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Rue Jacques-Louis David

Rue Jacques-Louis David
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Un article de : TAPAJ
Parution : février 1995
N° : 44
Auteur : Mona lisa Cornec


Jacques-Louis David 1748-1825

Statue de David

Peintre français, Jacques-Louis David est né à Paris en 1748 et mort à Bruxelles en 1825.

Né dans une famille bourgeoise cultivée (oncles architectes et entrepreneurs), il reçoit les conseils de Boucher et travaille avec Vien. Hésitant, il peint alors, dans le goût du jour, des sujets mythologiques et moralistes. Lors de son premier voyage en Italie, il rencontre Mengs et l'archéologue Quatremère de Quincy. Il visite Herculanum et Pompéi. De retour à Paris, il affirme son classicisme Bélisaire reconnu par un soldat. Il peint de grandes compositions La douleur d'Andromaque (1783) ; le Serment des Horaces (1785) est unanimement acclamé à Paris et à Rome.

Cette glorification de l'héroïsme atteste l'influence de la grande tradition théâtrale du XVIIIème siècle. Dès lors, l'histoire gréco-latine constitue la trame de l'exaltation des valeurs patriotiques :Socrate au moment de prendre la ciguë ; Brutus .

En 1789, David s'engage totalement dans l'action révolutionnaire dont il se fait le principal illustrateur. Membre de la Convention et du club des Jacobins, il vote la mort du roi Louis XVI (ce qui lui vaudra l'exil après 1815).

Ami de Robespierre, il devient l'organisateur des fêtes républicaines. C'est la période de la série des «martyrs patriotiques» : La Mort de Bara ; et l'apogée : Marat assassiné (1793). En 1794, il est emprisonné au Luxembourg. Libéré en 1795, il peint ce qui constitue à ses yeux son chef-d'œuvre les Sabines (1799), sorte d'invite à la conciliation des partis.

Sa carrière officielle reprend. Bonaparte s'allie David qui lui crée une «illustration» impériale à grand spectacle.

En 1805-1807, il peint Le Sacre de Napoléon, «tableau-portrait», apogée de la peinture commémorative, qui constitue un unique exemple de l'union entre le détail et l'ensemble. Il peint dans la même veine La Remise des Aigles (1810). Il travaille 14 ans à Léonidas aux Thermopyles qu'il achève en 1814.

Panneau de la rue David

Après la chute de l'empereur, il s'exile à Bruxelles d'où, régicide, il ne reviendra plus. Il meurt en 1825.

Il convient de réserver une place à part aux portraits qu'il exécute tout au long de sa carrière. Il utilise une technique qui va des larges aplats aux frottis les plus nuancés, mise au service d'une grande acuité psychologique : Mme Récamier ; Une Maraîchère ; ksPécoul ; Les Sériziat ; Mme Chalgrin ; Pie VII.

Sa gloire éclipse longtemps le mérite de ses élèves sur lesquels il fait peser un véritable despotisme. Anne-Louis Girodet (1767-1824) se conforme tout d'abord aux préceptes du grand style avant d'illustrer des thèmes romantiques. Gérard (1770-1837) se consacre au portrait et à l'illustration des fastes de l'Empire et de la Restauration. Antoine Gros (1771-1835) est le plus froid illustrateur de l'esprit davidien. Seul Pierre-Paul Proudhon (1758-1823) fait figure d'indépendant en tempérant d'une grâce grecque ses compositions néoclassiques. Quant à Ingres (1780-1867), il prolonge et renouvelle David en faisant évoluer dans une voie originale les principes qu'il avait édictés.

Mona-Lisa Cornec

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