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Abri Sadi Carnot : Différence entre versions

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{{Source Wikipedia|Explosion de l'abri Sadi-Carnot}}
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<center>'''L'abri Sadi Carnot'''</center>
[[Brest]], devenue depuis 1940 une base navale stratégique pour le IIIème Reich, et subit dès juin 1940 des bombardements intenses et incessants. Ces opérations et le siège qui a aboutit à la libération de la ville ont ruiné le centre de la ville et fait environ 10 000 victimes dans chaque camp.
 
  
Les bombardements visant la base de sous-marins allemands et les implantations de la Kriegsmarine force les allemands à construire des abris de grande capacité en centre ville. L'abri Sadi-Carnot est creusé en plein coeur de Brest de 1941 à 1942 par Messieurs Estrade et Pommeret. Il s'étend sur une longueur de 560 mètres entre la porte de Tourville (porte de l'arsenal) et la place Sadi-Carnot (centre-ville) à une profondeur variable.
 
  
Alors que les américains, après la percée d'Avranches, approchent du Finistère, la plupart des civils restant à Brest sont évacués le 14 aout 1944, avec bien des difficultés. Restaient en ville 2000 requis, volontaires, et parfois leurs familles. Le 7 août, les premiers blindés américains, sous les ordres du Général Patton, se trouvent du côté de [[Milizac]]. Les troupes américaines qui amorcent un mouvement de contournement de la ville se retrouvent cloués par des tirs d'artillerie. C'est le début du siège de Brest, qui durera 43 jours.
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L'Abri Sadi Carnot, destiné à protéger la population pendant la deuxième guerre mondiale, principal abri souterrain de Brest, fut construit entre 1942 et 1943. Il connut au milieu de la nuit du 9 septembre 1944 une [[Abri Sadi Carnot: l'explosion | terrible explosion]] qui fit des centaines de morts. Long tunnel de 400 mètres, il va de la place Sadi-Carnot, tout près du musée des beaux-arts, à la porte Tourville. La ville de Brest vient d'y réaliser des aménagements qui renforcent son caractère de lieu de mémoire pour la paix.
  
L'abri Sadi-Carnot est alors le siège de ce qu'il reste des services administratifs de la municipalité. [[Victor EUSEN]] est alors le Président de la Délégation Spéciale qui assure la survie des 2 000 Brestois restés dans la cité. La moitié de l'abri (256 mètres) occupée par la population civile (de la place Sadi-Carnot à la rue Amiral-Linois). La partie occupée par les troupes d'occupation s'étendait de la rue Amiral-Linois à la porte Tourville.
 
  
Le 3 septembre, le Général Ramcke convoque Monsieur Eusen et lui annonce qu'il se défendra jusqu'au dernier homme dans les fortifications de la ville. Il exige l'évacuation de tous les civils car il a besoin des abris. Mais celle-ci est devenue impossible. Il consent à laisser aux Français une partie de l'abri Sadi-Carnot à condition qu'ils n'en sortent plus. Il accueillait principalement les dirigeants de la Délégation Spéciale, les services municipaux, le service sanitaire, des infirmières de la Croix Rouge, des dirigeants du Secours national, des assistantes sociales, une dizaine de religieuses des Ordres de l'Assomption, de la Providence et du Bon Secours et des membres de la Défense Passive... Du coté allemand, il y avait des soldats de la division Todt et des parachutistes de la compagnie de réserve.
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'''Un abri au cœur de la ville assiégée'''
  
Dans la nuit du 8 au 9 septembre le principal abri souterrain qui joignait la place Sadi Carnot à la porte Tourville de l'Arsenal s'embrasa à la suite de l'explosion d'un dépôt de munitions.
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Dès juin 1940, Brest subit des bombardements intenses et incessants. Les autorités nationales, municipales et militaires envisagent alors la construction de grands abris souterrains. Faute de moyens, seuls deux des quatre abris projetés sont réalisés, place Wilson et place Sadi Carnot. Commencés en 1942, ils sont achevés en 1943, au moment où les bombardements se font encore plus nombreux.  
  
A 2 heures 30 du matin, un soldat chargé du groupe électrogène qui alimente l'abri se lève pour le mettre en marche. Suite à une fausse manœuvre un incendie éclate. À proximité se trouvait un groupe électrogène de secours utilisé pour la lumière et tout à côté une réserve assez grande de carburant. Enfin une grande quantité de munitions était entreposée dans l'abri.
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Occupés d'abord seulement pendant les alertes, ils ne comportent ni banc ni lit. Mais lors du siège du 7 août au 18 septembre 1944, qui permit la libération de la cité, la population restée en ville y demeure en permanence. Des bancs et des lits sont alors récupérés dans les hôpitaux et les écoles et y sont sommairement installés. Les conditions de vie y restent néanmoins très éprouvantes. La sortie de l'abri n'est possible que lors de courtes accalmies.
Ceux qui réagissent rapidement sortent dans les fumées après avoir monté les 154 marches de l' escalier. Un grondement sourd d'une énorme puissance ébranle la voûte. Ceux qui sont au bout du tunnel sont éjectés comme des fétus de paille. Les autres sont coincés contre la grille qui s'est refermée sous le choc ou morts à l'intérieur.
 
Toutes les munitions ont explosé transformant le long tunnel en un véritable canon. Les flammes s'élèvent à 30 mètres au-dessus de l'entrée. 373 Français sont morts, carbonisés d'un seul coup; les pertes allemandes sont estimées entre 500 et 600 hommes.  
 
  
L'abri Sadi-Carnot est remodelé dans les années 60 pour en faire un abri anti-atomique. On peut voir à l'intérieur de l'abri deux grosses portes blindées ainsi qu'un cénotaphe.
 
  
L'abri Sadi Carnot est régulièrement ouvert à la visite pour les scolaires, et occasionnellement pour les adultes. Des bénévoles présentent généralement souvenirs et explications sur ce drame, mais ce ne put être le cas lors des dernières journées du patrimoine.
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Après le 14 août 1944, seule la moitié de l'abri reste accessible aux civils, l'autre étant réquisitionnée par l'occupant&nbsp;; une cloison en bois sépare l'espace allemand de la partie française à laquelle on accède par un escalier de 154 marches.
  
En 2008, l'abri Sadi-Carnot a fait l'objet d'une mise en valeur architecturale, conçue par Alain L'Hostis, pour lui donner une meilleure visibilité et perpétuer la mémoire du drame qui s'y est déroulé, ainsi que de ce qu'à été la guerre à Brest. Cet aménagement incluera à terme la mise en œuvre d'une exposition permanente dans la partie basse de l'abri, en complément du travail de mémoire assuré par les bénévoles depuis des années.
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L'abri accueille ce qu'il reste des services administratifs, sanitaires et religieux de la ville&nbsp;: dirigeants de la Délégation spéciale, infirmières de la Croix Rouge, dirigeants du Secours national, assistantes sociales, religieuses, membres de la Défense Passive ainsi qu'habitants restés là faute de pouvoir aller ailleurs et d'autres ayant choisi de ne pas quitter la ville assiégée.
  
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Du côté allemand se trouvent des soldats de l'organisation Todt, constituant une source de main-d'œuvre et des parachutistes de la compagnie de réserve.
  
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==Lien==
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'''La catastrophe du 9 septembre 1944'''
*Le site de '''l'association [http://www.brestaloeuvre.infini.fr "Brest à l'œuvre"]''' présente actuellement une "visite guidée" (photographies et commentaire historique) de l'abri.'
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A l'encontre des accords de Genève, dans l'abri occupé par des civils, des caisses de munitions sont entreposées&nbsp;; elles voisinent avec des bidons d'essence alimentant le groupe électrogène allemand. Le 9 septembre à 2h30, dans la nuit du vendredi au samedi, résonnent de violentes explosions côté Tourville. La forme du lieu en faisant un canon, le tunnel s'embrase. Sur les causes de cette catastrophe, les témoignages des rescapés diffèrent&nbsp;: altercation entre officiers allemands, cigarette mal éteinte, fausse manœuvre pour allumer le groupe électrogène&nbsp;; en tout cas, les conséquences en sont désastreuses. Pour preuve, les flammes qui s'échappent des deux accès de l'abri&nbsp;: le tunnel s'est transformé en une véritable fournaise asphyxiant et brûlant tout.
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De nuit, seules quelques dizaines de personnes ont pu fuir de l'abri surpeuplé. Le nombre de victimes côté français, estimé à plusieurs centaines, ne peut-être établi précisément car de nombreux restes de corps n'ont pas été identifiés&nbsp;; Victor Eusen, Maire de la ville de Brest et Président de la Délégation spéciale chargée d'assurer la survie des 2000 Brestois restés dans la cité, est au nombre de ceux qui ont succombé. Côté allemand, l'estimation du nombre des victimes n'est pas possible non plus et aucune identification n'a été établie.
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A la libération de Brest, le 18 septembre 1944, se posa la question de l'identification des corps restés dans l'abri depuis le 9 septembre. Que faire&nbsp;? Murer les deux accès de l'abri et en faire un mausolée ou au contraire, tenter de dresser la liste des victimes. Cette alternative fut retenue. Elle permit notamment aux familles d'établir des actes de décès.
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'''les nouveaux aménagements'''
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Après plusieurs ouvertures ponctuelles de l'abri, particulièrement lors des 40e et 50e anniversaires de la Libération de la ville et lors de visites scolaires organisées par l'Université Européenne de la Paix, un collectif de témoins de l'époque, de citoyens, d'associations et d'historiens s'est constitué pour réfléchir à la mise en valeur de l'abri afin d'en faire un lieu de mémoire, d'accueil et d'information.
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Les aménagements réalisés en 2009 répondent à un double objectif&nbsp;: devoir de mémoire et diffusion d'un message de paix.
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Une première phase de travaux a été réalisée en 2008 sur proposition de l'architecte de la ville Alain L'Hostis. Elle a donné une meilleure visibilité de l'entrée haute de l'Abri, rue Emile Zola, près du musée des beaux- arts. La liste des victimes, actualisée à partir des recherches des archives municipales et communautaires, a été inscrite sur la paroi vitrée qui borde l'entrée et est désormais, en permanence, visible par tous.
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La deuxième phase a consisté en la mise en place, dans le souterrain, partie basse de l'Abri, d'une scénographie intérieure, délibérément dépouillée, donnant la parole aux témoins. Elle permet de saisir les effets de la guerre sur la vie quotidienne de la population d'une ville bombardée puis assiégée et l'intensité de la tragédie du 9 septembre 1944. Dans le souterrain a ainsi été créé un espace à la fois sensible, informatif et pédagogique dont l'accès se fait par la Porte Tourville.
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Cet aménagement a été conçu par Atiz ingénierie culturelle avec le concours, pour la partie historique, d'un comité scientifique présidé par Yvon Tranvouez et Christian Bougeard, professeurs d'histoire à l'Université de Bretagne Occidentale.
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'''''Le nombre des victimes&nbsp;: un chiffre impossible à établir '''''
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''ll a été et il reste aujourd'hui impossible de déterminer de façon exacte le nombre de victimes de l'explosion de l'abri Sadi-Carnot dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944.''
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''Le nombre de victimes côté français - presque 400 a-t-on écrit - ne peut-être établi précisément puisque de nombreux restes de corps n'ont pas été identifiés. La liste nominative comporte actuellement 331 noms. Côté allemand, une estimation d'environ 500 victimes a été avancée mais elle ne paraît pas vraisemblable au regard du contexte militaire de l'époque. Par ailleurs, aucune identification ne semble avoir été dressée.''
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'''Visites '''
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L'abri Sadi Carnot, accessible aux personnes à mobilité réduite,&nbsp;peut être visité, '''d'avril à octobre, '''à l'exception du mois d'août,''' '''selon les modalités suivantes&nbsp;:
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-pour les''' visiteurs individuels, '''le '''premier dimanche '''de chaque mois, de 14h à 17 h
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-pour les '''groupes''', le '''lundi, mardi, mercredi '''suivant le premier dimanche du mois''', '''de 14h à 17h, uniquement sur réservation au service culture de la ville&nbsp;: 02 98 00 87 93.
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'''Autres jours de visites&nbsp;: '''lors des''' Journées européennes du patrimoine, '''en septembre.
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Ouverture de 9h30 à 17h30, le samedi et dimanche (exceptionnellement, entrée rue Emile Zola, près du musée des beaux-arts).
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'''''Entrée, gratuite, boulevard de la Marine, près de la Porte Tourville'''''.
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''Les travaux ont été financés par la Ville de Brest avec le concours du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère et de l'Etat sur proposition de Patricia Adam, députée du Finistère. ''
  
 
[[Catégorie:Seconde guerre mondiale]] [[Catégorie:Brest Centre]]
 
[[Catégorie:Seconde guerre mondiale]] [[Catégorie:Brest Centre]]

Version du 1 avril 2011 à 08:17

L'abri Sadi Carnot


L'Abri Sadi Carnot, destiné à protéger la population pendant la deuxième guerre mondiale, principal abri souterrain de Brest, fut construit entre 1942 et 1943. Il connut au milieu de la nuit du 9 septembre 1944 une terrible explosion qui fit des centaines de morts. Long tunnel de 400 mètres, il va de la place Sadi-Carnot, tout près du musée des beaux-arts, à la porte Tourville. La ville de Brest vient d'y réaliser des aménagements qui renforcent son caractère de lieu de mémoire pour la paix.


Un abri au cœur de la ville assiégée

Dès juin 1940, Brest subit des bombardements intenses et incessants. Les autorités nationales, municipales et militaires envisagent alors la construction de grands abris souterrains. Faute de moyens, seuls deux des quatre abris projetés sont réalisés, place Wilson et place Sadi Carnot. Commencés en 1942, ils sont achevés en 1943, au moment où les bombardements se font encore plus nombreux.

Occupés d'abord seulement pendant les alertes, ils ne comportent ni banc ni lit. Mais lors du siège du 7 août au 18 septembre 1944, qui permit la libération de la cité, la population restée en ville y demeure en permanence. Des bancs et des lits sont alors récupérés dans les hôpitaux et les écoles et y sont sommairement installés. Les conditions de vie y restent néanmoins très éprouvantes. La sortie de l'abri n'est possible que lors de courtes accalmies.


Après le 14 août 1944, seule la moitié de l'abri reste accessible aux civils, l'autre étant réquisitionnée par l'occupant ; une cloison en bois sépare l'espace allemand de la partie française à laquelle on accède par un escalier de 154 marches.

L'abri accueille ce qu'il reste des services administratifs, sanitaires et religieux de la ville : dirigeants de la Délégation spéciale, infirmières de la Croix Rouge, dirigeants du Secours national, assistantes sociales, religieuses, membres de la Défense Passive ainsi qu'habitants restés là faute de pouvoir aller ailleurs et d'autres ayant choisi de ne pas quitter la ville assiégée.

Du côté allemand se trouvent des soldats de l'organisation Todt, constituant une source de main-d'œuvre et des parachutistes de la compagnie de réserve.


La catastrophe du 9 septembre 1944

A l'encontre des accords de Genève, dans l'abri occupé par des civils, des caisses de munitions sont entreposées ; elles voisinent avec des bidons d'essence alimentant le groupe électrogène allemand. Le 9 septembre à 2h30, dans la nuit du vendredi au samedi, résonnent de violentes explosions côté Tourville. La forme du lieu en faisant un canon, le tunnel s'embrase. Sur les causes de cette catastrophe, les témoignages des rescapés diffèrent : altercation entre officiers allemands, cigarette mal éteinte, fausse manœuvre pour allumer le groupe électrogène ; en tout cas, les conséquences en sont désastreuses. Pour preuve, les flammes qui s'échappent des deux accès de l'abri : le tunnel s'est transformé en une véritable fournaise asphyxiant et brûlant tout.

De nuit, seules quelques dizaines de personnes ont pu fuir de l'abri surpeuplé. Le nombre de victimes côté français, estimé à plusieurs centaines, ne peut-être établi précisément car de nombreux restes de corps n'ont pas été identifiés ; Victor Eusen, Maire de la ville de Brest et Président de la Délégation spéciale chargée d'assurer la survie des 2000 Brestois restés dans la cité, est au nombre de ceux qui ont succombé. Côté allemand, l'estimation du nombre des victimes n'est pas possible non plus et aucune identification n'a été établie.

A la libération de Brest, le 18 septembre 1944, se posa la question de l'identification des corps restés dans l'abri depuis le 9 septembre. Que faire ? Murer les deux accès de l'abri et en faire un mausolée ou au contraire, tenter de dresser la liste des victimes. Cette alternative fut retenue. Elle permit notamment aux familles d'établir des actes de décès.


les nouveaux aménagements

Après plusieurs ouvertures ponctuelles de l'abri, particulièrement lors des 40e et 50e anniversaires de la Libération de la ville et lors de visites scolaires organisées par l'Université Européenne de la Paix, un collectif de témoins de l'époque, de citoyens, d'associations et d'historiens s'est constitué pour réfléchir à la mise en valeur de l'abri afin d'en faire un lieu de mémoire, d'accueil et d'information.

Les aménagements réalisés en 2009 répondent à un double objectif : devoir de mémoire et diffusion d'un message de paix.

Une première phase de travaux a été réalisée en 2008 sur proposition de l'architecte de la ville Alain L'Hostis. Elle a donné une meilleure visibilité de l'entrée haute de l'Abri, rue Emile Zola, près du musée des beaux- arts. La liste des victimes, actualisée à partir des recherches des archives municipales et communautaires, a été inscrite sur la paroi vitrée qui borde l'entrée et est désormais, en permanence, visible par tous.

La deuxième phase a consisté en la mise en place, dans le souterrain, partie basse de l'Abri, d'une scénographie intérieure, délibérément dépouillée, donnant la parole aux témoins. Elle permet de saisir les effets de la guerre sur la vie quotidienne de la population d'une ville bombardée puis assiégée et l'intensité de la tragédie du 9 septembre 1944. Dans le souterrain a ainsi été créé un espace à la fois sensible, informatif et pédagogique dont l'accès se fait par la Porte Tourville.

Cet aménagement a été conçu par Atiz ingénierie culturelle avec le concours, pour la partie historique, d'un comité scientifique présidé par Yvon Tranvouez et Christian Bougeard, professeurs d'histoire à l'Université de Bretagne Occidentale.


Le nombre des victimes : un chiffre impossible à établir

ll a été et il reste aujourd'hui impossible de déterminer de façon exacte le nombre de victimes de l'explosion de l'abri Sadi-Carnot dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944.

Le nombre de victimes côté français - presque 400 a-t-on écrit - ne peut-être établi précisément puisque de nombreux restes de corps n'ont pas été identifiés. La liste nominative comporte actuellement 331 noms. Côté allemand, une estimation d'environ 500 victimes a été avancée mais elle ne paraît pas vraisemblable au regard du contexte militaire de l'époque. Par ailleurs, aucune identification ne semble avoir été dressée.


Visites

L'abri Sadi Carnot, accessible aux personnes à mobilité réduite, peut être visité, d'avril à octobre, à l'exception du mois d'août, selon les modalités suivantes :

-pour les visiteurs individuels, le premier dimanche de chaque mois, de 14h à 17 h

-pour les groupes, le lundi, mardi, mercredi suivant le premier dimanche du mois, de 14h à 17h, uniquement sur réservation au service culture de la ville : 02 98 00 87 93.


Autres jours de visites : lors des Journées européennes du patrimoine, en septembre.

Ouverture de 9h30 à 17h30, le samedi et dimanche (exceptionnellement, entrée rue Emile Zola, près du musée des beaux-arts).


Entrée, gratuite, boulevard de la Marine, près de la Porte Tourville.


Les travaux ont été financés par la Ville de Brest avec le concours du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère et de l'Etat sur proposition de Patricia Adam, députée du Finistère.

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