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Nettoyage du littoral au Conquet

Les nettoyages du littoral sur la commune du Conquet / association Ar Viltansoù


Sommaire

Contexte général

Avec les récents Grenelles de l'Environnement et de la Mer, la France montre sa volonté de protéger et de valoriser son patrimoine naturel, notamment marin.

Une des pressions importante que subissent les océans est liée à la production de déchets. Il est estimé que chaque jour, 675 tonnes de déchets sont déversés à la mer dans le monde.

En France, quelques structures (associations et collectivités) organisent des nettoyages du littoral ou des petits fonds marins afin d'alerter l'opinion. Si le nettoyage est une mesure curative, des mesures préventives sont à mettre en place pour réduire et stopper le flux de déchets terminant sa course dans les milieux marins.

L'association Ar Viltansoù est une de ces structures établie sur la commune du Conquet.

Les macro-déchets

La gestion des déchets

Depuis les temps préhistoriques, l’Homme a toujours rejeté des déchets. Avant l’ère industrielle, ces déchets étaient essentiellement d’origine organique (les « gadoues ») et personne ne se souciait vraiment de leur élimination. Depuis, les activités humaines produisent une quantité sans cesse croissante de déchets divers (ordures ménagères, déchets dangereux des ménages, déchets industriels banals et dangereux, …).

Un déchet est un objet que l’on destine à l’abandon ; mais abandonner ne signifie pas s’en débarrasser n’importe où au détriment de la santé publique et de l’environnement. La gestion des déchets est un enjeu majeur et constitue une préoccupation de premier plan pour les collectivités. Collecte, traitement et valorisation des déchets constituent aujourd'hui le triptyque incontournable d’un plan de gestion des déchets à l’échelle d’un territoire. La collecte des ordures ménagères, qui existe depuis longtemps, est à la charge des collectivités territoriales. La collecte des déchets industriels doit être pourvue par les professionnels eux-mêmes, les plus dangereux étant pris en charge par des sociétés spécialisées. De nombreuses filières de traitement voient le jour en favorisant le recyclage, le réemploi et la valorisation énergétique. En France se développe une politique dite de « prévention », visant à réduire à la source la quantité de déchets (éco-conception, éco-consommation,…). L’objectif est de maîtriser la quantité de déchets des activités humaines et d’arriver à la politique du « Zéro déchet ». Le principe est simple : utiliser les déchets comme source d’énergie ou de matières premières.

Si les déchets ménagers et industriels sont pris en charge respectivement par les collectivités et les sociétés spécialisées, qu'en est-il des déchets qui s’échouent inlassablement sur le littoral ?

Les catégories de macro-déchets

Les macro-déchets littoraux représentent les résidus polluants solides dont la taille varie de quelques millimètres à plusieurs mètres et sont de nature variée : plastiques, verres, papiers, cartons, bois mais aussi cadavres d'animaux ou d'algues. Accumulés sur le littoral, ces macro-déchets peuvent nuire aux activités touristiques mais surtout représentent de réels dangers pour les personnes (coupures, intoxications, etc.) ainsi que pour la faune et la flore littorales.

Les déchets d’hydrocarbures font également partie de la catégorie des macro-déchets. L'Amoco Cadiz (1978), l'Erika (1999) ou encore le Prestige (2002) sont des noms tristement célèbres pour les pollutions aux hydrocarbures qu'ils ont infligées au littoral. Si ces événements sont spectaculaires, il n'en demeure pas moins que ce sont les déballastages sauvages en mer, du fait de leur récurrence, qui causent le plus de dégâts aux côtes. Les déchets pétroliers peuvent s'enfouir dans les cordons littoraux ou sous le sable et suinter lors de journées ensoleillées. Selon la consistance des hydrocarbures, ils forment des boulettes et des galettes ou bien badigeonnent l'estran rocheux.

La durée de vie des déchets est variable et dépend en partie de leur biodégradabilité : les déchets plastiques peuvent persister de 4-5 ans à plus de 500 ans ; les déchets pétroliers peuvent disparaître en 1 ou 2 ans ou mettre plus de 10 ans à se décomposer ; les métaux peuvent se corroder entre 3 et 100 ans ; le papier et le carton sont décomposés en quelques mois, tandis que le verre (silice) présente une durée de vie quasiment infinie par rapport à l’échelle de temps humaine.


Présentation de l'association

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A la Pointe du Finistère, Le Conquet offre un condensé des milieux naturels typiques que l’on trouve en Bretagne et plus largement sur la façade Nord Atlantique. Sur une surface relativement réduite à l’échelle du Pays de Brest, 4 écosystèmes se côtoient avec chacun sa richesse biologique propre :

  1. un milieu dunaire avec une flore caractéristique (le site des Blancs-Sablons);
  2. une vasière faisant office à la fois d’une nourricerie et d’un lieu de repos pour les oiseaux migrateurs et sédentaires (la Ria du Conquet);
  3. les falaises rocheuses et les plages (la côte de Penzer à Kermorvan);
  4. les milieux insulaires (îles et îlots de l’Archipel de Molène).
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Amoureux de la Nature et soucieux de la préservation de cet environnement côtier exceptionnel, des habitants du Conquet ont décidé de créer en 2001 l'association Ar Viltansoù. Les « viltansou » sont des korrigans, quelque fois farceurs mais très attachés à leur pays !

L'objectif principal de l'association est la protection de l'environnement littoral avec l'organisation régulière de nettoyages des côtes.

Les opérations de nettoyage de plage sont des supports pédagogiques afin de sensibiliser les habitants, les scolaires, les élus ou encore les professionnels à la pollution liée aux déchets s'échouant sur le littoral.

L'association est composée exclusivement de bénévoles.

Le moteur principal de l'association est le respect et la protection de l'environnement marin, en luttant contre la pollution des déchets aquatiques dont les impacts sont désastreux sur :

  • la santé et la qualité de l’eau : les blessures que peuvent entraîner les déchets coupants (verre, ferraille, etc.) et les contaminations liées aux déchets toxiques (peintures, pesticides, huiles, etc.) et infectieux (seringues, poches de sang, etc.) ;
  • la biodiversité : 260 espèces sont menacées par l’ingestion de déchets (plastique notamment) causant des étouffements, occlusions intestinales, intoxications ;
  • la pêche et la navigation : les filets « perdus » continuent de pêcher des espèces commercialisables ou non, les pertes financières ont été estimées à 200 millions d’euros pour la zone Nord Atlantique (Ocean Conservancy, 2009) ;
  • le tourisme : la dégradation esthétique du paysage.

Le projet de l'association s'articule autour de 3 principales actions phares :

  1. Étudier l'échouage côtier des déchets ;
  2. Sensibiliser sur le « terrain » et communiquer auprès des citoyens ;
  3. Participer à la mobilisation à l'échelle mondiale.

Les nettoyages du littoral

Après les marées de forts coefficients, l’association Ar Viltansoù nettoie chaque mois le littoral de la commune du Conquet.

Méthode de nettoyage et suivi des macro-déchets échoués

Depuis 2001, après les marées de forts coefficients, l’association Ar Viltansou nettoie chaque mois le littoral de la commune du Conquet. Les membres de l’association appliquent une méthode de nettoyage manuelle et sélective. Cette méthode a l’avantage de ne prélever que les « intrus » au milieu naturel : plastiques, pneumatiques, polystyrènes, mousses, verres, métaux, cordages, déchets pétroliers et macro-déchets souillés aux hydrocarbures. Par ailleurs, les éléments naturels ne sont pas récupérés : bois flottés (sauf bois traités et cloutés), cadavres d’animaux, goémon d’épave et la laisse de mer.

Depuis 2007, les déchets sont ensuite triés et pesés par catégorie :

  • Plastiques durs et souples (bouteilles, sacs, bâches, jouets,…),
  • Polystyrène,
  • Mégots de cigarettes,
  • Cordages (filets de pêche, bouts d’amarrage,…),
  • Ferrailles (cannettes, bonbonnes, bidons, barres de fer,…),
  • Pneumatiques,
  • Déchets souillés (aux hydrocarbures le plus souvent).

Une équipe d’environ 8 personnes se mobilise pour parcourir le littoral et effectuer des nettoyages sélectifs, respectueux de l'environnement et rigoureux.

A l'aide d'un partenariat avec la Mairie du Conquet, les déchets collectés sont ensuite acheminés vers une des déchèteries de la communauté de communes du Pays d'Iroise. Lors des nettoyages, les bénévoles prennent soin d'un élément trop souvent considéré comme un déchet ! Il s'agit de la laisse de mer qui joue un rôle écologique (source de nutriments pour les invertébrés du littoral et les oiseaux) et sédimentologique par la stabilisation des sédiments en empêchant la régression des plages et dunes. En triant et pesant les déchets, l'association met en place une base de données afin de suivre l'évolution de cette pollution liée aux déchets. Depuis 2007, 7 100.75 kg de déchets ont été récoltés par les membres de l'association sur le littoral conquétois :

  • Blancs-Sablons : 3 795 kg dont 1 700 kg de filets et cordages divers et 1 300 kg de plastiques (dont 72 kg de polystyrène!)
  • Ria du Conquet: 2 545.25 kg dont 671 kg de plastiques, 626 kg de filets et cordages divers et 216 kg de polystyrène !
  • Côte Ouest : 760.5 kg dont 331 kg de plastiques et 253 kg de filets et cordages divers.

Les premières analyses montrent que les déchets les plus abondants sont le plastique (bouteilles, gobelets, bidons, brosse à dents, cartouches de chasse, emballages, fragments, …) et les cordages en tout genre (filets de pêche, bouts, haussières, …).

L’origine des macrodéchets

Selon les courants marins, l’intensité des tempêtes, l’amplitude des marées et la géomorphologie côtière, les déchets vont s’accumuler sur les plages, les criques ou au niveau des anfractuosités de la roche. Si une partie des déchets provient de la négligence environnementale des activités maritimes, la plus grande partie (entre 70 et 95%) est d’origine terrestre (apportée par les cours d’eau, de la terre vers la mer). Cette donnée générale est à prendre avec précautions et la quantité de déchets d’origine « terrestre » et ceux d’origine « marine » varient de manière importante en fonction de nombreux facteurs physiques (localisation géographique, conditions météorologiques, dynamique océanique,…) et anthropiques (comportement des populations).

En s’inspirant de la méthode d’analyse des macrodéchets de l’association américaine « Ocean Conservancy » qui organise notamment chaque année un nettoyage mondiale du littoral (« Internationnal coastal cleanup »), les macrodéchets collectés lors des nombreux nettoyages du littoral ont été classés en 2 grandes catégories (voir paragraphe ci-dessous):

  1. La première catégorie correspond aux déchets les plus couramment produits par des activités « terrestres » (sacs en papier, sacs en plastique, ballons, bouteilles en plastique et en verre, cannettes, bouchons, couvercles, vêtements, chaussures, gobelets, assiettes, fourchettes, couteaux, cuillères, emballages divers, cartouches de fusil, pailles, jouets, appareils électroménagers, piles, matériaux de construction, voitures et pièces automobiles, pneus, couches pour bébés, seringues, tampons d’hygiène…).
  2. La deuxième catégorie est représentée par les déchets liés aux activités maritimes (contenants d’appâts, appâts, bâtons lumineux, bouteilles de produits de nettoyage, bouées et flotteurs, casiers à crustacés, filets et lignes de pêche, caisses, ampoules, bidons d’huiles et de lubrifiant, palettes, bâche plastique,…).

Ainsi, concernant la plage des Blancs-Sablons, les macrodéchets « terrestres » représentent en moyenne 42% de la quantité totale des déchets collectés, tandis que les déchets « marins » constituent 58% (avec une variation pour les déchets d’origine « terrestres » de 36 à 45% et de 55 à 64 % pour les déchets « marins » selon les nettoyages). Pour la Ria du Conquet, les déchets « terrestres » sont en moyenne plus abondants (60% de la quantité totale de déchets ramassés avec une variation de 42 à 65%) que les déchets « terrestres » (40% des déchets collectés avec une variation de 35 à 58%) (Figure 7).

Afin d’expliquer ces différences locales, plusieurs pistes peuvent être envisagées :

  1. La plus forte proportion de déchets « marins » constatée sur la plage des Blancs-Sablons peut s’expliquer par la géomorphologie (anse relativement vaste) et l’orientation abritée de la plage (N / NO) selon les vents. La plage constitue probablement un piège pour les déchets apportés par les courants, la houle de tempête et les grandes marées.
  2. La Ria du Conquet est un piège pour les déchets « marins », cependant la grande quantité de déchets « terrestres » constatée lors des nettoyages peut s’expliquer car l’endroit est très prisé par des « promeneurs du dimanche » qui n’hésitent pas à se soulager de leurs déchets sur le chemin boisé jouxtant le près salé et la vasière !

Il est évident que cette méthode de séparation quant à l’origine des déchets (« terrestre » ou « marine ») n’est pas infaillible : une bouteille d’eau, considérée comme un déchet provenant d’activités terrestres, peut très bien être jetée d’un bateau… Cependant, cette méthode à pour mérite de dégager de grandes tendances. Ainsi, sur cette petite portion du littoral de la Mer d’Iroise, la quantité de déchets liés aux activités maritimes est parfois équivalente aux déchets d’origine terrestre (comme en 2007 avec 49% de déchets « marins » et 51% de déchets « terrestres »), d’autres fois supérieure (comme en 2008 avec 58% de déchets « marins » et 42% de déchets « terrestres ») ou inférieure (comme en 2009 avec 35% de déchets « marins » et 65% de déchets « terrestres »).


OSPAR

La Convention OSPAR est une convention européenne pour la protection de l’environnement marin de l’Atlantique Nord-Est, signée en 1992 par la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Islande, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, l’Espagne, la Suède, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Suisse. En 2007, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et la commission OSPAR ont co-signé une note permettant de dresser une évaluation de l’évolution des déchets marins en Atlantique Nord-Est. Ce programme préconise notamment de compter très précisément les déchets s'échouant sur le littoral afin de mettre en place une base de données européenne. En partenariat avec le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE), AR VILTANSOU a décidé de participer à la caractérisation OSPAR sur la plage des Blancs-Sablons. A chaque nettoyage de cette plage, un comptage méticuleux des déchets échoués sur une zone de 100 mètres linéaires bien délimitée est effectué. Cette caractérisation OSPAR recense une centaine de catégories de déchets.

En 2013, 2 877 déchets comptabilisés sur 100 mL (3 nettoyages).

La journée mondiale de nettoyage du littoral

Depuis 2009, '"'Ar Viltansoù'"' participe à la journée mondiale de nettoyage du littoral (International Coastal Cleanup) pilotée par Ocean Conservancy. Cette association américaine fondée en 1985, est pionnière dans le domaine de la sensibilisation aux pollutions des océans (notamment par les macro- et micro-déchets). Ocean Conservancy est impliquée notamment dans la réalisation des programmes de l’UNEP (Marine litter : a global change) et de la NOAA (Marine Debris Program) visant à établir un état des lieux et un plan de gestion des déchets polluant les océans et les côtes. Depuis 25 ans, Ocean Conservancy organise chaque année une journée mondiale de nettoyage du littoral, outil de sensibilisation fédérateur pour une prise de conscience de la pollution des océans et du littoral par les déchets. Cette journée se révèle être un outil de poids pour sensibiliser l’ensemble des citoyens sur l’impact des déchets sur l’environnement et la santé. Il s’agit de la mise en application du « penser global, agir local ».

A titre d'exemple, la journée mondiale de nettoyage du littoral du 19 septembre 2009 a mobilisé 108 pays, soit près de 500 000 volontaires qui ont collecté plus de 3 000 tonnes de macro-déchets, représentant 10 millions de débris. L'association Ar Viltansoù a mené des nettoyages sur les plages des Blancs-Sablons (Le Conquet), Trez-Hir (Plougonvelin) et de Porsmilin (Locmaria-Plouzané) en partenariat avec les communes et des associations locales. 70 volontaires ont ainsi collecté 286,5 kg représentant 4 548 déchets (dont 1 810 mégots de cigarettes, 595 bouchons en plastique et 555 sacs en plastique).

En classant les déchets dénombrés par type d'activités (loisirs, maritimes, « fumeurs », hygiène et médicale et dépôts sauvages), on constate ainsi que les déchets de certains sites sont plutôt d'origine maritime (la plage des Blancs-Sablons par exemple), tandis que d'autres sont plutôt liés à des activités « terrestres » (les plages du Trez-Hir et de Porsmilin). Ces données sont d'une importance majeure pour illustrer la situation auprès des collectivités et les inciter à mettre en place des actions de prévention pour la réduction de la quantité de déchets se trouvant sur les plages, et de manière générale dans l'environnement.

Impact sur la biodiversité

La laisse de mer

Indiquant la limite supérieure des pleines mers de vives eaux, elle est constituée de débris naturels : algues, capsules d’œuf de raie, restes de carapaces de crabes et d’anatifes (pousse-pieds), bois flottés percés et creusés par divers organismes (bivalves perceurs, éponges, etc.), témoins d’un séjour plus ou moins long en mer. La laisse de mer joue un rôle de « stabilisateur » des massifs dunaires puisque cet amalgame de débris retient le sable. Elle est également une source importante de nourriture pour de nombreux invertébrés comme les puces de mer mais aussi pour les oiseaux. Elle constitue également une réserve de minéraux pour la flore des milieux littoraux. Cette source de vie est malheureusement polluée par les déchets plastiques, toxiques ou pétroliers issus de l’activité humaine (Figure 10). Cette pollution perturbe les équilibres écologiques littoraux !

La faune

Les déchets, plastiques notamment, peuvent être absorbés par des oiseaux marins, des poissons, des mammifères marins, des tortues et provoquer des occlusions intestinales et la mort des organismes. Les bouts de plastiques millimétriques peuvent être confondus avec de la nourriture et sont incorporés dans les réseaux trophiques ; on parle de « plancton plastique ». Des études récentes ont montré les impacts néfastes de ces débris plastiques sur l’environnement marin (qualité des eaux, perturbations des réseaux trophiques, perturbations physiologiques, etc.). Certains déchets blessent et estropient les oiseaux marins, les mammifères marins ou les poissons, ce qui les pénalise dans leur rude combat pour la vie. Le déversement d’hydrocarbures en grande quantité dans un milieu naturel induit des effets néfastes pour l’avifaune (le mazoutage excessif du plumage et l’intoxication conduisent dans 90% des cas à la mort des oiseaux !), ainsi que pour les poissons, coquillages, crustacés, algues : le mazoutage entraîne “au mieux” une impropreté à la consommation, au pire la mort des organismes. La perte du matériel de pêche en mer (filets, queues de chalut) a des impacts sur les espèces marines (filets perdus en mer continuant de "pêcher" (ghost fishing), étranglements, etc.).

Les statistiques des nettoyages du littoral

En cours de réalisation...

Voir aussi

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