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Phares en mer menacés

Les phares en mer du Finistère se dégradent depuis leur automatisation et risquent de disparaitre…

Une relève du phare du Four en 1896

Sommaire

En danger depuis l’automatisation

Jamais les phares en mer n’ont été aussi populaires. Et pourtant jamais ils n’ont été aussi menacés !

Bien sûr leur automatisation était inéluctable : la vie dans les « enfers » des phares était parfois effroyable et le GPS donne l’impression que le balisage est moins nécessaire (à tort car quel appareillage n’est jamais défaillant ?).

Mais les gardiens de phares assuraient aussi un entretien permanent des bâtiments, d’autant plus indispensable que les phares en mer de la pointe bretonne sont très exposés aux tempêtes qui les fragilisent rapidement. La surveillance à distance se préoccupe surtout du maintien de l’appareillage, beaucoup moins du gros-œuvre des bâtiments qui, sans entretien permanent, demande des crédits importants de restauration.

Les phares les plus exposés n'ont été classés Monuments Historiques qu'en 2016 et se sont bien dégradés depuis leur automatisation. Si ce processus se prolonge, une tempête plus forte risque d’emporter un de ces phares dans les prochaines années. Comment accepter cette perte irréparable?

Sur le simple plan économique, les phares en mer rapportent beaucoup au tourisme, à l’édition, aux médias, etc. grâce à leur image très populaire. Le coût de leur restauration resterait marginal à côté de leur apport. Et peut-on priver la France d’un patrimoine aussi prestigieux ?

Plus d’infos sur : https://www.facebook.com/PharesEnMerMenaces

Enfin classés Monuments Historiques !

Ar-Men, Kéréon, la Jument, le Four, les Pierres-Noires, Nividic : Leur classement comme Monuments Historiques a été long à aboutir.

Il n’y avait jusqu’à récemment qu’un phare français classé Monument historique en 1862 : Cordouan. Une première réunion spécialisée de la Commission des Monuments historiques a décidé le classement en 2011 de 14 phares du nord et nord-ouest de la France ainsi que de Corse. La deuxième réunion de la Commission a décidé le 15 juin 2012 de classer 19 autres phares pour le reste des côtes françaises métropolitaines, de l’Atlantique à la Méditerranée, ainsi que sur le littoral de La Réunion et de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Et il a fallu attendre 2016 pour que les phares de pleine mer de la pointe du Finistère, dont l’utilité, la notoriété et la valeur historique sont indéniables, soient enfin classés. Et le phare de la Vieille, dans le Raz de Sein, n'est toujours qu'inscrit.

La Cour des Comptes s’inquiète

Dans un référé du 29/11/2012 rendu public le 07/02/2013, la Cour des Comptes s’inquiète de l’insuffisance d'entretien des phares et balises :

http://www.ccomptes.fr/index.php/Publications/Publications/Les-phares-et-balises-la-gestion-du-patrimoine

Deux associations du Finistère se battent

Depuis plus de dix ans, deux associations basées dans le Finistère alertent l’opinion sur la dégradation des phares :

• La Société Nationale pour le patrimoine des phares et balises (S.N.P.B), basée à Audierne, qui a lancé une pétition publique pour la défense des phares

• L’association Phares du Ponant, basée à l'île Molène, surtout préoccupée du sort des phares de l’Iroise

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