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Souvenirs du quartier de Bellevue

Souvenirs du quartier de Bellevue
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Bandeau bellevue journal.jpg
Un article de : Bellevue, journal de nos quartiers
Parution : 1996
N° :  ?
Auteur : Yves Mocaër


Livres et archives retraçant l'histoire de Bellevue sont rares. Mais j'ai eu l'avantage de rencontrer l'un de ces anciens qui se rappellent.

Avant l'annexion, rattachement à Brest de communes avoisinantes (Saint-Pierre, Lambézellec, Saint-Marc), Bellevue faisait partie de Lambézellec et se nommait Belle-Vue.

Dans la période 1950-1960, l'une des municipalités brestoises simplifia l'orthographe en Bellevue. Jusqu'à la dernière guerre, c'était une zone très boisée dont les arbres couvraient les hectares en majeure partie habités actuellement. Il reste encore un joli bois sur la rive gauche de la Penfeld. Des marins habitaient non loin de la Penfeld, et leurs jardins comportaient des plantations tropicales fort bien adaptées à cet endroit, rapportées des Iles antillaises, de Papouasie et d'autres lieux Outre-Mer, au gré des années, durant un siècle ou deux. Il y avait aussi le château de Quizac, m'a-t-on précisé, détruit sans doute par les bombardements puis l'urbanisation, dès 1960.

Que reste-t-il de très ancien ? La chapelle Saint-Guénolé et la source d'eau vive en son sein, sa vasque, souvenir du culte voué à l'eau par les Armoricains (nous n'étions pas encore des Bretons). La chapelle Jésus, rive droite de la Penfeld, à deux pas du début de Kervallon était un lieu connu de pardons, m'a dit l'ancien. Il en reste plus que quelques fondations enterrées, à peine visible. Détruite par fait de guerre, cette chapelle ?

Et puis... Et puis... Sous la Penfeld, passait un souterrain, a assuré mon interlocuteur, il joignait le château de Quizac aux forts du Questel ou du Questel-Bihan, il ne sait plus précisément lequel. Son fils adolescent, en 1948 (l'âge des intrépidités), réussit la traversée de la Penfeld, aller et retour, par cette voie souterraine. Des éboulements arrêtèrent sa progression au-delà de l'autre rive.

Je me suis empressé d'écrire ce qui précède pour fixer cette mémoire collective, à lintention des générations actuelles et futures.

Yves Mocaër (Bellevue, journal de nos quartiers 1996)

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