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Entre deux Brest (réponses)

"Entre deux Brest" balade d'énigmes dans un Brest méconnu
Réponses au jeu d'énigme

1- Départ du parvis de l'église Saint Louis construite en 1957 par un groupe d'architectes dont les Brestois Lacaille et Lechat. Le fronton de l'ancienne église des Jésuites, de style baroque, subsiste sous l'église actuelle. Il est à noter l'orientation de cette église : chœur au Nord-ouest et porche au Sud-est, ainsi que la pierre jaune qui constitue son appareil. Mais à propos, d'où provient cette roche si caractéristique ?

a)	de Plessis Robinson 
b) de Logonna-Daoulas
c) de Ténériffe

Réponse b : La « pierre de Logonna », est un microgranite ocre-blond rehaussé de cernes concentriques plus foncés d'oxyde de fer qui lui donnent un aspect de faux bois.

2- Descendre la rue Pasteur vers les bords de la Penfeld, cette rue nommée Grande Rue autrefois a été remblayée. Des voyageurs célèbres séjournèrent dans les immeubles aujourd'hui détruits de cette rue enfouie : Pierre et Nicolas Ozanne, graveurs célèbres de la Marine Royale, Pierre Loti ; Pierre Péron (peintre de la Marine). A hauteur de la place Marc Sangnier on voit du côté droit, la librairie Dialogue avec de part et d'autre des escaliers. Autrefois existait une ruelle mal famée, la rue Guyot qui reliait la rue Pasteur de Siam. Un grand escalier y menait, l'escalier dit « du Commandant ». Pourquoi ce nom ?

a)	La première habitation en haut de cet escalier était celle habitée par le commandant militaire de la place.
b) Cet escalier très dangereux (on y mettait des cordes pour aider à le franchir) vit périr un commandant
qui fut écrasé par un tramway (surnommé par les ti-zefs, « le péril jaune »)
c) Un commandant de Marine y venait chaque jour fumer sa cigarette tout en observant les dames qui tapinaient rue Guyot.

Réponse c : Des vieux Brestois racontaient que cet officier avait pour habitude de venir s'appuyer au bas de cet escalier « acrobatique ». On lui prêta alors des intentions de voyeur parce que les filles de la rue Guyot maraudaient au-dessus en lui dévoilant largement leurs charmes.

3- Nous rejoignons une esplanade située boulevard Jean-Moulin au-dessus de la Penfeld et de l'arsenal. On peut voir en face le plateau des Capucins avec les anciennes forges où l'on fabriquait les machines des bateaux. Celles-ci étaient acheminées sur un pont d'embarquement toujours visible. A l'emplacement du pont de l'Harteloire visible au nord vers le fond de l'Arsenal, se trouvait le pont transbordeur qui faisait coulisser une navette sur des câbles tendus entre de grands pylônes métalliques. Ce pont-nacelle avait été démonté à Bizerte en Tunisie au début du XXe siècle. On peut encore aujourd'hui emprunter la réplique exacte de ce type de pont classé monument historique. Dans quelle ville :

a) 	Nantes
b) La Rochelle
c) Marseille

Réponse b . Ce pont transbordeur fonctionne encore parfaitement pour un usage touristique (en été). Celui de Brest ne fut pas détruit lors de la dernière guerre mais démonté pour faire place au pont de l'Harteloire.

4- Nous avançons vers la porte Tourville et son radoub. C'est à cet endroit que se trouvait à l'origine le port de Brest. Jusqu'à la Révolution, il était à la fois port militaire et port marchand. Avant guerre, la rue Pasteur descendait au niveau de cette porte. Le remblaiement l'a rehaussé pour être à niveau du boulevard Jean Moulin qui communique au même niveau avec le pont de recouvrance. Quel est donc la hauteur de ce remblai au-dessus de la porte Tourville ?

a)	10 m
b) 15 m
c) 25 m

Réponse c : le vallon de l'ancienne rue Pasteur fut rempli par les déblais des ruines. Les pierres des bâtiments furent conservées pour servir de moellons de construction aux immeubles nouveaux. Ainsi, des beaux blocs taillés furent utilisés comme tout-venant de maçonnerie et recouverts de ce crépi gris-blanc uniforme qui caractérisa la ville reconstruite.

5- Dans le rempart de clôture de l'arsenal nous pouvons observer une mystérieuse porte dans la muraille à gauche, côté pont de Recouvrance. Sur les quais militaires, à droite de la forme de radoub, on peut voir une curieuse colonne érigée sur un piédestal et surmontée d'un coq fanfaron. Il s'agit d'un ancien canon turc en bronze ayant appartenu au Dey d'Alger et que l'on appelle « La Consulaire ». Mais pourquoi donc ce nom ?

a)	le premier consul Napoléon Bonaparte en avait fait cadeau à la ville de Brest au retour de la campagne d'Egypte.
b) à la fin du Moyen âge les consuls de la ville avait confisqué l'objet d'un bateau pirate barbaresque en guise de dédommagement.
c) le consul de France en Algérie y fut attaché et supplicié par les défenseurs d'Alger face aux bombardements de la flotte
Française (Duquesne).

Réponse c : l'intransigeance de Duquesne qui commandait l'escadre provoqua la supplice du père Levacher, ce consul qui tenta jusqu'au bout d'éviter l'affrontement.

6- Prendre le bus pour passer le pont de Recouvrance, puis atteindre la rue des Remparts. Ce pont récent sur lequel on passe a été construit après la dernière guerre mondiale. Il présente une particularité, laquelle ?

a)	la hauteur d'élévation du tablier est la plus importante d'Europe 
b) le tablier est flottant avec des bordures de trottoir en bois
c) l'élévation du tablier s'effectue grâce à l'énergie hydraulique de la Penfeld

Réponse b : à l'origine, tirant les conclusions des conséquences de la destruction du pont tournant qui bloqua tout passage dans la Penfeld, le génie maritime imagina de rendre flottant la partie mobile du nouveau pont.

7- La rue de la Porte recouvre une ancienne rue de Brest dont les rez-de-chaussée sont devenus des caves (la plaque de rue est encore visible en sous-sol). Cette rue portait le nom d'un grand navigateur célèbre du XVIIIe, lequel ?

a)	Duguay-Trouin
b) Dumont-d'Urville
c) La Pérouse

Réponse c : L'ancienne rue la Pérouse a disparu, confondue sous l'emprise de la rue de la Porte actuelle. On peut voir encore dans certaines caves les parties conservées de certains immeubles d'avant-guerre. Une exposition à la maison de la Fontaine présente des photos de ces caves d'un autre temps.

8- Passage par la l'église saint Sauveur. Il y a sur certains immeubles restaurés, à hauteur des fenêtres des derniers étages ou sous la corniche, des anneaux de fer scellés dans le mur de façade. A quoi pouvaient-ils servir ?

a)	à attacher les chevaux
b) à faire monter les paniers des livreurs de poissons
c) aux déménagements

Réponse c : lors des déménagements on adossait aux façades des échafaudages pour faire descendre le mobilier par les fenêtres. Ces échafaudages étaient fixés à ces anneaux de fer.

9- Accès à l'esplanade du Jardin des explorateurs où se situait de l'ancienne batterie de la Pointe. On y découvre l'entrée de la Penfeld avec, en face, le château de Brest, le sémaphore et la maison de l'Amiral. Ce point de vue dégage un panorama exceptionnel sur la grande rade. Le jardin botanique évoque les apports des grands explorateurs. L'un d'entre eux, Commerson fut embarqué sur en 1766 sur la flûte L'Étoile commandée par Bougainville. Il embarqua avec sa compagne, Jeanne Barrée qu'il fit passer pour son valet. Lors de ce voyage il découvrit la bougainvillée au Brésil. Il a par ailleurs rapporté l'hortensia de Chine. Un autre éminent botaniste, qui fut aussi ingénieur militaire chargé de la réalisation de nombreux ouvrages du port de Brest, a rapporté une plante dont le fruit est cultivé depuis des siècles dans une presqu'île de la rade de Brest. De quel fruit s'agit-il ?

a)	la fraise
b) la reine des reinettes
c) la tomate

Réponse a : En 1713, l'officier du génie maritime Frézier, également botaniste de renom, ramena des plants de fraise du Chili qui seront d'abord cultivés au Jardin Royal, puis au jardin botanique de Brest et enfin à Plougastel où plusieurs croisements en feront la variété que l'on déguste aujourd'hui. Il a participé à la construction de nombreux édifices militaires sur la côte, dont le château du Taureau dans la baie de Morlaix. Il a aussi dessiné les plans de l'actuelle église Saint-Sauveur de Brest. Notez enfin que l'origine du mot fraise ne vient pas de Frézier (ce n'est qu'une amusante coïncidence) mais du latin fragus qui signifie fruit!

10- Arrêt à la plus ancienne maison de Brest appelée Maison de la Fontaine. Celle-ci, désormais musée communal d'accès libre, a hébergé un de ces trois personnages célèbres, lequel ?

a)	Châteaubriand
b) Mac Orlan
c) Yves Collet

'Réponse c : Yves Collet fut maître sculpteur de la Marine Royale à Brest. Il a réalisé de nombreuses proues de vaisseaux ainsi que divers mobiliers religieux.

11- Passage devant une fontaine ancienne dédiée à une sainte qui est la patronne de la paroisse de Recouvrance ?

a)	Sainte Barbara
b) Sainte Catherine
c) Sainte Véronique

Réponse b : Sur la rive droite de la Penfeld, existait dès le XIVème siècle, le village de Sainte-Catherine, érigé autour d'un hospice et d'une chapelle dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie. La motte seigneuriale, sur laquelle se dressait la bastille de Quilbignon ou de la Motte-Tanguy dominait ce village. En 1346, un seigneur du Chastel, fonde à l'emplacement de la chapelle Sainte-Catherine, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Recouvrance. Le bourg de Sainte-Catherine prend alors aussi le nom de Recouvrance.

12- Accès au square Pierre Péron, peintre de la Marine où se trouve la Tour Tanguy. Cette construction est ce qui subsiste d'une grande bastille de défense sur la Penfeld. Une légende prétend qu'un tunnel la reliait au Château de l'autre côté de la Penfeld et qu'il aurait été obturé en 1790. Il semblerait que le seul lien était le gué à marée basse entre deux poternes basses situées de part et d'autre au pied des remparts. Aujourd'hui cet édifice fait partie du patrimoine public communal. C'est un musée du vieux Brest d'accès libre. Qui le fit construire ?

a)	Jean de Monfort
b) Tanguy du Chastel
c) Des occupants anglais

Réponses b et c admises : un doute subsiste. Les anglais qui occupèrent la cité du Ponant au XIVe siècle sont cités comme les constructeurs de cette défense. On trouve également cité le nom de Tanguy du Chastel comme fondateur de cette bastille dite de Quilbignon.

13- Reprendre le bus vers la rue de Siam. Sur le pont, se pencher pour voir le petit pont flottant dit « Petit pont Guédon ». Il peut être rapidement ouvert par une manœuvre de navigation pour laisser passer les bateaux ne nécessitant pas la levée du grand pont. Par la rue Traverse accéder à la place Sadi-Carnot. Au sol est reconfiguré le plan de l'ancienne halle aux blés détruite pendant la dernière guerre. Dans cet édifice se trouvaient la salle des fêtes (Napoléon III et la princesse Eugénie y participèrent à un grand bal lors de leur visite, le musée et la bibliothèque municipale. A voir également l'accès à l'abri Sadi Carnot, souterrain de triste mémoire destiné au refuge des brestois durant la dernière guerre mondiale. Plus de deux cents Brestois y trouvèrent la mort du fait d'une explosion accidentelle. Auquel des sites suivants observés précédemment est relié cet abri ?

a)	la Tour Tanguy
b) la porte mystérieuse dans la muraille
c) l'église saint Sauveur

Réponse b : la porte de la muraille visible près de la porte Tourville correspond à l'extrémité ouest de l'abri Sadi Carnot, long de 560 mètres, qui débouchait à l'est sur la place du même nom. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, une explosion fit plus de 900 morts, civils et soldats allemands.

14- Arrivés sur le Cours Dajot (du nom de l'officier du génie et directeur des fortifications) nous pouvons observer à droite deux maisons anciennes intéressantes qui ont échappé aux bombardements, la villa Art Déco et la villa Art Nouveau dite « Crosnier » du nom de son architecte. Face à nous apparaît également le monument américain reconstruit en 1958 sur les bases de celui édifié après la guerre 14-18. La teinte du granit de cette tour est peu banale, d'où peut bien provenir cette pierre ?

a)	de Perros Guirec
b) de Logonna-Daoulas
c) de l'Aber-Ildut

Réponse a : Ce monument été construit par les Américains en 1932 pour honorer les victimes de la guerre 14-18. Détruit par les bombardements de 1941, il a été reconstruit à l'identique en 1958. Toutefois, le granit d'origine provenant des carrières de l'Aber-Ildut n'a pas pu être utilisé du fait de l'abandon de cette exploitation. On a fait appel à une production de granit rose dit granit de Perros provenant des Côtes d'Armor.

NB : Deux statues en marbre blanc, un Neptune (provenant du château de Marly) et une Abondance (provenant du château de Versailles), oeuvres de Coysevox, se trouvaient situées aux extrémités du cours Dajot. Elles avaient été offertes à la ville de Brest. Mises en sécurité lors de la dernière guerre au château de Kerjean à Saint-Vougay, elles n'ont jamais été restituées par l'Etat. Elles sont aujourd'hui visibles au Louvre. En compensation, on alloua à la ville une statue équestre visible square Marc-Sangnier.

Subsidiaire : en quelle année a été construit le grand escalier qui descende vers le port de commerce ?

1867 L'escalier 1867... Du Cours Dajot à PortDe

15- Continuer vers la sous-préfecture afin de rejoindre la gare ferroviaire. A voir sur la gauche un escalier situé juste avant le Palais de Justice. Certaines dalles de cet escalier proviennent de la destruction du premier monument américain (granite de l'Aber-Ildut). Remonter la rue Voltaire à droite pour aller jusqu'à la gare, monument incontournable de la ville. En considérant l'architecture de cet édifice, est-elle d'avant ou d'après la seconde guerre mondiale ? Qui est l'auteur de la sculpture de granit plaquée sur le beffroi.

Réponse : Lucien Brasseur qui a également sculpté les statues du Trocadéro pour l'exposition universelle de 1937 à Paris. A noter que la gare de Brest, de style art-déco, a été conçue par l'architecte Urbain Cassan au début des années 1930. Elle a été reconstruite à l'identique, hormis le bas-relief dont il ne restait que la partie basse.

16- Au pied d'un escalier qui rejoint le boulevard Gambetta, observer des pavés anciens très colorés. Il s'agit probablement d'un replacement de pavés récupérés d'une rue de la ville. Ces pavés sont en porphyre, une roche rouge-rose très belle. Celle-ci était exploitée notamment dans une île de la Rade. De laquelle s'agit-il :

a)	l'île Longue
b) l'île Tibidy
c) l'île aux Morts

Réponse a : L'île Longue était à l'origine réputée pour sa roche de porphyre et fit l'objet de taille pour le pavage des rues de Brest. Réputés trop glissants pour les sabots des chevaux, les pavés furent peu à peu enlevés et remplacés, soit par des pavés plus rugueux, soit par un revêtement bitumineux.

17- Au sud immédiat de la gare, prendre le sentier longeant la voie ferrée au sud pour rejoindre le quartier dit du « Merle Blanc ». A propos, pourquoi un tel nom pour ce quartier de Brest un peu isolé entre l'ancienne usine du gaz, le port aux sables, la gare et le port militaire ?

a)	la légende raconte qu'on y a observé à plusieurs reprises un merle albinos
b) le port aux sables situé face au quartier reçoit également le maërl (sorte de corail blanc) destiné notamment à
chauler les sols
c) on peut y voir une girouette représentant un merle peint en blanc

Réponse b : Bien que d'autres avis soient soutenus, on s'accorde à rattacher cette appellation au lieu où l'on déchargeait autrefois du maërl, c'est-à-dire un quai situé en contrebas (aujourd'hui on y décharge encore du sable marin). Le maërl est un mélange de débris d'algues calcaires et de dépôts coquilliers. De couleur blanchâtre, le maërl est réputé pour enrichir en calcium les sols trop acides de notre région. Lavé et calibré, il est également utilisé pour diminuer l'acidité de l'eau de consommation. A cet effet on fait traverser l'eau brute à travers un filtre de maërl. Cette correction fait augmenter le pH de l'eau et diminue son agressivité vis-à-vis des métaux..

18- Emprunter la passerelle métallique qui franchit les voies ferrées pour rejoindre le bd Gambetta. Au passage il est possible d'observer à droite le château néo-gothique de Ker Stears (du nom de l'ingénieur anglais créateur de l'usine à gaz) ancienne demeure de la comtesse de Rodellec du Portzic. Il abrite aujourd'hui un lycée d'enseignement professionnel. Une histoire de vol de bijou inspira Maurice Le blanc pour une aventure d'Arsène Lupin contre Sherlock Holmes (« le diamant bleu »). Sur le boulevard, prendre à gauche pour découvrir la maison conçue par l'architecte Aimé Freyssinet, édifice d'entre deux guerres qui semble être délibérément orienté vers le pont Albert Louppe (ou de Plougastel-Daoulas) qui enjambe l'Elorn là bas à l'Est, quelle en est donc la raison ?

a)	pour bénéficier d'un meilleur ensoleillement 
b) pour résister aux tempêtes dans de meilleures conditions possibles
c) clin d'œil de l'architecte à son frère ingénieur qui a construit le pont

Réponse c : Eugène Freyssinet découvrit les lois de la déformation différée des bétons à l'occasion de la construction du pont Albert-Louppe. Ce pont d'une longueur de 888 mètres est constitué de trois travées identiques de 188 m de portée, ce qui était exceptionnel pour l'époque. Les arcs du pont sont en béton armé, les arcs sont à 27,5m au-dessus de l'eau pour plus de 42m en comptant les parties submergées.

19- Retour vers la place de la Liberté via la rue Victor Hugo. A voir dans cette rue la « Villa Amélie » de style Art Nouveau : linteaux, et menuiseries ouvragés en arabesques. Des panneaux de céramique sont visibles en façades. Près de la grande Poste, observer le Monument aux Morts situé dans le haut de la rue de Siam. Pourquoi ce prétentieux obélisque de granit qui en réalité s'avère être creux est surnommé de manière obscène par certains ti'zefs « la bite à Mathon » ?

a)	par dérision pour vilipender les gardes-chiourme de l'ancienne maison d'arrêt de Pontaniou
b) le monolithe a été voulu par Mathon architecte en chef de la reconstruction de Brest
c) en souvenir d'un général américain un peu chaud lapin ayant participé à libération de Brest

Réponse b : Une autre projet de monument aux morts fut proposé par des notables brestois qui souhaitaient y intégrer des vestiges de l'architecture d'avant-guerre. Pour la reconstruction Mathon, urbaniste en chef, s'appuya sur un plan directeur issu du projet Milleneau datant de 1920. Sa mission fut avant tout de concilier une projection moderniste et une urgence de relogement et de reprise économique.

Subsidiaire : Il y a dans la rue Jean-Jaurès au lieu-dit Pilier-Rouge une borne peinte en rouge qui porte ce nom. Quelle était sa signification avant-guerre ?

Réponse : Avant la dernière guerre, contrairement à ce que l'on pourrait croire, Brest était avant tout une cité de casernements de soldats plutôt que de marins. Lors de leur permission de jour, les militaires pouvaient déambuler jusqu'à certaines limites. Le Pilier-Rouge était un petit menhir peint en rouge pour matérialiser cette limite dans l'ancienne rue de Paris, devenue aujourd'hui rue Jean Jaurès. Au-delà, il leur fallait une permission signée.

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