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Construction des ateliers des Capucins

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Capucins

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Construction des ateliers des Capucins

La construction des ateliers des Capucins fut décidée afin de répondre aux besoins de construction de nouvelles machines propulsives : ils devinrent progressivement le lieu de la fabrication, de l'assemblage et de la réparation des machines à vapeurs, mais aussi de machines alternatives, de lignes d'arbres et de moteurs auxiliaires équipant les vaisseaux de guerre, dans un souci permanent d'être à la pointe des dernières nouveautés techniques.

Le véritable point de départ de l'édification d'ateliers pour la construction de machines à vapeur date de 1840 quand le ministre de la marine le baron Duperré décida par dépêche ministérielle du 23 août la mise en chantier de 3 frégates mixtes de 450 chevaux. Sous la pression des évènements d'Orient et de la signature du traité du 15 juillet entre l'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche, la guerre menaçait alors l'Europe. L'insuffisance des ateliers du port pour l'exécution de ces travaux fut reconnue par le ministre, il fallait alors réfléchir aux établissements qu'on pourrait créer pour fabriquer le plus grand nombre possible de grandes machines. Le choix se porta sur le plateau des Capucins en raison de l'espace qu'il proposait mais aussi du fait de sa proximité avec les forges.

Dans un courrier adressé au préfet de la part du directeur des travaux hydrauliques et bâtiments civils, il était dit ceci « les dispositions d'ensemble de cette fonderie vont faire l'objet du présent rapport mais comme elle n'est autre chose que le complément des ateliers entrepris depuis quelques années pour créer à Brest les moyens de réparer et de construire les machines des bateaux à vapeur de toute grandeur employés dans la marine royale » Dans ce même courrier lié à l'avant projet de la fonderie des constructions navales, une note du directeur des constructions navales disait ceci « L'insuffisance des ateliers en métaux du génie maritime est depuis longtemps au port de Brest une cause bien reconnue de retard dans les travaux de ce service, cet inconvénient s'est manifesté avec plus de gravité que jamais dans les armements récents qui viennent d'être effectués et le directeur des constructions navales en saurait trop insister pour obtenir que l'achèvement de ces ateliers soit poussé avec toute la célérité possible »

Nous apprenons également à travers les archives, qu'il y avait une pénurie de tailleurs de pierre ce qui suscita des retards dans l'édification des ateliers.

En 1840, le pavillon de la chaudronnerie était bâti près de l'atelier des forges. Au rez de chaussée se trouvaient les machines et les outils pour le travail des gros ouvrages, 4 feux de forge et des fourneaux pour la fonte des petites pièces en cuivre. Au 1er étage se trouvaient 4 autres feux de forge, les outils et les machines pour les ouvrages petits et moyens. Une chambre au rez de chaussé contenait 2 machines à vapeur de 12 chevaux chacune. En 1840, le pavillon était considéré comme terminé. La dépense occasionnée réunie à celle du prolongement des forges était estimée à 285 000 francs. Quant à l'atelier des forges, l'atelier primitif avait été bâti en 1785, et contenait 36 forges, en 1840 il y avait 44 forges ordinaires et 8 grands feux.

L'atelier de montage, en 1840 formait une dépendance de l'atelier de chaudronnerie, il était déjà terminé et livré à la direction des constructions navales, on pouvait d'ores et déjà construire et monter les chaudières d'un bateau à vapeur de 180 à 200 chevaux. Néanmoins, il était dit ce ci « lorsque le rocher contre lequel il est appuyé aura été excavé, on pourra l'augmenter de 4 nouvelles travées (...) au moyen de cet agrandissement il pourra servir pour construire et monter les chaudières de 2 bateaux à vapeur de 200 chevaux chacun ». Les dimensions de cet atelier étaient de 25mètres72 pour 15mètres50 de large.

A côté se trouvait l'atelier des mécaniciens, qui en 1840 était en cours d'exécution, ses dimensions étaient les mêmes que l'atelier de montage, cet atelier était divisé en deux étages par un plancher intermédiaire. On disait ceci « Cet atelier pourra être prolongée de 4 travées ainsi que le précédent après l'achèvement des excavations qui se poursuivent sans interruption dans le rocher qui touche le pignon nord, l'atelier présentera alors une superficie disponible de 1440 mètres carrés (720m² au rez de chaussée et 720m² au 1er étage)

Dans le rapport sur les ateliers à fer de la direction des constructions navales rédigé conformément à la dépêche du 9 octobre 1840 il était dit ceci « Le projet de Messieurs Fauveau et Menu de Mesnil comprend tous les ateliers demandés par la dépêche du 8 août 1840 » c'est-à-dire l'atelier de fonderie, l'atelier d'ajustage, l'atelier de montage et l'atelier pour la confection et le montage des chaudières. L'ensemble des travaux de construction et d'agrandissement s'étalèrent de 1841 à 1865.

Grâce aux archives, nous avons retrouvé des éléments concernant les effectifs de l'atelier des machines rassemblant l'usinage, l'ajustage et le montage. Ainsi que de l'atelier de chaudronnerie.

La fonderie des Capucins en 1858.jpg

Au niveau de l'atelier de chaudronnerie, on peut signaler que l'effectif est passé de 151 en 1852 à 358 en 1861, en ce qui concerne l'atelier de fonderie, nous avons moins d'éléments, on sait que en 1861 et en 1862 les effectifs étaient respectivement de 130 et de 139. Nous apprenons d'ailleurs que le recrutement à la fonderie se faisait principalement par l'apprentissage du fait de l'absence de cette spécialité.


Effectifs de l'atelier des machines de 1848 a 1913.jpg



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