Monuments aux morts en Bretagne

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Sommaire

Les monuments aux morts de la Grande Guerre en Bretagne

Pourquoi ?

Ce sont les mairies et les associations d'anciens combattants qui ont passé des commandes de ces monuments aux morts à la mémoire des civils morts pour la France en faisant leur devoir civique. Ces monuments ne sont pas des tombeaux mais des cénotaphes. Les corps ont été rapatriés par les familles pour les déposer dans leurs caveaux respectifs, souvent ils sont dans des cimetières conçus à cet effet.

Qui a payé ?

Le budget de certaines petites communes ne leur permettait pas souvent de s'offrir de tels édifices. Donc il y a eu des souscriptions, on a fait appel au devoir de mémoire, au sens civique, à l'honneur, au besoin d'avoir un lieu sacré dans sa commune pour pouvoir s'y recueillir tous les 11 novembre (parfois un riche bienfaiteur y contribue).

Où les trouve-t-on ?

L'endroit est important. Dans la période d'après-guerre, tous avaient l'intime conviction qu'il fallait exprimer publiquement la gratitude face au sacrifice. C'est la place de l'église, la place de la mairie, parfois l'école (surtout si c'était une mairie/école), un parc... Les noms sont presque toujours gravés par ordre alphabétique, parfois dans un ordre chronologique ( année de la disparition). Les grades n'y sont que rarement indiqués: volonté délibérée d'unir, de réunir l'ensemble des combattants. La hiérarchie militaire disparaît: seul l'homme, le citoyen reste.

Les monuments bretons

Le monument est souvent dans un enclos, il est entouré de grilles ou entouré de chaines accrochées à des obus. L'obus est un symbole très fort de cette guerre technologique d'un genre nouveau. La France a en effet produit près de 300 millions d'obus, il est la première cause de mortalité chez les soldats et le symbole de la participation des femmes qui travaillaient dans les usines d'armement (même si la Bretagne est restée en marge, les journaux expliquent, les poilus racontent...). L'accès aux fiches des soldats nés en Bretagne (les 5 départements) et déclarés "Morts pour la France" permet d'avancer le chiffre de 125 009 morts. Ce chiffre est vraisemblablement en deçà de la vérité. Les régions militaires de Rennes, de Nantes et Le Mans signaleraient 200 000 soit 20% des mobilisés de la région pour les départements bretons.

Les thèmes

René Quillivic (natif de Plouhinec) est le sculpteur le plus prolifique dans le Finistère sud. La façon de traiter le sujet varie peu d'une région à l'autre, cependant il y a quelques spécificités en Bretagne. Le texte est parfois en breton seulement, plus souvent bilingue. Même si la République et les lois de Jules Ferry ont obligé ces générations de combattants à adopter le français, c'est dans leur langue vernaculaire que les survivants de 14-18 ont souhaité s'exprimer. On trouve sur ces monuments:

- les palmes de la victoire en métal ou gravées dans la pierre

- la croix de guerre

- des armes (fusils, canons, obus...)

- des soldats (l'infanterie mais aussi la marine)

- les femmes (la veuve, la mère éplorée)

- les parents qui ont perdu un ou plusieurs fils (en costume traditionnel)

- le coq, Jeanne d'Arc beaucoup plus rarement

Liens externes

Site de photos des Monuments aux Morts concernant les 2 guerres classées par département

Photothèque des Côtes d'Armor

Photothèque du Finistère

Photothèque du Morbihan

Mise à jour avec la localisation sur Google Earth (avril 2008)

Photos

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Bénodet


Bourg-Blanc


Berrien



Cambrais


Coat-Méal




{{GoLettre|Lettre=G} Gourin:


Guilvinec


Guipavas






Lesneven


Leuhan


Loc-Brévalaire


Loctudy




Ouessant :


Plabennec :


Plobannalec


Ploudalmézeau


Plouedern


Pont l'abbé
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St Divy :


St Gildas sur bois


St Renan


Treffiagat


Tréglonou







Détails des monuments aux morts

Détails que l'on peut retrouver sur plusieurs monuments

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