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Historique de l'Arsenal

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Capucins

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Historique de l'Arsenal

D'après un document La DCAN de Brest des origines à 1978 réalisé par la Direction des Constructions et Aremes Navales de Brest et la Direction Technique des Constructions Navales.

Des origines à la Révolution et à l'Empire A la fin du XVème siècle, Louis XII fait armer à Brest des vaisseaux qui participeront à ses campagnes d'Italie. La création du port militaire n'intervient cependant qu'en 1631, sur décision de Richelieu, et les premiers travaux importants n'y sont effectués qu'à partir de 1666, sous la haute direction de Colbert, alors contrôleur général des finances.

En 1669, la marquis de Seignelay, fils de Colbert et Ministre de la Marine, publie l'ordonnance du 15 avril qui codifie avec précision l'organisation des arsenaux: L'intendant, qui relève directement du Ministre, est responsable de l'ensemble des activités de l'arsenal. Il en ordonnance les dépenses. Le commandant de la marine n'a autorité sur la flotte qu'après qu'elle ait été armée.

Le premier bassin de l'arsenal de Brest, le bassin Tourville est construit en 1683, il sera agrandi à deux reprises en 1745, puis en 1864.

Après le rapide développement des années 1660 à 1690, l'arsenal de Brest connaît une période de stagnation de plus de 40 ans. Puis un nouvel essor lui est donné par deux ministres de Louis XV, le comte de Maurepas et le Duc de Praslin. L'architecte Choquet de Lindu remplace alors les vieux bâtiments de l'époque de Colbert par des bâtiments en granit. Il édifie notamment, en 1747, sur la rive de la Penfeld, un imposant atelier de corderie, long de 400 mètres.

La corderie de l arsenal de Brest.jpg

La construction des bassins de Pontaniou débute en 1746. Au cours des mêmes années, un sérieux effort est fait pour renouveler les techniques traditionnelles, souvent empiriques, de constructions navales. Celui-ci se concrétise notamment par la création, en 1741, du corps des Ingénieurs Constructeurs, ancêtre de celui des ingénieurs du Génie Maritime.

Les innovations en matière d'organisation sont moins heureuses après que Choiseul ait cru bon de placer l'intendant et le commandant de la marine sur pied d'égalité. Castries en 1786, restaure l'unité de commandement en donnant au commandant de la marine le pas sur l'intendant.

Quelques années plus tard, Bonaparte modifiera une nouvelle fois cette organisation en plaçant à la tête de l'arsenal le Préfet Maritime, haut fonctionnaire choisi pour ses qualités personnelles, sans considération de corps d'origine ou de grade (arrêté du 7 Floréal an VIII.

Signalons enfin qu'au cours des dernières années de la monarchie, les ouvriers bénéficiaient d'un embryon de statut, avec le règlement de demi solde aux personnels inemployés (préfiguration d'une certaine stabilité de l'emploi) et l'instauration, sosu certaines conditions, d'un système de pension (ordonnance de 1784)

Le XIXème Siècle

Pratiquement interrompu pendant la Révolution, l'Empire (qui s'intéresse à Cherbourg) et la Restauration, le développement de l'arsenal de Brest reprend à partir de 1845, en liaison avec l'essor industriel de la 2ème moitié du XIXème siècle.

Le grand bassin du Salou (bassin 4) est mis en chantier en 1857.

Salou 2.jpg

Les premiers ateliers de Mécanique, Fonderie et Chaudronnerie sont construits en 1845 sur le plateau dit "des Capucins". Ces ateliers seront rénovés et agrandis de 1858 à 1864.

Les premiers bâtiments en fer sont bâtis en 1865.

Batiments en fer.jpg

Les importantes extensions des services de l'arsenal ainsi imposent une redistribution des aires disponibles le long de la Penfeld, au profit de la marine nationale. Dès 1835, celle ci avait acquis les ateliers privés qui subsitaient, en fond de Penfeld, à Kervallon. Mais les bâtiments de commerce continuaient d'accoster aux quais Tourville et Jean Bart. Ce n'est qu'en 1865 que Napoléon prend la décion de transférer le port de commerce dans l'anse de Saint Marc et de réserver l'accès de la Penfeld aux bâtiments de guerre.

De la même époque (1868) date la constrcution des premiers magasins à poudre,sur des terrains que la marine avait acquis quarante ans plus tôt, en bordure de l'anse Kerhuon.

Des années 1900 à la Première Guerre Mondiale

L'arsenal de Brest qui n'a guère évolué dans les années qui suivent la défait de 1870, connaît un nouveau regain d'activité à partir de la fin du XIXème siècle et jusqu'à la Première Guerre Mondiale.

Son extension vers le Sud-Ouest est amorcé en 1900, par l'édification d'une grande jetée de 2160 mètres qui délimitera l'actuelle rade abri. Celle-ci est à l'époque accessible à la fois par l'Ouest et par l'Est. En 1905, la construction d'un quai d'armement de 675 mètres de long est entreprise à Laninon. Ce qui se termine par le "port des torpilleurs" qui protège les quias de la houle qui rentre par la passe ouest de la rade abri.

Rade Abri Laninon.jpg

Cinq ans plus tard, débute celle des deux grands bassins de Laninon. Ces bassins qui auront une longueur de 35 mètres, suffisantes pour les plus grands bâtiments de l'époque, ne seront achevés qu'en 1918.

Simultanément les deux cales de lancement du "point du jour" Cale du point du jour et l'atelier des bâtiments en fer seront rénovés (1907-1910-1911)

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