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Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte alors premier consul est sacré empereur des Français à l'Â’église Notre-Dame de Paris.
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Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte alors premier consul est sacré empereur des Français à l'église Notre-Dame de Paris.
Ce sacre sera illustré par Jacques-Louis David, peintre officiel de l'Â’Empire dans une huile sur toile (621 x 979 cm) peinte entre 1805 et 1807.
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Ce sacre sera illustré par Jacques-Louis David, peintre officiel de l'Empire dans une huile sur toile (621 x 979 cm) peinte entre 1805 et 1807.
Bonaparte, jeune général auréolé par ses victoires en Italie (1796-1797) devient, suite au coup d'Â’état du 18 brumaire An VIII (9 novembre 1799), premier consul. Il instaure de nombreuses réformes administratives, sociales, économiques et dirige la France dans de grandes conquêtes napoléoniennes.
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Bonaparte, jeune général auréolé par ses victoires en Italie (1796-1797) devient, suite au coup d'état du 18 brumaire An VIII (9 novembre 1799), premier consul. Il instaure de nombreuses réformes administratives, sociales, économiques et dirige la France dans de grandes conquêtes napoléoniennes.
 
En 1804, suite à un plébiscite des Français, Bonaparte est sacré empereur des Français et devient alors Napoléon Ier.
 
En 1804, suite à un plébiscite des Français, Bonaparte est sacré empereur des Français et devient alors Napoléon Ier.
 
« Le sacre de Napoléon » représente une scène politico-historique.
 
« Le sacre de Napoléon » représente une scène politico-historique.
  
A gauche du tableau, on retrouve la famille de Napoléon avec ses frères et s'Âœurs. Les militaires se tiennent un peu plus en retrait. Au centre et à la droite du tableau, sur les balcons et dans l'Â’ombre, on peut voir le public. David s'Â’y est lui-même représenté. Au second plan, au centre, on peut voir la mère de Napoléon, pourtant absente le jour du sacre. Au-dessous, on retrouve les membres de l'Â’Eglise. Certains d'Â’entre-eux se trouvent derrière le pape. A droite du tableau se tiennent les hauts personnages de l'Â’Etat, qui portent les emblèmes du pouvoir. Le pape Pie VII est assis devant l'Â’autel. Napoléon lui tourne le dos. Habillé richement et orné d'Â’or, il tient dans ses mains une couronne qu'Â’il s'Â’apprête à poser la tête de Joséphine, son épouse, agenouillée devant lui.
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A gauche du tableau, on retrouve la famille de Napoléon avec ses frères et soeurs. Les militaires se tiennent un peu plus en retrait. Au centre et à la droite du tableau, sur les balcons et dans l'ombre, on peut voir le public. David s'y est lui-même représenté. Au second plan, au centre, on peut voir la mère de Napoléon, pourtant absente le jour du sacre. Au-dessous, on retrouve les membres de l'Eglise. Certains d'entre-eux se trouvent derrière le pape. A droite du tableau se tiennent les hauts personnages de l'Etat, qui portent les emblèmes du pouvoir. Le pape Pie VII est assis devant l'autel. Napoléon lui tourne le dos. Habillé richement et orné d'or, il tient dans ses mains une couronne qu'il s'apprête à poser la tête de Joséphine, son épouse, agenouillée devant lui.
Les différentes lignes de forces du tableau sont les colonnes, les tapisseries, l'Â’escalier et une ligne horizontale, qui passe au-dessus des têtes des personnages. Les couleurs évoquent la richesse, la puissance (rouge, or'Â…). La lumière est essentiellement centrée sur Napoléon.
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Les différentes lignes de forces du tableau sont les colonnes, les tapisseries, l'escalier et une ligne horizontale, qui passe au-dessus des têtes des personnages. Les couleurs évoquent la richesse, la puissance (rouge, or...). La lumière est essentiellement centrée sur Napoléon.
  
A travers cette peinture, c'Â’est l'Â’ampleur de sa puissance, de son pouvoir et de sa richesse que Napoléon a voulu montrer au monde. En effet, ce tableau fait parti de la « légende napoléonienne » que l'Â’ambitieux général a mis en place à travers sa vie et son 'Âœuvre. Mais cette représentation, qui n'Â’est en réalité, qu'Â’un tableau de propagande, témoigne surtout du besoin qu'Â’avait Napoléon de tout contrôler.
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A travers cette peinture, c'est l'ampleur de sa puissance, de son pouvoir et de sa richesse que Napoléon a voulu montrer au monde. En effet, ce tableau fait parti de la « légende napoléonienne » que l'ambitieux général a mis en place à travers sa vie et son oeuvre. Mais cette représentation, qui n'est en réalité, qu'un tableau de propagande, témoigne surtout du besoin qu'avait Napoléon de tout contrôler.
La mère de Napoléon, absente le jour du sacre est pourtant représentée sur la peinture pour montrer l'Â’importance de l'Â’événement.
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La mère de Napoléon, absente le jour du sacre est pourtant représentée sur la peinture pour montrer l'importance de l'événement.
Napoléon se sacre lui-même et sacre lui-même sa femme, or dans la tradition, c'Â’est la pape qui fait ce geste.
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Napoléon se sacre lui-même et sacre lui-même sa femme, or dans la tradition, c'est la pape qui fait ce geste.
Ainsi, Napoléon montre son autorité et sa supériorité sur tous, y compris sur l'Â’Eglise. En imposant ces changements à la tradition, c'Â’est la tyrannie qu'Â’il montre au monde. En effet, l'Â’empereur imposera une censure à l'Â’imprimerie, au théâtre et à la presse. Il utilisera les arts pour parfaire son image.  
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Ainsi, Napoléon montre son autorité et sa supériorité sur tous, y compris sur l'Eglise. En imposant ces changements à la tradition, c'est la tyrannie qu'il montre au monde. En effet, l'empereur imposera une censure à l'imprimerie, au théâtre et à la presse. Il utilisera les arts pour parfaire son image.  
Ses entreprises guerrières laisseront la France plus petite que ne l'Â’avait laissé la Révolution. La dictature de Napoléon sera dénoncée par Chateaubriand dans De Bonaparte et des Bourbons (1814) : « Nous ne voulons plus de ta conscription, de ta politique, de ta censure, de tes fusillades nocturnes, de ta tyrannie. Ce n'Â’est pas seulement nous, c'Â’est le genre humain qui t'Â’accuse. Il nous demande vengeance au nom de la religion, de la moral et de la liberté ».
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Ses entreprises guerrières laisseront la France plus petite que ne l'avait laissé la Révolution. La dictature de Napoléon sera dénoncée par Chateaubriand dans De Bonaparte et des Bourbons (1814) : « Nous ne voulons plus de ta conscription, de ta politique, de ta censure, de tes fusillades nocturnes, de ta tyrannie. Ce n'est pas seulement nous, c'est le genre humain qui t'accuse. Il nous demande vengeance au nom de la religion, de la morale et de la liberté ».
Sur le plan historique, cette 'Âœuvre sera la représentation du commencement du premier Empire.
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Sur le plan historique, cette oeuvre sera la représentation du commencement du premier Empire.
  
 
Aurore, Christelle, Morgane, David
 
Aurore, Christelle, Morgane, David

Version du 1 juin 2007 à 22:09

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte alors premier consul est sacré empereur des Français à l'église Notre-Dame de Paris. Ce sacre sera illustré par Jacques-Louis David, peintre officiel de l'Empire dans une huile sur toile (621 x 979 cm) peinte entre 1805 et 1807. Bonaparte, jeune général auréolé par ses victoires en Italie (1796-1797) devient, suite au coup d'état du 18 brumaire An VIII (9 novembre 1799), premier consul. Il instaure de nombreuses réformes administratives, sociales, économiques et dirige la France dans de grandes conquêtes napoléoniennes. En 1804, suite à un plébiscite des Français, Bonaparte est sacré empereur des Français et devient alors Napoléon Ier. « Le sacre de Napoléon » représente une scène politico-historique.

A gauche du tableau, on retrouve la famille de Napoléon avec ses frères et soeurs. Les militaires se tiennent un peu plus en retrait. Au centre et à la droite du tableau, sur les balcons et dans l'ombre, on peut voir le public. David s'y est lui-même représenté. Au second plan, au centre, on peut voir la mère de Napoléon, pourtant absente le jour du sacre. Au-dessous, on retrouve les membres de l'Eglise. Certains d'entre-eux se trouvent derrière le pape. A droite du tableau se tiennent les hauts personnages de l'Etat, qui portent les emblèmes du pouvoir. Le pape Pie VII est assis devant l'autel. Napoléon lui tourne le dos. Habillé richement et orné d'or, il tient dans ses mains une couronne qu'il s'apprête à poser la tête de Joséphine, son épouse, agenouillée devant lui. Les différentes lignes de forces du tableau sont les colonnes, les tapisseries, l'escalier et une ligne horizontale, qui passe au-dessus des têtes des personnages. Les couleurs évoquent la richesse, la puissance (rouge, or...). La lumière est essentiellement centrée sur Napoléon.

A travers cette peinture, c'est l'ampleur de sa puissance, de son pouvoir et de sa richesse que Napoléon a voulu montrer au monde. En effet, ce tableau fait parti de la « légende napoléonienne » que l'ambitieux général a mis en place à travers sa vie et son oeuvre. Mais cette représentation, qui n'est en réalité, qu'un tableau de propagande, témoigne surtout du besoin qu'avait Napoléon de tout contrôler. La mère de Napoléon, absente le jour du sacre est pourtant représentée sur la peinture pour montrer l'importance de l'événement. Napoléon se sacre lui-même et sacre lui-même sa femme, or dans la tradition, c'est la pape qui fait ce geste. Ainsi, Napoléon montre son autorité et sa supériorité sur tous, y compris sur l'Eglise. En imposant ces changements à la tradition, c'est la tyrannie qu'il montre au monde. En effet, l'empereur imposera une censure à l'imprimerie, au théâtre et à la presse. Il utilisera les arts pour parfaire son image. Ses entreprises guerrières laisseront la France plus petite que ne l'avait laissé la Révolution. La dictature de Napoléon sera dénoncée par Chateaubriand dans De Bonaparte et des Bourbons (1814) : « Nous ne voulons plus de ta conscription, de ta politique, de ta censure, de tes fusillades nocturnes, de ta tyrannie. Ce n'est pas seulement nous, c'est le genre humain qui t'accuse. Il nous demande vengeance au nom de la religion, de la morale et de la liberté ». Sur le plan historique, cette oeuvre sera la représentation du commencement du premier Empire.

Aurore, Christelle, Morgane, David

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