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Gréement

Sommaire

Principaux types de Gréements

Gréement à voile carrée

Voile carrée

La voile est fixée sous une vergue horizontale suspendue au mât, sur les grands voiliers plusieurs voiles peuvent être superposées.

Gréement à voile au tiers

Évolution de la voile carrée, la vergue est inclinée vers la vent, le point d'attache est au tiers

Gréement à voile latine

Voile latine

La voile est triangulaire, fixée sous une vergue inclinée attaché à l'avant du bateau.

gréement à voile aurique

Voile à corne

La voile est de forme quadrangulaire non symétrique, la vergue supérieure s'appelle la corne, l'inférieure la bôme. Entre le sommet du mât et la corne peut être installée une flèche (petite voile triangulaire).


Le terme aurique proviendrait du latin auris oreille, cette explication est corroborée par la traduction anglaise lugsail, mot composé de lug oreille et de sail voile.

Ce type de voile était très en faveur sur les voiliers de travail européens (cotres, sloops, dundees, etc...) car elle permettait de disposer d'une force propulsive importante avec une système simple, tant à hisser qu'à régler et peu coûteux à fabriquer et réparer.

La vergue qui la supporte est inclinée, la partie avant étant plus basse que la partie arrière.

Dans le cas de la voile aurique, la vergue s'appelle la corne ou le pic. La corne est articulée sur le mât par un sabot appelé encornat (ou mâchoire de corne). En sécurité, et pour faciliter les manoeuvres, il est parfois fermé sur l'arrière du mât par un lien constitué de petits cylindres en bois appelés "pommes de racage" enfilés sur un bout. Pour hisser la voile aurique, deux drisses sont nécessaires : la drisse de grand-voile et la drisse de pic.

Gréement à voile houari

Voile dont la corne est très relevée

Gréement à voile à livarde

Voile à livarde

La livarde est un espar oblique qui permet de tendre une voile aurique depuis la partie inférieure du mât (la voile n'est pas suspendue à la corne)

Cette voile connut ses heures de gloire dans la marine fluviale: simple à mettre en œuvre, elle était adaptée aux mâts rabattables ou amovibles de diverses embarcations, comme les chalands, les barges et certaines péniches. Parmi les embarcations ayant porté ce gréement à la perfection, nous comptons les barges de la Tamise dont certains exemplaires naviguent encore aujourd'hui à la plaisance, tandis que d'autres sommeillent dans un musée.

Gréement à voile bermudienne

C'est le gréement des voiliers modernes

Grand-voile d'un gréement bermudien

Une voile est caractérisée principalement par sa forme, son grammage et le(s) matériau(x) dont elle est composée.

Les trois angles de la voile (sur une voile à forme triangulaire) ont une appellation spécifique  :

  • Le point de drisse (1) désigne l'angle situé au sommet de la voile une fois celle-ci hissée : c'est l'endroit ou la drisse est frappée.
  • Le point d'amure (10) désigne l'angle attaché au point fixe du bateau : lorsque la voile est en position, le point d'amure est sur l'avant du bateau.
  • Le point d'écoute (12) désigne l'angle de la voile auquel est frappée l'écoute (foc) ou non loin duquel est passée l'écoute (grand-voile)

Chacune des extrémités de la voile reçoit un renfort (3) constitué de plusieurs épaisseurs de tissus cousues ensembles parfois renforcées par une structure rigide. La têtière (3) est la partie renforcée de l'extrémité supérieure de la voile. Un œillet situé à chacun des angles permet de fixer la voile au gréement.

Les côtés d'une voile triangulaire sont  :

  • La bordure (11), encore appelée l'envergure, car souvent reliée à une vergue (ici la bôme) est le côté de la voile parallèle au pont : c'est le bas de la voile lorsque celle-ci est hissée.
  • Le guindant (6) est le côté de la voile solidaire de l'étai (foc) ou du mât (grand-voile)
  • La chute (5) est le côté de la voile situé vers l'arrière, toujours libre : sa tension est réglée par un nerf de chute (8)

Sur la grand-voile la tension de la bordure et du guindant (passée dans la bôme) est modulée selon la force du vent. Plus la voile est "étarquée", plus elle est plate et inversement. Ceci permet d'adapter le creux à la pression du vent qui s'exerce sur elle.

Sur la grand-voile (sur les voiles d'avant c'est beaucoup plus rare depuis l'avènement des focs et trinquettes à enrouleurs) on trouve également 2 à 3 bandes de ris (9) - zones horizontales en partie renforcées et comportant des œillets aux extrémités qui sont utilisées pour réduire la surface de la grand-voile lorsque le vent forcit (prise de ris)

Une voile est généralement composée de laizes (7) bandes de tissus cousues, découpées de manière à répartir l'effort en faisant éventuellement varier le grammage et positionner le creux de la voile (une voile n'est pas plate sauf s'il s'agit d'une voile de tempête comme le tourmentin).

La chute des grand-voiles modernes est arrondie : c'est le rond de chute qui est autorisé par 3 à 4 lattes (4). Sur les voiliers très rapides, la voile peut aussi être complètement lattée, la tension des dites lattes permettant d'obtenir très exactement le profil souhaité.


Le guindant de la grand-voile est rendu solidaire du mât soit grâce à des coulisseaux (2) fixés à la voile et passés dans la gorge du mât soit grâce à une ralingue (c'est-à-dire un cordage cousu le long de la voile). La bordure de la grand-voile est également tenue par une ralingue passée dans la gorge de la bôme.

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