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Interview-Sillage : Marcel Cueff, retraité et bénévole

    Sillage130 small.jpg Cet article est extrait du Magazine Sillage N°122 - avril-mai 2007
Auteur : Jérôme Le Jollec


Une vie au service du sport

Marcel Cueff a deux passions : le foot et le vélo. Mondes desquels un handicap physique aurait pu l'abstraire. Qu'à cela ne tienne, il sera bénévole, de trésorier à président. Et cela dure depuis 43 ans ! Comme il travaillait à la Sécurité Sociale, ce sera l'ASOS Brest et la VGA Bohars pour le football. Puis, pour le vélo, l'AC Milizac et le BIC 2000. Président pas seulement honoraire, il est persuadé qu'être au contact des jeunes conserve, et à 68 ans il na pas l'intention de dételer.

Tour de France 2008 à Brest

Être bénévole depuis aussi longtemps, cela relève du sacerdoce ?

Non, pas vraiment car j'ai toujours aimé être au contact des jeunes.

Quelle est la première émotion de votre parcours ?

C'était en 1971 avec l'ASOS à Melun en devenant champion de France des Organismes Sociaux.

Où tout a commencé ?

À la Vie au Grand air de Bohars, chère à Mathieu Pellen, malheureusement décédé.

Quel rôle y jouiez-vous ?

J'étais trésorier. Cela représentait des responsabilités mais c'était moins compliqué que maintenant. Il y avait dépenses et recettes, point.

Ce qui vous plaisait ?

L'ambiance, la convivialité après match. Et les déplacements à l'extérieur que l'on effectuait en car. L'utilisation des voitures a un peu tué cet esprit.

Des déceptions ?

Pas vraiment, non. Il n'y avait pas l'ombre d'un problème.

En changeant de sport et de club, vous vouliez connaître autre chose?

L'AC Milizac a démarré avec les frères Magueur. Guy qui était un grand pote m'a sollicité.

Ce furent de bons moments ?

C'était le club phare. Septième club français avec 269 licenciés et 124 victoires dont de très belles en 1984.

Quid du BIC 2000 ?

Cette année, on a franchi un cap. On a la seule équipe du département en Division Nationale Espoirs. On mise sur des jeunes comme Clément Mahé et Mathieu Jeannès qu'on veut garder à Brest.

Que dites-vous au jeune qui veut pratiquer le cyclisme ?

Que le vélo est un sport très dur. Qu'il ne faut pas être trop pressé et ne pas démarrer trop jeune. Et surtout, ne pas se décourager. Souvent, ce sont les parents qui n'ont pas la patience.

Parlez-vous aussi du dopage ?

On peut marcher à l'eau claire à condition de bien s'entraîner. C'est le cas de la plupart des jeunes coureurs français.

Quelle(s) faute(s) leur pardonnez vous?

Faire un écart de conduite. Une fois!

Quels événements sportifs vous fascinent ?

Le Tour de France et les classiques comme Paris-Roubaix, la Coupe du monde de foot.

Le Tour de France 2008 à Brest, une aubaine?

Ah oui ! On est fier de cet événement. Et c'est un avant-goût pour la fête de la mer. Dommage tout de même qu'il n'y ait pas une étape Brest-Brest.

Quels sont à vos yeux les sportifs les plus exemplaires ?

Zidane, malgré son coup de tête, et Laurent Jalabert.

Quelle est la qualité première du dirigeant bénévole ?

La disponibilité.

Son rôle est-il reconnu?

Je ne pense pas. Si on fait du bénévolat, c'est qu'on aime ça. Mais on a une vie privée et le droit au respect. On nous dit parfois qu'on est là pour régler tous les problèmes.

Le blues du bénévole ?

Oui, ça m'est arrivé. Il y a aussi d'autres choses à faire dans la vie. Mais on s'attache aux sportifs, et j'ai des potes au club.

Si c'était à refaire ?

Je le referais sans hésiter. On en tire de belles satisfactions. Être au contact des jeunes, ça permet de rester jeune aussi.

Ce qui vous dérange ?

Le dopage, l'argent. Même si dans le vélo, les meilleurs ne gagnent rien au regard d'autres sports.

D'autres activités ?

Oui, quand même, la lecture, la télé, surtout quand il y a du sport.

Votre devise ?

Ne pas s'ennuyer sur la terre.

Et Brest dans tout ça ?

C'est quand même une belle ville. Je suis fier d'être Brestois. Le seul point noir, c'est l'éloignement mais on a l'avantage d'avoir la mer à notre porte. On y propose aux jeunes un large éventail d'activités, de la voile au hockey. Il y a vraiment matière à s'investir.

Ce contenu est publié sous licence Creative Commons BY-ND

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