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Voyage de la Recherche et de l'Espérance

Ce voyage à la recherche de Jean-François de La Pérouse part de Brest le 28 septembre 1791. Il est dirigé par Joseph Antoine Bruny d'Entrecasteaux. il s'achèvera de façon cahotique.

Bruny d'Entrecasteaux est un marin d'expérience, il a 54 ans et avait réussi en 1785-1786 une navigation à contre mousson jusqu'à Canton ouvrant une nouvelle route maritime pour traverser l'océan Indien.

L'expédition devait essayer de trouver traces de La Pérouse et poursuivre le programme scientifique de ce dernier.

Voyage de d'Entrecasteaux.png

Le commandement de l'Espérance est confié à Jean-Michel Huon de Kermadec, second de Bruny d'Entrecasteaux lors de son voyage en océan Indien. Parmi les officiers de bord on peut citer Hesmivy d'Auribeau nommé second sur la Recherche et le lieutenant de vaisseau Elisabeth Paul-Edouard de Rossel ainsi que l'enseigne Willaumez.

Du coté des civils, Louis Auguste Deschamps, Jacques Houtou de la Billardière, Louis ventenat, Felix Lahaie, deux dessinateurs et l'astronome Claude Bertrand forment l'équipe de scientifiques à bord de la Recherche. Sur l'Espérance sont embarqués Jean Blavier, Claude Riche et Amboise Pierson.

Charles François Beautemps-Beaupré, un jeune ingénieur hydrographe qui laissera son nom dans l'histoire, les accompagne dans cette expédition.

Entre les officiers de marines d'ancien régime et les savants plus proches de la révolution l'entente n'est pas toujours simple.

La descente de l'Atlantique (escale aux Canaries et à Captown) met en évidence la différence de marches des navires. Au Cap, une partie des naturalistes demande à rentrer en France. Le témoignage du commodore Hunter relance l'espoir de retrouver des membres de l'expédition de La Pérouse. La traversée de l'océan Indien se fait au sud jusqu'en Tasmanie (exploration de la côte sud-est). Les navires remontent àlors vers le nord jusqu'à la Nouvelle-Calédonie dont la côte ouest est encore inconnue. D'Entrecasteaux se dirige ensuite vers la Nouvelle- Bretagne puis passe au nord de la Nouvelle-Guinée et fait escale à Amboine aux Moluques.

Après un mois d'escale, les deux navires repartent le 13 octobre 1792 en longeant pendant près de trois mois les côtes ouest et sud de l'Australie. Le retour en Tasmanie est bienvenu et permet à Beautemps-Baupré d'en relever précisément la côte sud et aux naturalistes de travailler.

Le 27 février 1793, l'expédition s'engage dans un nouveau périple, elle atteint la pointe nord de la Nouvelle-Zélande puis se dirige vers les Tonga où elle séjourne jusqu'au 9 avril. Les navires font alors route vers la Nouvelle-Calédonie. Huon de Kermadec va y mourir le 6 mai 1793. Le 9 mai, ils mettent cap au Nord en direction de l'archipel de Santa Cruz. Ils passent à proximité de Vanikoro où des survivants de l'expédition de la Pérouse étaient certainement encore présents mais sans repéere cette île. A Santa-Cruz des indigènes ont en main des verroteries européennes, mais devant une certaine hostilité, d'Entrecasteaux n'insiste pas. L'expédition se dirige alors vers le nord de l'archipel des Louisiades.

Bruny d'Entrecasteaux meurt à son tour le 20 juillet 1793 alors que les navires font route au large des côtes nord de la Nouvelle-Guinée. L'expédition décapitée vit des moments difficiles. C'est Alexandre Hesmivy d'Auribeau qui en reprend le commandement. Avec des équipages affaiblis par le scorbut les navires font halte à Caleji dans l'île de Buru aux Moluques puis gagnent le port hollandais de Surabaya à Java.

Mais entretemps, en Europe, Louis XVI a été guillotiné et la Hollande est en guerre contre la France. Il faut de longues tractations avec le gouverneur général de Batavia pour éviter l'arraisonnement des navires et la possibilité de rentrer en France. Finalement d'Auribeau meurt de dysenterie et l'expédition achève de se disloquer minée par les conflits entre royalistes et républicains. Les navires sont cédés aux Hollandais mais les hommes obtiennent de rentrer en France et de ramener les collections scientifiques sur des navires Hollandais. Le retour ne fut pas moins cahotique. La guerre. ayant éclaté entre la Hollande et l'Angleterre, les vaisseaux hollandais furent pris et une partie des documents confisquée. Mais une certaine solidarité entre naturalistes se fit jour et Houtou de la Billardière et les autres naturalistes doivent à Joseph Banks, le grand naturaliste anglais, la restitution de leurs collections.

Malgré ces événements et les relations conflictuelles, le bilan scientifique de l'expédition fut important et donna lieu à deux publications :

  • Relation du voyage à la recherche de La Pérouse, ... an VIII Citoyen Labillardière
  • Voyage de Dentrecasteaux, envoyé à la recherche de La Pérouse 1808 par Elisabeth-Paul Edouard de Rossel

A Brest, c'est au jardin des explorateurs que l'on peut retrouver une évocation de cette expédition à travers la mémoire de Labillardière.

Source

  • Marins français à la découverte du monde Étienne Taillemite, 2005- Ed. Fayard
  • La fabuleuse odyssée des Plantes Lucile Allorge et Olivier Ikor 2008 Ed. J.C. Lattes

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