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Porte du Carpon

Capucins photo 08.jpg Portail

Capucins

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Porte du Carpon


Historique

Au 17ème siècle, avant la construction des fortifications, la crique de Pontaniou se prolongeait à l'ouest par un talweg dont le fond est situé approximativement à la place de la rue Saint Malo. En amont de ce talweg se trouvaient alors deux hameaux Carpon Izela (situé au niveau de la maison de retraite Louise Le Roux) et Carpon Huella (situé au niveau du restaurant coopératif de l'arsenal).

En 1978 d'après le Flot et des statistiques établies par la gendarmerie maritime, 860 piétons et 1690 véhicules passaient par jour par la porte du Carpon. Dans les années 80 la porte du Carpon ouvrait à sept heures le matin et fermait à dix huit heures le soir.

Seules les portes de Tourville et de Cafarelli étaient (sont) ouvertes en permanence.

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Rue de Pontaniou.jpg
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À la suite des constructions des ateliers des Capucins, la porte du Carpon était appelée la porte des Capucins qui avait été ouverte en 1864 et fermée en 1866, celle-ci fut fermée en raison du manque de personnel pour la garder. Ainsi en 1869, une pétition avait été faite par les habitants de Pontaniou afin que cette porte soit ré ouverte afin de faciliter le trajet des ouvriers allant au travail sur le plateau des Capucins, en vain, d'après une copie d'une lettre adressée à Monsieur Tritschler conseiller général représentant des habitants de Pontaniou, par le vice amiral préfet maritime le 22 février 1869, une autre porte dite « la porte rouge » suffisait à elle seule pour assurer la sortie et l'entrée des ouvriers du port, en effet la porte des Capucins et son ouverture ne profiteraient seulement qu'à une centaine d'ouvriers. Dans cette lettre, il était dit ceci

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« La seule raison qui s'oppose à ce que je donne satisfaction à la demande que vous m'avez transmise est donc la pénurie de personnel dont je dispose (...) je vous prie Monsieur de le faire connaître aux pétitionnaires qui ont réclamé cet appui (...) Après enquête sur les lieux par un officier supérieur de la Marine, il a été constaté à l'heure même de la sortie des ouvriers qu'une centaine de personnes seulement se dirigeaient du côté de Pontaniou et il convient de remarquer que la sortie par la porte rouge n'augmente le trajet que de cinq minutes. »

Une autre lettre adressée au vice amiral préfet maritime de l'arrondissement de Brest par l'Etat major général de la Marine disait ceci (SHM Brest, 3A124 pièce n°6):

« De plus cette porte placée dans le voisinage de grands ateliers pourrait donner passages à des personnes que leur grade n'astreint pas aux heures de cloche, et qui, certaines de ne pas rencontrer dans ces quartiers isolés leurs chefs directs seraient tentées de faire des absences préjudiciables au bien du service »

Néanmoins, en 1876, les habitants adressèrent une nouvelle pétition au Vice Amiral Baron Méquet, préfet du 2ème arrondissement maritime à Brest dans le but de rouvrir la porte des Capucins.

« C'était là en effet de l'intérêt général bien compris, nos propriétés acquéraient de la valeur, la ville voyait croître son budget, trouvait en outre de nombreux avantages pour l'arsenal de Brest, notamment celui d'avoir les ouvriers rendus aux ateliers sans la fatigue »

« En cet état c'est avec la plus grande confiance nous le répétons que nous sollicitons votre esprit du bien public autant que votre bonté de nous venir en aide de protéger de nombreux intérêts en décidant que la porte des Capucins servira comme avant la guerre à l'entrée et à la sortie des ouvriers » Lettre du 12 novembre 1876 des habitants de Pontaniou adressée à Monsieur le vice amiral Baron Méquet, préfet du deuxième arrondissement maritime à Brest (SHM Brest sous série 3A124 dossier n°54 au sujet des demandes des habitants de Pontaniou pour la réouverture de la porte des Capucins 1876, 12 pièces pièce n°5)

« Ainsi est ce avec la plus grande confiance que nous avons l'honneur de vous exposer Amiral, la situation du quartier de Pontaniou, qui ne saurait trouver un peu du mouvement et de la prospérité des autres parties de la ville sans la protection que nous sollicitons du chef de la marine à Brest. Ce quartier est en effet éloigné du centre de Recouvrance aucun commerce ne s'y fait, il ne conduit absolument nulle part si ce n'est à l'arsenal par la porte dite des Capucins ouverte durant quelques années avant la guerre pour abréger et faciliter les communications des nombreux ouvriers du port sur ce point. A cette époque, Mr le Préfet nous stimulait, nous encourageait à construire des logements salubres à bon marché afin d'attirer dans l'intérieur des murs tous près de leurs travaux ceux des ouvriers du port qui habitent à la campagne (...) nos propriétés acquéraient de la valeur (...) en outre de nombreux avantages pour l'arsenal de Brest, notamment celui d'avoir les ouvriers rendus aux ateliers sans la fatigue du trajet et pour ainsi dire sous la main (...). Cet état de chose nécessaire, nous en avons joui jusqu'au jour où dépourvu de personnel pour le maintien du poste de la porte des Capucins. »


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