au niveau 2, la voûte du nord permettait l’accès à la rue de Saint-Malo, celle du centre au terrain de la Madeleine et celle du sud, était l’accès à la prison. Ces trois portes encadrent deux pièces voûtées. Le niveau 3 est constitué d’une seule grande pièce voutée d’une cinquantaine de mètres. Le niveau 4 sert de réserves d’eau de pluie récupérée de la route et sert de réserve incendie, les trop-pleins s’écoulent par dix gargouilles sur chacune de ses faces. Sur la face côté Penfeld, elles sont matérialisées par des têtes de lion en plomb d’environ 60 centimètres qui ornent sa façade, d’où son nom de « Bâtiment aux lions ». Le sous-sol permet le passage des ruisseaux descendant du vallon du Carpon. Côté Penfeld de part et d’autre de la levée, deux rampent conduisent sur les plateaux. Coté Capucins, c’est un escalier de granit à deux volées et côté Recouvrance, c’est une longue rampe sur arcatures. En 2009, le Bâtiment aux lions a fait l’objet d’une inscription aux Monuments historiques. Le bâtiment en totalité ainsi que les murs, rampe et escalier reliant aux plateaux sont classés Monuments historiques depuis le 4 février 2011.  
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'''[[Levée de Pontaniou|La levée de Pontaniou]]''' est un ouvrage d’art à neuf arches et quatre niveaux, long de 58 mètres large de 10,50 mètres et haut de 20 mètres. Son niveau supérieur supporte une chaussée routière permettant la liaison des deux casernes de l’époque. Afin de le rendre plus utile son auteur a ménagé dans l’épaisseur de la maçonnerie des murs des forges et des magasins servant à l’entreposage des matériaux affectés aux radoubs effectués dans les formes voisines : nécessaires de calfatages, brai, goudron, résine, souffre. Au niveau 2, la voûte du nord permettait l’accès à la rue de Saint-Malo, celle du centre au terrain de la Madeleine et celle du sud, était l’accès à la prison. Ces trois portes encadrent deux pièces voûtées. Le niveau 3 est constitué d’une seule grande pièce voutée d’une cinquantaine de mètres. Le niveau 4 sert de réserves d’eau de pluie récupérée de la route et sert de réserve incendie, les trop-pleins s’écoulent par dix gargouilles sur chacune de ses faces. Sur la face côté Penfeld, elles sont matérialisées par des têtes de lion en plomb d’environ 60 centimètres qui ornent sa façade, d’où son nom de « Bâtiment aux lions ». Le sous-sol permet le passage des ruisseaux descendant du vallon du Carpon. Côté Penfeld de part et d’autre de la levée, deux rampent conduisent sur les plateaux. Coté Capucins, c’est un escalier de granit à deux volées et côté Recouvrance, c’est une longue rampe sur arcatures. En 2009, le Bâtiment aux lions a fait l’objet d’une inscription aux Monuments historiques. Le bâtiment en totalité ainsi que les murs, rampe et escalier reliant aux plateaux sont classés Monuments historiques depuis le 4 février 2011.  
  
 
Si le lancement des opérations a été réalisé par Tarbé de Vauclaire, c’est son successeur Jean-Nicolas Trouille qui les a réalisés. Né à Versailles en 1750, il entre comme dessinateur auprès du chevalier de Fautras, puis aux travaux maritime en 1779, sous les ordres de Choquet de Lindu. Il s’affilie à la loge maçonnique des Elus de Sully dont il devient vénérable en 1789. On lui confie l’organisation d’une milice bourgeoise chargé d’assurer la tranquillité du port. Il soutient la Convention dominée par les Girondin. En 1794, Jeanbon Saint-André le fait arrêter où il rejoint dans la prison du Château de Brest les Administrateurs du Finistère où il y reste 10 mois en attente de procès. L’année suivante il est élus député et en 1799 reprend son métier d’ingénieur, et en 1808, devient directeur des travaux maritimes de Brest en remplacement de Tarbé de Vauclaire. Il décède en 1825 et dans l’hommage qui lui est rendu on peut lire : « Il laisse les souvenirs les plus honorables. Ingénieur habile et laborieux, il embellit le port de Brest de superbes constructions. »
 
Si le lancement des opérations a été réalisé par Tarbé de Vauclaire, c’est son successeur Jean-Nicolas Trouille qui les a réalisés. Né à Versailles en 1750, il entre comme dessinateur auprès du chevalier de Fautras, puis aux travaux maritime en 1779, sous les ordres de Choquet de Lindu. Il s’affilie à la loge maçonnique des Elus de Sully dont il devient vénérable en 1789. On lui confie l’organisation d’une milice bourgeoise chargé d’assurer la tranquillité du port. Il soutient la Convention dominée par les Girondin. En 1794, Jeanbon Saint-André le fait arrêter où il rejoint dans la prison du Château de Brest les Administrateurs du Finistère où il y reste 10 mois en attente de procès. L’année suivante il est élus député et en 1799 reprend son métier d’ingénieur, et en 1808, devient directeur des travaux maritimes de Brest en remplacement de Tarbé de Vauclaire. Il décède en 1825 et dans l’hommage qui lui est rendu on peut lire : « Il laisse les souvenirs les plus honorables. Ingénieur habile et laborieux, il embellit le port de Brest de superbes constructions. »

Version actuelle datée du 16 octobre 2019 à 17:22

Le groupe au départ de la balade aux Capucins
Parcours de la balade CCQ interquartier

L’anse de Pontaniou

Si on fait un saut dans le passé de quatre siècles pour se retrouver à la fin du XVIème-début du XVIIème siècle, en face on a la petite ville de Brest avec ses 1 500 habitants et son château, ancien fief du Léon passé dans le domaine ducal, puis royal par le mariage des duchesses de Bretagne, Anne et Claude, avec des rois de France, appartenant à la sénéchaussée de Saint-Renan. En face du château, le village et port de Sainte-Catherine avec sa chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, appartenant à la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon de l’ancien fief des Du Châtel, devenu un fief des Rohan par mariages et successions. Au pied de la falaise morte sur laquelle on est, une petite grève sans doute très vaseuse qui sert à l’échouage des bateaux qui doivent être radoubés. Au bout de cette crique un petit vallon où serpentent puis se rejoignent plusieurs petits ruisseaux descendant des plateau de Milin Avel sur la rive droite et celui du Carpon sur la gauche, vers une ria ou aber, en breton, la Penfeld.
On vient de qualifier la Penfeld, de "ria". Une ria est une vallée submergée. Ce ne peut pas être la Penfeld, ruisseau de 11 kilomètres de long avec un débit moyen qui a pu creusée une telle vallée. Il y a 30 millions d’années, le goulet de Brest n’existait pas et toutes les eaux de la pénéplaine ouest-armoricaine s’écoulaient dans cette vallée, sous un climat de type équatorial humide, qui après avoir utilisé une partie du cours actuel de la Penfeld rejoignait celui de l’Aber-Ildut, la Penfeld étant un de ses petits affluent. Lors de l’orogénèse alpine, il y a environ 20 millions d’années, le Massif Armoricain est le siège de grands mouvements tectoniques provoquant l’effondrement de la plaine ouest armoricaine et l’ouverture du goulet actuel et le sur-relèvement du Léon modifiant l’écoulement des eaux qui se fait dès lors vers l’ouest pour rejoindre l’océan et la Penfeld devient un affluent de l’Aulne.
A la fin de la dernière grande glaciation, le niveau de la mer était à la côte -100 à -120 mètre. Suite à la fonte des glaciers, le niveau de la mer remonte progressivement et vers 11 000 ans la vallée du Fromveur est ennoyée, faisant d’Ouessant, une île et vers 8 000 ans, celle du Four, transformant le plateau molénais en île. On estime que le début de l’immersion des abers commence vers 6 000 ans. Le niveau de la mer augmente en moyenne, depuis 7 000 ans de 1 millimètre par an avec des périodes d’accélération par moment et des reculs pour d’autres. La Penfeld devient une ria dont l’influence de la marée se fait au moins sentir jusqu’au gué du village de Penfeld, se remplissant et se vidant deux fois par jour au rythme des marées.
En 1632, Richelieu décide de regrouper la Marine du Ponant au port de Brest et les bases des infrastructures portuaires sont posées, mais l’élan retombe sous Mazarin. Colbert reprend le projet de Richelieu avec une nouvelle ampleur. Tout au long du XVIIème et du XVIIIème siècle, des corderies, des forges, des magasins, des hangars, des cales de construction, des formes de radoub, des quais en pierre sur les deux rives de la Penfeld sont construits, dont beaucoup sont l’œuvre de Choquet de Lindu.

Dans l’anse de Pontaniou, appelé au XVIIème siècle : Poultaniou ou « trou à feu », car sous Richelieu c’est dans cette crique qu’était installée les forges et fours à brai et goudron pour radouber les bateaux. C’est là que Colbert, à la fin du XVIIème siècle, décide de créer une forme de radoub et dans la vallée du Carpon, son fils, Seignelay entreprend d’installer une manufacture de toiles qui a la demande de Madame de Maintenon devient une maison pour les filles et femmes débauchées où elles sont employées aux travaux de filage et de lavage. C’est le Refuge royal aussi appelé la Madeleine. Ces bâtiments seront détruits par un incendie quelques années avant la Révolution.

Au début du XIXème siècle, le préfet maritime Caffarelli, veut finir de clore l’Arsenal, et confie à Tarbé de Vauclaire, le soin de clore la vallée du Carpon. Il imagine une levée qui unirait les deux casernes, celle des marins côté Armorique et celle des apprentis canonniers des Capucins. Dans ce chantier il inclue la construction, dans l’enceinte même de l’arsenal d’une nouvelle prison maritime.

Bâtiment aux Lions, levée de Pontaniou et prison

La levée de Pontaniou est un ouvrage d’art à neuf arches et quatre niveaux, long de 58 mètres large de 10,50 mètres et haut de 20 mètres. Son niveau supérieur supporte une chaussée routière permettant la liaison des deux casernes de l’époque. Afin de le rendre plus utile son auteur a ménagé dans l’épaisseur de la maçonnerie des murs des forges et des magasins servant à l’entreposage des matériaux affectés aux radoubs effectués dans les formes voisines : nécessaires de calfatages, brai, goudron, résine, souffre. Au niveau 2, la voûte du nord permettait l’accès à la rue de Saint-Malo, celle du centre au terrain de la Madeleine et celle du sud, était l’accès à la prison. Ces trois portes encadrent deux pièces voûtées. Le niveau 3 est constitué d’une seule grande pièce voutée d’une cinquantaine de mètres. Le niveau 4 sert de réserves d’eau de pluie récupérée de la route et sert de réserve incendie, les trop-pleins s’écoulent par dix gargouilles sur chacune de ses faces. Sur la face côté Penfeld, elles sont matérialisées par des têtes de lion en plomb d’environ 60 centimètres qui ornent sa façade, d’où son nom de « Bâtiment aux lions ». Le sous-sol permet le passage des ruisseaux descendant du vallon du Carpon. Côté Penfeld de part et d’autre de la levée, deux rampent conduisent sur les plateaux. Coté Capucins, c’est un escalier de granit à deux volées et côté Recouvrance, c’est une longue rampe sur arcatures. En 2009, le Bâtiment aux lions a fait l’objet d’une inscription aux Monuments historiques. Le bâtiment en totalité ainsi que les murs, rampe et escalier reliant aux plateaux sont classés Monuments historiques depuis le 4 février 2011.

Si le lancement des opérations a été réalisé par Tarbé de Vauclaire, c’est son successeur Jean-Nicolas Trouille qui les a réalisés. Né à Versailles en 1750, il entre comme dessinateur auprès du chevalier de Fautras, puis aux travaux maritime en 1779, sous les ordres de Choquet de Lindu. Il s’affilie à la loge maçonnique des Elus de Sully dont il devient vénérable en 1789. On lui confie l’organisation d’une milice bourgeoise chargé d’assurer la tranquillité du port. Il soutient la Convention dominée par les Girondin. En 1794, Jeanbon Saint-André le fait arrêter où il rejoint dans la prison du Château de Brest les Administrateurs du Finistère où il y reste 10 mois en attente de procès. L’année suivante il est élus député et en 1799 reprend son métier d’ingénieur, et en 1808, devient directeur des travaux maritimes de Brest en remplacement de Tarbé de Vauclaire. Il décède en 1825 et dans l’hommage qui lui est rendu on peut lire : « Il laisse les souvenirs les plus honorables. Ingénieur habile et laborieux, il embellit le port de Brest de superbes constructions. »

Brest a plusieurs lieux d’incarcération :

  • le château de Brest par les militaires ;
  • le Refuge royal pour les prostitués détruit par un incendie en 1792 ;
  • le bagne de Brest sur la rive gauche de la Penfeld, construit en 1750 et sera en activité jusqu’en 1858 ;
  • la prison civile du Bouguen achevée en 1859 et détruite par des bombardements alliés en 1942 ;
  • la prison maritime de Pontaniou pour les marins et les ouvriers de l’Arsenal.
Prison de Pontaniou

La première prison maritime de Pontaniou est construite en 1670 au pied de la falaise des Capucins dans l’anse. Devenue trop petite et insalubre et ne correspond plus aux idées nouvelles en matière pénitentiaire à la demande du préfet maritime Cafarellli une nouvelle prison est construite dans l’enceinte de l’Arsenal au dessus du terrain de la Madeleine, une porte de la levée de Pontaniou y donnant accès. Une partie d’une ancienne fonderie abandonnée sert de fondations à ce bâtiment de 37 mètres de long sur 20 de large dont la construction démarre en 1804. Cette prison doit permettre une meilleure séparation des espaces de détention de ceux dévolus à l’administration et aux personnels, et des différentes catégories de prisonnier. Ce bâtiment constitué d’un rez-de-chaussée et d’un étage avec dans chaque niveau deux alignements de salles voûtées séparés par un couloir de 3 mètres. Dans ses écrits Jean-Nicolas Trouille insiste sur les précautions prises pour assure la salubrité dans ce bâtiment et particulièrement pour la circulation de l’air et la ventilation des cellules. En 1858, la prison est agrandie par surélévation d’un étage supplémentaire avec combles et lucarnes. En 1935, un incendie détruit la charpente, les combles et une partie des deuxièmes et troisièmes niveaux, les travaux de remises aux normes sont réalisés en 1937. Après l’arrivée des troupes allemandes à Brest en juin 1940, celles prennent rapidement le contrôle des deux prisons de Brest et celle de Pontaniou sert à l’incarcération des détenus politiques et des résistants. La prison maritime de Brest est supprimé le 5 juillet 1952 et devient le 18 août 1952 prison civile jusqu’à sa fermeture définitive le 7 mars 1990.

Une grande partie du quartier de Pontaniou a été construit durant la seconde moitié du XIXème siècle, particulièrement par Joseph Victor Tritschler (1818-1879), ingénieur de formation, qui avait installé son bureau d’architecte et son entreprise de travaux publics à proximité du cimetière de Recouvrance.

L’évolution des traversées de la Penfeld au fil des siècles.

En continuité avec nos 3 précédentes balades, nous poursuivons aujourd’hui la découverte de notre front de mer et de son évolution.

Certes la Penfeld ce n’est pas la mer, quoique ! A l’origine nous avions sous nos pieds un aber du même type que ceux de l’Ildut, Wrac’h ou Benoit et ce n’est pas le modeste ruisseau de la Penfeld qui en assure le remplissage.

Nous sommes bien dans un espace maritime soumis aux marées et dont l’eau n’est pas absolument douce. Comme notre front de mer, cet espace a évolué au fil des siècles et même si le résultat est moins spectaculaire que coté rade il est malgré tout très important.

Dans cet estuaire sauvage, abri naturel bien protégé et de bonne profondeur un port s’établi, progressivement des quais se construisent, les rives sont aplanies, arrasées comme la montagne du Salou à notre gauche.

Des anses sont comblées ou aménagées en bassins de radoub, Troulan, Pontaniou, Moulin à poudre, une île factice (1803/1818) est aménagée (rattachée à la rive gauche en 1945) etc…

Reste un problème majeur, comment faire passer d’une rive à l’autre les habitants et les marchandises ?

Pendant longtemps (jusqu’au milieu du XIXème) la seule solution était les barques, pas trop compliqué pour les marins, payant et peu sécurisé pour les civils.

Exemples : Le 18 avril 1689 - 32 victimes, autre accident majeur 15 août 16..   60 victimes que se rendaient à Brest pour la procession du voeux de Louis XIII (participation obligatoire).
Les différents ponts de Recouvrance

En 1792, les droits de passage féodaux sont supprimés mais progressivement des particuliers assurent la traversée établissent les redevances à leur convenance. Les accidents se reproduisent.

C’est en 1861 que Brest fut relié à Recouvrance par le Grand Pont mettant fin ainsi aux bacs et autres embarcations de fortune.

C’est également à la fin du XIXéme qu’une passerelle relie les 2 rives à la Villeneuve et une autre à l’extrémité sud de l’île factice remplaçant les passages par barques assurés par la marine.

Il existe également des ponts flottants à différents endroits, mais dans l’enceinte militaire et à destination exclusive de la marine.


En 1909, le montage d’un pont Transbordeur provenant de Bizerte est achevé au niveau de l’actuel pont de l’Harteloire mais il reste destiné au personnel de la base navale.

Endommagé en 1944, il sera déconstruit en 1947.

En 1930, un pont levant est construit au niveau de l’arrière garde/Kervallon mais il reste à usage militaire. Il sera détruit et remplacé par le barrage actuel en 1987.

Pendant toute la première moitié du 20ème siècle un seul pont permet la traversée des civils et marchandises, le pont impérial, devenu pont National ou "grand pont" autrement dit le pont de Recouvrance version 1.

A la fin de la seconde guerre mondiale retour à la case départ, le grand pont est détruit.

Une passerelle de fortune ouverte aux civils est établie sur la Penfeld.

Les autres passages sur la Penfeld

Dans un premier temps à proximité des bassins de Pontaniou, ensuite avec la reprise d’activité de l’arsenal un pont flottant est installé, un escalier et une passerelle aérienne en permettait l’usage sans pénétrer dans la base navale.

Pour les véhicules, la marine accepte l’ouverture du pont de Kervallon, une route d’accès (Rue des Archives aujourd’hui) est réalisée coté Bouguen. Le parcours de Recouvrance vers Brest commence par la route de Guilers au Prat Lédan ensuite celle de Kervallon jusqu’au pont et remontée vers le Bouguen, descente vers le moulin à poudre et remontée (rue de Porzmoguer) vers le centre de Brest.

En 1950 à l’emplacement du pont transbordeur un nouveau pont est construit, le pont de l’Harteloire.

En parallèle la construction d’un nouveau pont levant est lancée à Recouvrance, il ouvrira en 1954.

Viendrons s’ajouter ensuite, le pont technique à l’extrémité sud de l’île factice en 1977 et le pont de la Villeneuve en 1983. N’oublions pas le pont Robert Schuman (Pont du Bouguen) en 1963 qui certes n’est pas sur la Penfeld mais qui enjambe l’ancienne anse du moulin à poudre et facilite grandement l’accès au futur quartier de Bellevue.

Pour terminer ajoutons le téléphérique en 2016.

L'ouvrage à corne de Quéliverzan

Jean Luc au micro

La construction

Plan de 1790

C'est à la fin du XVIIème siècle que Brest fut fortifiée sur les deux rives suivant les principes de Vauban (1633 – 1707). On sait qu'il a séjourné dans notre ville en 1695.

Presque un siècle plus tard, en 1764, Pierre Filley de la Côte, officier du Génie, identifia un point faible dans le système de fortifications et recommanda de construire trois ouvrages supplémentaires pour défendre l'amont de la Penfeld : aux Carrières du Pape (actuelle fac de médecine), au Bouguen, et à Quéliverzan. C'est aussi à cette époque que les promoteurs d'une défense à distance faisaient construire les forts de Penfeld, du Questel, de Keranroux et de Montbarey.

Fichier:ARCHIVES MUNICIPALES de BREST-2Fi02831.jpg
Disparitions des remparts pendant la reconstruction

Les travaux débutèrent en 1772 par des opérations d'expropriation et se terminèrent en 1776 sous la direction de l'ingénieur Dajot, directeur des fortifications de Bretagne. Ici, à Quéliverzan, on a construit un « ouvrage à corne » qui vient se connecter aux anciens remparts de Vauban à peu près à l'emplacement des tours actuelles et qui descend jusqu'à la Penfeld vers Kervallon.

Construit pour protéger la ville et surtout la marine d'une attaque de l'ennemi héréditaire – les Anglais – ces remparts n'ont été un obstacle qu'une seule fois : lors de l'arrivée des troupes américaines en 1944.

La disparition

Au début du XXème siècle tout le monde avait conscience que des remparts étaient inutiles pour la défense d'une ville. Ils ne constituaient plus qu'une gêne pour la circulation des habitants et les véhicules. Dans les années 1920, le plan Milineau prévoyait leur disparition et des travaux de démolition ont débuté, surtout sur la rive gauche.

Les bombardements pendant les années de guerre en ont abattus quelques petites portions mais ce sont surtout les travaux de la reconstruction qui les ont fait disparaître.

L'architecte Mathon qui s'est inspiré du plan Milineau a globalement repris le tracé des rues anciennes mais les remparts ont laissé place à des alignements de jardins et de constructions publiques. Du côté de Recouvrance on devine leur tracé en partant des tours de Quéliverzan vers l'école de la Pointe, en passant par la résidence Louise Le Roux, le jardin Jegaden, la crèche de Recouvrance, la piscine et le centre commercial. La rue Saint-Exupéry passe sur ce rempart, ce qui explique le dénivelé important entre la chaussée et le parking de la cité voisine.

Ici les remparts ont été surtout délaissés et enfouis sous les baraques nécessaires au relogement des Brestois. Puis, dans les années 1950 se fut le chantier des tours, et au début des années 1960 la construction d'une « cité d'urgence » pour reloger des rapatriés d'Algérie. Seuls quelques anciens enfants du quartier se souvenaient d'avoir joué dans les douves.

La restauration

C'est en 2003-2004 que des travaux ont été entrepris pour déblayer et débroussailler les douves afin de rendre une partie des fortifications visibles et accessibles au public. Pour cela, il a fallu évacuer 20 000 m3 de remblai.

Des sentiers permettent aussi de se promener dans le bois entre le sommet de la fortification et les anciennes limites de l'arsenal.

Cette année, en 2019, ce site a été intégré dans le circuit « Balcons sur la Penfeld » avant de mettre en valeur cette partie de notre patrimoine.

L'anse de Kervallon et la maison du Corsaire

Josiane et Guyslaine

Je vous propose de redécouvrir l’anse de Kervallon, située jusqu’en 1945 dans le Brest extra-muros, sur la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon, et qui relevait autrefois, de l’ancienne seigneurie Du Châtel.

Au XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, les rives de la Penfeld sont un site de villégiature pour les notables brestois : les Tremblay, les Bordenave, les De Vassal, les Malmanche, les Riou-Kerhallet (célèbres armateurs de bateaux corsaires) construisent sur les berges accueillantes des « campagnes ou bastides » parfois luxueuses.

La maison du corsaire, dont nous voyons les vestiges aujourd’hui, était au temps de sa splendeur, la réunion de 2 bastides, bâties sur 2 domaines: l’un agricole, l’autre industriel.

En 1686, Claude Ollivier achète la terre de Vanaez Quelevarza à Louise de Keroualle ; il y construit jusqu‘en 1698 la bastide Ollivier ou bastide de Kervallon qui comporte jusqu‘à 24 pièces et dépendances avec un parc arboré, un bassin en marbre réceptacle d’une source, une orangeraie et une chapelle privée ; il y marie sa fille à Fayet de Peychaud. Le domaine subit des fortunes diverses, avant d’être cédé par son petit fils (marquis de Fayet, Peychaud et Liverzan) en 1788 à Riou de Kerhallet ; c’est alors un grand domaine agricole, avec carrières et douets, une cale, borné par la Penfeld, les fortifications de Quéliverzan, la ferme de la Jument Blanche, et le domaine Tramblay.

Kermédick ou « bastide Vassal » puis « bastide Tramblay » était une maison d’habitation en bord de Penfeld appartenant, dès la fin du XVIIème siècle, aux Vassal; en 1778-1779, les héritiers vendirent leurs terres à Joseph André Claude Tramblay qui y investit 120 000 livres pour la transformer en ensemble de magasins, qui seront loués à la Marine dès 1786.

La bastide de Kervallon

A l'origine il existait deux entités avec des propriétaires distincts :

Claude Ollivier (1645-1722 ), premier médecin de la marine au port de Brest acheta à Louise de Keroualle (1649-1734 ), duchesse de Portsmouth, la terre de « vaenez Quelevarza » sur laquelle il construisit sa bastide appelée « bastide de Kervalon ou bastide Ollivier ». La bastide Ollivier comprit jusqu'à 24 pièces et dépendances avec un parc arboré, un bassin en marbre réceptacle d'une source, une orangeraie et une chapelle privée...

Il fut l'un des brestois les plus fortunés de son temps , depuis 1687, il est propriétaire du droit de passage et de péage entre Brest et Recouvrance. A l'époque les Ollivier semble former une dynastie importante à Brest. En 1702, Claude Ollivier acheta l'une des cents charges « annoblissantes » de commissaire ordinaire de la marine.

Kervallon, port de commerce privé avec d’importants équipements maritimes (extrait du plan relief de Brest)

Le 11 août 1710, il marie sa fille Catherine à Pierre Antoine De Fayet de Peychaud, originaire du sud ouest, arrivé à Brest par le service du roi au sein de la marine. L'acte de mariage (paroisse de Saint Louis) révèle que la bénédiction nuptiale a eu lieu en la chapelle de Kervalon, paroisse de Quilbignon, par la permission de Monsieur l'abbé de Keramprat, vicaire général de Léon.

Quelques années plus tard, Pierre de Fayet devient gouverneur et lieutenant général des îles d'Amérique. Il meurt en 1737. Son fils Alain Pierre, né à Brest le 31 juillet 1713, également marin et propriétaire d'une compagnie franche, meurt prématurément au cours de l'été 1758.

Il laisse un fils unique, âgé de 5 ans, Jean - Baptiste - Catherine - Alain, dont la tutelle est confiée à sa mère et la curatelle à Claude Sylvestre Ollivier, prieur de Lampaul Plouarzel.

Les fortifications de Quéliverzan construites de 1773 à 1776 ont empiété une partie du domaine.

Le 3 janvier 1789, on constate que «  haut et puissant seigneur, Jean – baptiste – Catherine – Alain, marquis de Fayet, seigneur de Peychaud et de Liverzan, lieutenant au régiment des gardes françaises, demeurant à Paris s'est, par acte du 2 décembre 1788, demis, dévêtu et dessaisi du fonds et propriété de Kervallon et en a vêtu et saisi Riou-Kerhallet (selon la formule imagée de l'époque).

Le domaine de Kervalon n'était plus alors qu'une grosse ferme dirigée par Jean Kervern et dont les bâtiments agricoles étaient dispersés au milieu des splendeurs d'antan.

Cette acquisition, pour 15000 livres, fut la première étape de la constitution d'une propriété qui permit à Riou-Kerhallet d'accéder à la Penfeld au niveau de l'anse de Kervallon.

L'autre entité :

La bastide « Vassal», puis bastide « Tramblay » appartenait dès la fin du XVIIème aux Vassal, famille d'officier civils de la marine (écrivains, commissaires).

Les héritiers Vassal vendirent leur propriété vers 1778-1779 à Joseph, André, Claude Tramblay né à Brest le 10 octobre 1750, de son état, banquier, négociant, armateur. Il était le second fils de Pierre Tramblay, receveur général des seigneuries Du Chatel et De Carman et de Marguerite Gaudin, fille d'un conseiller du roi, commissaire de la marine. Il loge avec son épouse Renée Mahoudeau du Kergoat, dans la magnifique bastide de Kervallon en Saint-Pierre-Quilbignon, au bord de la Penfeld, constructions qu'il dit lui être revenu à 180 000 livres, somme considérable pour l'époque.

Cette prospérité ne va pas durer !

Le 7 octobre 1782 éclate l'annonce de la banqueroute des Rohan-Guéméné (de nombreux Brestois se sont trouvés réduits à la mendicité à la suite de ce désastre). Joseph Tramblay fut pris dans la tourmente qui suivit la faillite, pour régler ses affaires qui débordent le cadre brestois, il s'installa à Paris. Il vendit sa flotille (il était armateur !), mais les affaires ne s'arrangeaient pas. Le 31 décembre 1785, les juges procèdent à l'inventaire. Il doit se séparer de l'argenterie, de la bibliothèque et des meubles de la bastide de Kervallon.

Il pensait pouvoir vendre au roi la bastide et ses dépendances, d'autant plus qu'une partie était occupée par la direction des vivres (bail des 10 mars et 21 octobre 1786 consenti par les créanciers de Joseph Tramblay à la marine). Le roi refusa le marché.

A cette époque la bastide « Tramblay », située à l'emplacement de la « maison du corsaire », avait perdu de sa magnificence et n'était déjà plus une maison d'agrément.

A une date qui reste mal déterminée (1812?), Jean François Riou-Kerhallet réunit les deux ensembles.

Jean François Riou, sieur de Kerhallet, négociant armateur, fils d'un marchand de vin de Châteauneuf-du-Faou, amasse une fortune considérable grâce à son commerce avec la marine et à la guerre de course (Corsaire) durant la guerre d'indépendance américaine, La révolution et l'empire. Riou-Kerhallet, "arme en guerre et marchandise", c'est suite à cette activité que la maison sera appelé « maison du corsaire ».

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Corsaires

Le pirate est un bandit des mers qui opère pour son propre compte et qui ne bénéficie d'aucune couverture officielle. En cas de capture il est justiciable de la peine de mort, (ainsi en décembre 1556, la bande de Coetlestremeur est condamnée à mort et la sentence exécutée rapidement).

Le corsaire est autorisé, (par une lettre de marque, également appelé, lettre de commission ou lettre de course), à attaquer en temps de guerre tout navire battant pavillon d'Etats ennemis. Si le corsaire était libre, il devait cependant obéir au code de la guerre et la course était une activité qui ne pouvait s'exercer librement.

Au 15ème et 16ème siècle, la frontière entre la piraterie et la course était bien mince.

Jean de Coatanlem (roi et gouverneur de la mer), célèbre corsaire du 15ème siècle, présente ce visage ambigüe, issu d'une famille de marins et d'armateurs léonards, originaire de Saint-Pol-de-Léon, il proclamait « n'avoir trouvé oncques en la mer son plus puissant, ni son seigneur ».

La course est profondément liée aux guerres qui enflamment périodiquement l'Europe. C'était une manière pour les monarques de faire la guerre à moindre frais. Louis XIV (1638-1715) délaisse en partie la guerre d'escadre au profit de la guerre de course. Vauban déclare : « la guerre de course est la seule guerre qui nous puisse être de quelque utilité ». Brest a servi de base avancée à Duguay-trouin (1673-1736). Les prises effectuées par ses soins sont régulièrement acheminées vers Brest.

C'est un décret de Napoléon III en 1859 qui a transféré le port de commerce à son emplacement actuel. Auparavant l'activité commerciale côtoyait l'activité militaire à l'embouchure de la Penfeld.

Brest était loin d'être le principal port marchand de la région, l'activité commerçante dépendait étroitement de l'activité du port de guerre. Dans un article des annales de Bretagne(R. Durand) ,on peut lire : « Brest ne présente aucuns moyens avantageux pour le commerce au moins quand la France est en paix. Mais si l'on est en guerre les affaires changent totalement de face : ce temps si funeste aux autres places donne à celle ci, une vigueur presque impossible à déterminer, c'est alors qu'elle offre aux spéculateurs les occasions les plus multiples et les plus avantageuses pour les opérations de tout genre ….. ».

C'est ainsi que l'armateur négociant, Jean François Riou-Kerhallet, opportuniste et clairvoyant amassa une fortune considérable et devint propriétaire des deux ensembles dont il ne subsiste aujourd'hui qu'un bâtiment en ruine surnommé « la maison du corsaire ».

A la veille de la révolution, la course a mauvaise presse, cependant elle va continuer....

Le coup de grâce est donné en 1856, lorsqu'au traité de Paris, les représentants de toute les nations, à l'exception notable de l'Espagne et des Etats-Unis, suppriment les Corsaires, mettant fin à cette «  glorieuse » et séculaire tradition.

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(1812 ?) : La réunion des deux ensembles permet à Riou-Kerhallet d’établir à Kervallon un port de commerce privé avec d’importants équipements maritimes : magasins, cales et débarcadères, chantier de construction navale, et industriels : scierie, carrière, 2 moulins alimentant une papeterie, tannerie approvisionnant les services de la Marine. Il évite ainsi l'encombrement de l'avant-port et la longue attente pour accéder aux quais de commerce.

Il fournit la Marine en cuivre, chanvre, cuir et vin, pratique la course et capture des vaisseaux ennemis (an IV le Patriote, 1809 le Dugay Trouin) sur lesquels l’état prélève sa part de butin, mais perd aussi parfois ses navires (1812).

Les affaires périclitent après les guerres d’empire et les traités de paix (1814-1815), et les projets expansionnistes de la Marine initiés par le préfet Caffarelli; après plusieurs procès, et le décès de Riou Kerhallet en 1828, les héritiers proposent la vente des installations portuaires et industrielles à la Marine en 1835; ils conservent le domaine agricole et résidentiel, qui devient la propriété de Keratry, général de l’Armée de Bretagne et député de Brest, au début du XXème siècle ; l'anse et les installations "portuaires" achetées par la Marine sont éloignées des zones d'activités de l'arsenal et les magasins sont peu à peu abandonnés.

Domaine de Kervallon début XXème

La guerre de 1914 redonne une certaine vie au site, celui-ci est transformé en dépôt de convalescents n°4. D’une capacité de 400 à 500 lits, il est en activité de janvier 1915 à mars 1919.

Plus tard en 1940, Jean Perrigault, lieutenant de réserve, journaliste de son état, s'y installe avec 102 travailleurs marocains, occupés à l'arsenal. Les nouveaux habitants adjoignent aux restes des jardins magnifiques, des terrasses, naguère peuplées de statues, une mosquée et un café maure...

D’autres sinistrés, brestois ceux-ci, les remplacèrent en 1945, attendant, eux aussi, avec résignation, de retrouver leur maison.

1959 : La famille Caudrolier, qui vivait de manière très précaire dans deux autobus quartier Saint-Marc, loue aux Gélébart, alors propriétaires de la maison, une partie des locaux. Des quittances en bonne et due forme l'attestent. Le fils Henri reste sur place après la mort de ses parents.

1969 : Madame Perhirin, dont la baraque au Bouguen vient d'être abattue, s'installe avec ses fils dans une autre partie de la maison, de manière tout aussi régulière. Il y a de l'électricité mais l'eau arrive de la source jusqu'à l'évier par gravitation naturelle.

En 1980, les propriétaires sont expropriés par la SEMAEB (Société d'Economie Mixte d'Aménagement et d'Equipement de la Bretagne) qui aménage alors le quartier de la Cavale-Blanche. Les locataires restent dans la maison. En 1997, BMO récupère le site et, selon les occupants, reste tout aussi silencieuse.

Le 10 octobre 2007, les services municipaux expulsent les occupants (et les relogent) mettant à exécution l’arrêté de péril validé la veille; les sculptures d’Henri Caudrolier, dont l’avion de métal, restent sur place.

Le 9 décembre 2007, la maison est totalement ravagée par un incendie (criminel ?) alors que 40 tonnes de gravas et détritus en avait été dégagés, et qu’elle était murée pour sécurisation.

Aujourd'hui nivelé, reboisé avec la participation des enfants des écoles de la Cavale Blanche, ce vallon d'oxygène, où voisinent les terrasses engazonnées, les contreforts arborés, les jardins familiaux et autres aires de jeux pour enfants et parcours sportifs, demeure au delà d'un théâtre de verdure aux couleurs des quatre saisons, un lieu propice à la rêverie, l'évasion. Regards d'aujourd'hui aux impressions d'hier, comme nous y invite la promenade Chateaubriand…

Depuis fin 2017, la ville avec des subventions régionales (40.000 €) a procédé à l’assainissement et la préservation des quais par l’installation de drains (et clapets) protégeant les structures des dégradations liées au ruissellement des eaux de pluie.

Brest Métropole s’est associée à l’ENSA Nantes pour réfléchir à l’avenir du fond de la Penfeld.

Bibliographie 

  • Service Historique de la Défense : registre du Conseil d’Administration de la Marine (année 1835) - p 44 et 62
  • Le commerce en Bretagne au XVIIIème siècle (René Durand) p 461 à 462 Annales de Bretagne
  • Tribunal de commerce de Morlaix (1792-1814) : Appendice 1 - p 237 à 296 Archives du Finistère
  • LCP Assemblée Nationale ; Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny) : Emile De Keratry
  • Echo de Saint-Pierre, n° 59 - novembre 1993 : Les marocains à Kervallon
  • Echo de Saint-Pierre, n° 60 - décembre 1993 : Les marocains à Kervallon (Suite et fin: Les jours sombres)
  • Echo de Saint-Pierre, n° 211 - mars 2009 : une mosquée à Saint Pierre
  • Echo de Saint-Pierre, n° 263 - mai 2014 : Un fabricant de cuirs à Kervallon, sur la Penfeld
  • Mémoires de Saint Pierre : Histoires de Kervallon (Jean Luc Coat)
  • De Wiki-Brest : L’Arrière Garde CCQ Brest Bellevue
  • Site La Maloïne : Kervallon- Brest Rive Droite
  • Site La Caisse à Clous : visite du Port 16 janvier 2012 (2006-2019)
  • Site Tonnerre de Zef : Kervallon, à Brest
  • Ouest France 11 octobre 2007 : La Maison du Corsaire perd ses habitants
  • Françoise et Hubert Despré, d’après l’entretien réalisé auprès de M. Pierre Guillou, ingénieur, division maintenance 3 – Parcs d’agglomération. Direction des espaces verts. Pôle espace public et environnement : Une histoire de vannes
  • Brest Métropole/ ENSA architecture Nantes : Utopies Métropolitaines « Je reprendrais bien un peu de Penfeld »
  • J.P. Hirrien - Corsaires, guerre de Course en Léon, éditions Skol Vreizh, 2004.
  • Annie Henwood, Les cahiers de l’Iroise, n°183, 1999.

Voir aussi

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