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Protéger les enfants à Brest au XIXe et XXe siècles

    Edition N°1.jpg Cet article est extrait du magazine Patrimoines brestois


Les rapports de la municipalité brestoise avec le monde de l'enfance hors du domaine scolaire ont longtemps tourné, comme au niveau national, autour d'une vision nataliste. Il s'agissait, outre les considérations sociales qui se développent à la fin du XIXème siècle, de "sauver" des enfants en danger, physique d'abord, puis moral.

1846, première crèche privée, 1892, des pouponnières publiques

En 1846, une crèche privée est créée à Brest, en "complément des salles d'asile pour les femmes pauvres". En 1886, elle secourt 137 enfants. Deux pouponnières (Annexion et Recouvrance) sont ouvertes par la ville en 1892, préfigurant les crèches municipales actuelles. En 1935, elles enregistrent 8639 journées de présence.

L'orphelinat Delcourt-Ponchelet accueille, lui, les enfants trouvés, ainsi que les enfants de familles indigentes. À la suite de la loi du 24 juillet 1889, les enfants maltraités ou moralement abandonnés sont assimilés aux enfants assistés, ce qui accroît leur nombre. En 1940, 171 enfants sont accueillis à l'orphelinat, pour un total de 48 701 journées.

"Goutte de lait" la visite médicale des nourrissons

"Goutte de lait"

employé devant la machine à pasteuriser
C'est surtout à partir de la loi du 23 décembre 1874 relative à la protection des "enfants du premier âge" qu'un réseau d'institutions est créé pour encadrer et développer l'action locale envers l'enfance. En 1878 est mise en place une commission locale d'inspection des "enfants du premier âge". En 1904 est créée une "Goutte de lai, qui, après avoir pasteurisé le lait, ravitaille les divers centres accueillant des enfants. Enfin une consultation de nourrissons est établie. Dépendant du Conseil Général, cette dernière est répartie en quatre centres et le matériel comme le personnel (à l'exception du médecin) est fourni par la mairie. Chaque centre est ouvert une fois par semaine ; 20 enfants par séance sont examinés par le médecin en 1935.

Les séances de vaccinations dans les écoles ou les patronages, laïques ou non, ont également laissé une trace non négligeable dans les archives, mais c'est une histoire en soi, longtemps cantonnée au domaine du sport pour les patronages. Aujourd'hui les domaines d'action de la mairie auprès de l'enfance sont beaucoup plus diversifiés et fournissent leur lot de documents consultables aux archives, en particulier ceux provenant du service éducation-enfance.

Auteur : Hugues Courant


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