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Jacques Kervevan, sculpteur

Jacques Kervevan, sculpteur
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Un article de : l'Écho de St-Pierre
Parution : décembre 2010
N° : 228
Auteur : Daniel Vanhooland


Jacques Kervevan est un peintre bien connu de notre territoire ; pourtant son expression artistique ne se limite pas à la seule peinture.

Écho : Jacques, je suis surpris de découvrir dans ton atelier une collection de sculptures d'inspirations multiples et de dimensions variées : des petites statuettes aux personnages à taille réelle. Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

JK : Je pense que le virus artistique me vient de mon père, peintre amateur dont je n'ai jamais pu voir les œuvres qui ont été malheureusement détruites pendant la guerre.

La féminité et la maternité


Écho : Quand as-tu commencé à sculpter ?

JK : J'ai démarré à Brest lorsque j'avais 14/15 ans, j'ai eu l'envie de copier des statues de personnages religieux que je voyais dans les églises et les chapelles. J'ai réalisé mes premières statuettes dans du bois de récupération en utilisant des outils rudimentaires.


Écho : Le bois est-il le seul matériau que tu aies travaillé ?

JK : Non, plus tard, lorsque mon parcours professionnel m'a conduit à Paris, j'ai été attiré par la terre ; j'achetais la matière chez un artisan voisin et j'ai pris plaisir à modeler des personnages de la vie quotidienne bretonne comme des vielles femmes qui tricotent. Attiré également par l'histoire, j'ai représenté des soldats. J'ai également confectionné quelques animaux de la crèche.


Écho : Par la suite comment as-tu évolué ?

JK : Toujours en région parisienne, j'avais alors 25 ans et j'habitais la région de Ris-Orangis. J'avais repéré plusieurs chantiers de démolition d'immeubles vétustes et j'ai réussi à acheter à bon compte du bois qui aurait terminé sa vie à la décharge. C'est à cette époque que j'ai investi dans de l'outillage. J'ai continué à sculpter des statues d'inspiration religieuse.


Écho : Réalises-tu toujours tes sculptures à partir de modèle ?

JK : Lorsque je reviens à Brest fin des années 70, je me passionne pour le moyen âge. A partir de mes lectures, mon imagination fait le reste et les œuvres prennent corps.


Écho : Dans ton atelier plusieurs représentations féminines occupent le terrain...

JK : La féminité et en particulier la maternité ont été une source d'inspiration puissante à une époque : j'ai réalisé une série qui est visible dans mon atelier. Il faut dire aussi que j'ai eu la chance de pouvoir acheter des billes de bois qui datent de plus de 80 ans mais leur assemblage ne s'est pas fait sans difficultés pour autant.


Écho : Je constate une évolution vers des représentations plus stylisées mêlant des personnages symboliques comme les tritons et des éléments végétaux et floraux visibles sur des entourages de portes et des colonnes.

JK : C'est à la fois l'opportunité de trouver les matériaux adéquats qui me guide ainsi que l'humeur artistique du moment.


Écho : Pourra-t-on voir prochainement tes sculptures hors de ton atelier ?

JK : Dans le passé j'ai participé à quelques expositions et des œuvres m'ont été dérobées ; je n'envisage pas de renouveler l'expérience.


Écho : Les visites d'ateliers d'artistes se développent dans la région ; ce serait peut-être une solution pour présenter tes réalisations à d'autres amateurs et de pouvoir échanger avec eux ?

JK : Je réserve ma réponse.

Auteur : Daniel Vanhooland


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