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Marie Manisha Thomas, professeur de Zumba

Avec plus de 12 millions d’adeptes dans le monde et pas loin de 200 000 en France, la zumba est devenue en quelques années un véritable phénomène de société, c’est la zumbaddictionnn ! Le concept est simple : se muscler en dansant sur des musiques latines (meringue, reggaeton, salsa ...) et le tout en s’amusant. Son succès planétaire s’explique par son accessibilité. Nul besoin d’être un sportif ou un danseur aguerri. Au départ, seuls les centres de remise en forme proposaient cette activité mais celle-ci s’est progressivement implantée dans les associations et structures de quartier pour proposer une offre de proximité. Ce raz-de-marée n’a pas épargné la ville de Brest.

Rencontre avec Marie Manisha Thomas, animatrice zumba fitness à Brest. Elle revient sur les bienfaits de la zumba tout en nous alertant sur ses limites. Elle dénonce les faux cours de zumba donnés par des professeurs non diplômés et les répercussions sur la santé des pratiquants.

Portrait de Marie Manisha Thomas

Pouvez-vous me décrire en quelques mots la zumba ? C’est de la danse, du fitness ou du cardio-training ?

Je vais parler au nom de Béto Pérez, « le créateur » de la zumba. En fait, pour la petite anecdote, la zumba est née par accident. Béto Perez, professeur de sport, avait oublié la musique pour son cours de fitness. Étant d’origine colombienne, il a pris un CD dans sa voiture et ainsi a adapté le cours à la musique latine. Certes, le LIA (Low Impact Aérobic) salsa existait déjà, néanmoins le concept du 45 min où on est en intervalle training (plusieurs séquences d’exercices comprenant un intervalle à rythme élevé et un de récupération) est innovant. Avec la zumba, on travaille vraiment le cardio avec des sonorités très rythmées comme le meringue ou le raggaeton qui vont nous amener à bien bouger et la bachata pour un retour au calme après l’effort. C’est vraiment un mélange entre la danse et le fitness.

Quels sont les bienfaits de cette pratique ?

Pour moi, la zumba est bénéfique sur différents plans, notamment physiologique, psychologique et social. Les pas de fitness vont favoriser le renforcement musculaire, la tonification des muscles et améliorer le système cardio-vasculaire avec une élimination plus rapide des toxines. La zumba peut également faire perdre du poids mais à condition de venir régulièrement au cours, de bien suivre les mouvements et d’avoir une bonne hygiène de vie. Côté psychologique, on voit qu’au fil des cours, les adhérentes commencent vraiment à lâcher prise et prennent davantage conscience de leur corps. Elles retrouvent confiance en elles et une certaine féminité avec la salsa tout particulièrement, qui est une danse très sensuelle. Et tout cela favorise l’estime de soi. Enfin, ça permet aussi de rencontrer du monde, de voyager avec les musiques, très différentes de celles qui passent à la radio. Les sonorités cubaines et africaines nous emmènent ailleurs pendant une heure. Quand les gens sortent du cours, ils ont le sourire jusqu’aux oreilles.

Le buzz zumba se ressent dans les salles d’attente des kinés ? L’activité présente-t-elle des risques ?

Dans cette danse, il y a beaucoup de déhanchés et certaines personnes n’ont pas cette souplesse au niveau du bassin ou alors n’ont pas les articulations assez résistantes pour tenir le choc. Sur les mouvements de cumbia par exemple, la cheville est très sollicitée. Si les adhérents y vont à froid, ils peuvent se blesser. Donc, c’est vrai qu’aujourd’hui les kinés s’en plaignent. Les personnes, suite au cours de zumba, viennent les voir en se plaignant de douleurs au dos, aux chevilles... Tout le monde peut danser mais, très souvent, les nouveaux pratiquants n’ont aucune notion de leur corps et de ses limites. Dans l’euphorie, ils ont tendance à forcer un peu trop au risque de se blesser. Par exemple, à la fin d’un cours, j’ai une de mes élèves qui m’a dit qu’elle faisait n’importe quoi car elle ne comprenait pas tous les mouvements. Je lui ai donc dit de bien écouter et surtout de bien les visualiser. C’est à nous en tant qu’instructeur de prendre le temps de bien expliquer et décomposer les mouvements pour mieux les visualiser. Il faut aussi bien regarder ce qu’il se passe dans la salle afin de les corriger ou leur dire d’aller plus doucement sur tels ou tels gestes. Dans certains cours, il n’y a même pas d’échauffement ni d’étirement et c’est là le gros danger car le corps n’est pas prêt. Toutefois, il ne faut pas généraliser, il n’y a pas de danger direct.

Quelles sont donc les précautions à prendre ?

Si vous pratiquez la zumba, il faut avant toute chose bien connaître son corps et ses limites, mais surtout bien écouter et visualiser les mouvements. L’objectif n’est pas de reproduire à l’identique les mouvements du professeur mais de s’en rapprocher car nous n’avons pas les mêmes capacités physiques. S’il y a une glace dans la salle, n’hésitez pas à vous regarder pour vous corriger. Pour les animateurs, il faut se former en permanence. Aujourd’hui, certains cours sont donnés par des professeurs non diplômés et c’est là le risque puisqu’ils n’ont pas les connaissances physiologiques de base. Ça reste du sport, il faut donc faire très attention et ne pas jouer avec la santé des gens. Donc, n’hésitez pas à vérifier que vos professeurs sont bien certifiés. En tant qu’adhérente, c’est ce que j’aurais fait. De toute façon, face à ce phénomène, les contrôles jeunesse et sport vont s’intensifier.

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur « Zumbathlon 2013 ».

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