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Chantier du Guip : nouvelles restaurations de 2012 à 2016

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Brest 2016

Il y a actuellement 233 articles liés à ce sujet.
L'équipe du chantier a connu plusieurs moments forts lors des Fêtes maritimes « Tonnerres de Brest 2012 » :
  • la mise à l’eau de la gabare la Fée de l'Aulne, (sablier de 200 tonnes),
  • du Biche, le dernier grand thonier à voiles de l’île de Groix, restauré à Lorient, et qui a retrouvé la mer le 22 juin.
Les trois bateaux étaient amarrés côte à côte lors des fêtes maritimes.

Sommaire

Restaurations de 2012

Runa IV devant le Guip

Après avoir entièrement restauré en 2011 Runa IV, un yawl aurique de 1918, le Guip de Brest s’est vu confier Runa VI, un cotre aurique de 1927, dessiné par Gerhard Rønne, l’architecte danois qui a fait construire sept Runa.

Le Gwalarn, un cotre Marconi en bois moulé, dernier bateau de François Sergent, architecte naval disparu en 2000, qui a fait les plans de superbes voiliers classiques, des petits comme le Loctudy, toujours construit 50 ans après, ou des grands comme de nombreux cruiser-racers de la jauge RORC, est passé en réparation au chantier du Guip en 2012.

Restaurations de 2013

Après dix ans passés au chantier du Guip, Morwenna a été mise à l’eau début juillet. Cette goélette aurique de 16,80 m, construite sur plans Linton Hope en 1914, a fait l’objet d’une restauration globale exceptionnelle après d’importantes recherches historiques. Selon Yann Mauffret, le patron du Guip : « C’est l’une de nos restaurations les plus abouties ». La goélette est partie rejoindre Antibes, son port d’attache en Méditerranée.

Le cotre de la marine française Mutin (Armada Rouen 2013)

Le chantier du Guip a remporté récemment un appel d’offres pour la restauration d’un bateau-lavoir, basé sur la Mayenne à Laval, le Saint-Julien, lancé par la municipalité, propriétaire du navire. Construit en 1904, ce bateau a cessé son activité en 1971 (classé monument historique en 1993). Il est composé d’une barge de 28 mètres de long et de 5 mètres de large, dimensions qui lui permettaient de passer les écluses. Cette barge supporte un bâtiment en bois qui abritait les chaudières et les cuves, alimentées par des pompes puisant l’eau de la rivière. Les bateaux-lavoirs disposaient même d’un appartement pour loger leur capitaine ! Parallèlement, la menuiserie Colas de Laval travaille, en sous-traitance du Guip, à la restauration de la superstructure, la maison du bateau-lavoir. La coque sera acheminée par convoi exceptionnel, avant d’être assemblée avec la superstructure à Laval. Le Saint-Julien sera amarré sur la Mayenne et ouvert au public qui pourra découvrir les grandes heures de son histoire.


Le Mutin, plus ancien voilier de la Marine nationale, a bénéficié d’un arrêt technique de plusieurs mois et a été remis à l’eau le 29 mai. Les charpentiers du Guip ont changé l’étambot, une partie des membrures arrière et les bordés de fond de ce dundee, construit en 1926. Ils ont également fabriqué un nouveau mât de tape-cul en pin d’Oregon et refait la tête du grand mât. Parallèlement, un nouveau moteur Volvo a été installé et une partie des techniques embarquées ont été remplacées, en cotraitance avec Navtis.


Un hôte de marque a été reçu au sein du chantier du Guip l’hiver dernier, Runa VI. Remise à l’eau début mai pour la Semaine du Golfe où elle y a navigué pour la première fois, suscitant l’enthousiasme des connaisseurs, elle a rallié la Méditerranée pour la Porquerolles Classique. Ce cotre aurique de 12,48 m hors tout, dessiné par le Danois Rønne et construit en 1926, a bénéficié d’une restauration minutieuse effectuée par les charpentiers du Guip, avec le concours de François Chevalier, architecte naval, et de Jacques Tagland, historien.

Le Patron François Morin

Construit en 1960, l’ancien canot de la SNSM d’Ouessant, le Patron François Morin, est classé monument historique et géré par une association. Il vient d’entrer au chantier du Guip après avoir éperonné un rocher ayant causé quelques dégâts sur son flanc tribord. Après réparation de ceux-ci, le Patron François Morin va également bénéficier de travaux de restauration prévus de longue date.


Le chantier du Guip de l’île aux Moines a mis à l’eau au début de l’été, Misterioso, un Fulmar, petit voilier à clins dessiné par l’architecte écossais Iain Oughtred. Ce prototype est un voilier semi-ponté, long de 5,08 m, large d’1,80 m et pesant 175 kilos. Il est assez répandu dans les pays anglo-saxons, mais c’est le premier exemplaire construit en France.

Restaurations de 2014

Entrée en chantier en novembre dernier, la goélette Étoile va être remise à l’eau le 17 avril. Après la Grande Hermine et le Mutin, c’est le troisième voilier-école de la Marine Nationale à passer entre les mains des charpentiers du Guip. L’Etoile a bénéficié du plus grand carénage réalisé depuis une quarantaine d’années. « Ce chantier a représenté 18 000 heures de travail », précise Yann Mauffret, le patron du Guip. L’Etoile restera à quai pour mâtage et essais. En 2015, la Belle Poule bénéficiera à son tour d’un grand carénage.


Quand la Méditerranée s’invite à Brest

Le savoir-faire du chantier du Guip dans la rénovation des yachts classiques est désormais reconnu bien au-delà des limites de la Bretagne. Deux voiliers, participant au prestigieux circuit des régates en Méditerranée, sont ainsi arrivés quai Malbert. Le premier, Tigris, est un cotre aurique de 16 mètres. Construit en 1899 au chantier Mac Allister en Écosse, ce plan Mylne régatait sur la rivière Clyde dans une classe appelée « 35 ff. Clyde class». Le deuxième, Bounty, est un élégant ketch de 17,35 mètres, conçu par Francis Herreshoff et construit aux Etats-Unis en 1934.


Patron François Morin : une rénovation exemplaire

Classé monument historique, l’ancien canot de sauvetage de l’île d’Ouessant est en cours de rénovation. Ce bateau, construit en 1960, nécessite un travail d’une grande complexité technique. Les charpentiers du Guip restaurent ainsi à l’identique les barrots, le pont en double bordés rivé cuivre ainsi que la coque en triple bordé. Géré par une association ouessantine, le Patron François Morin devrait regagner son île d’attache cet été.


Lancement en grande pompe du Saint-Julien

Bateau-lavoir le Saint-Julien après restauration et remise à l'eau, le 17 octobre 2013, devant l'église Saint-Julien (d'où son nom) Photo Bernard Girault

Sous les applaudissements de plusieurs centaines de spectateurs, le bateau-lavoir fétiche de Laval, le Saint-Julien a retrouvé son ponton sur la Mayenne en octobre dernier. Construit en 1904 et classé monument historique, le Saint-Julien a bénéficié d’une nouvelle coque en chêne, de 28,50 mètres, construite au chantier du Guip. Elle a été acheminée à Laval par un convoi exceptionnel avant d’être assemblée avec sa superstructure, élaborée sur place sous la supervision du chantier. En juin 2014, le bateau-lavoir retrouvera sa fonction de Musée de France.

Retour au bercail pour le Mab er Guip

Deux sinagots construits par le Guip de l'Île-aux-Moines

Construit par Yann Mauffret et Paul Bonnel, aux débuts du Guip en 1985, le sinagot Mab er Guip est revenu au chantier de l’Île-aux-Moines pour une rénovation. Le Guip de l’Île-aux-Moines a également restauré un autre sinagot, le Crialeis. Le chantier a ainsi construit ou rénové 6 bateaux emblématiques du Golfe du Morbihan, reconnaissables à leurs voiles de misaine et taillevent  tannées à la terre d’Ocre.

Le Guip au Nautic

Désormais internationalement reconnu comme spécialiste de la restauration des bateaux patrimoniaux, de travail comme de plaisance, le chantier du Guip tiendra stand au Nautic de Paris. Trois bateaux seront présentés au public : Runa IV (10,70 m de coque) et Runa VI (10,37 m), deux yachts restaurés au chantier, ainsi qu'Izenah, un canot voile-aviron long de 4,62 m, large de 1,65 m, en acajou, bordé à clins sur membrures en acacia rivetées cuivre. Izenah est la contraction du breton vannetais Eniz-Venah, qui signifie tout simplement "Île-aux-Moines".


Restaurer le Général Leclerc

Nulle ambition militaire dans ce titre : le Général Leclerc est un sloup coquillier de la rade de Brest, construit en 1948 à Rostellec par le chantier d'Auguste Tertu. Une belle image, connue des amateurs sous le nom de Trois frères, fait la couverture du tome 3 d'Ar Vag. Elle montre toute la puissance et l'équilibre de ces sloups coquilliers en retour de pêche, naviguant bord à bord au vent arrière, grand voile, flèche et foc gonflés à bloc. 11,40 m de coque, 4, 05 m de large pour un poids de 15 tonnes, le Général Leclerc a cessé de draguer la coquille en rade de Brest en 1973. Il revit en plaisance, rénové par l'association Lenn Vor ("la Rade" en breton) depuis 1987 mais sa structure est bien fatiguée, nécessitant de gros travaux, quasiment une restauration globale, que va entreprendre le chantier jusqu'à l'été prochain, lui redonnant une nouvelle vie.


Le Guip chez les Helvètes

Six charpentiers du Guip sont partis pour quelques mois en Suisse, restaurer sur place, au bord du lac, une barque lémanique. Impossible en effet de déplacer jusqu'au chantier un tel bateau : la Vaudoise (Ex-Violette), construite en 1932, ne pèse pas moins de 25 tonnes. Longue de 22,65 m hors-tout, elle est la dernière barque de ce type construite sur le Léman pour le transport de marchandises lourdes comme des pierres, dont elle pouvait charger jusqu'à 30 tonnes.

Restaurations de 2015

Le chantier du Guip, acteur et ambassadeur de la vie portuaire brestoise

Le chantier intervient parfois loin de ses bases : tout récemment, les équipes de charpentiers ont effectué deux interventions sur des yachts classiques en Méditerranée.

La première a eu lieu sur Morwenna à Antibes. C’est là que les charpentiers brestois sont allés opérer l’entretien courant et quelques réglages sur la goélette aurique.

L’autre intervention concerne Sonny , à Minorque. Ce sloop marconi de 15,60 m a été conçu par German Frers Senior en 1930 et construit à Buenos Aires avec le soutien financier de son cousin Guevara (le père du Che !) qui avait des parts dans le chantier. Récemment restauré en Argentine, le bateau a subi quelques avaries lors d’un coup de vent aux Baléares et a fait appel au Guip pour réparer.

Le Général Leclerc, coquillier, Brest 2008

Le Général Leclerc remis à l’eau le 14 juillet

11,40 m de coque, 4,05 m de large pour un poids de 15 tonnes : après toute une carrière de drague à la coquille en rade de Brest jusqu’en 1973, le Général Leclerc a pu revivre en plaisance grâce à l'association Lenn Vor mais sa structure était bien fatiguée, nécessitant une restauration quasi totale au chantier. Le bateau sera remis à l’eau le 14 juillet au Tinduff. Un lancement à l’ancienne sur glissières en bois qui donnera lieu, n’en doutons pas, à une jolie fête au fond de la Rade.


Les travaux ont commencé sur le Patron François Morin

Construit au chantier Lemaistre à Fécamp en 1959 et mis en service en 1960, le Patron François Morin est un ancien bateau de la SNSM. En 35 ans de carrière à la station d’Ouessant, il a assuré 198 sorties de sauvetage (dont celui de l'Amoco Cadiz) et 250 transports sanitaires. Pour les îliens, ce bateau a ainsi constitué pendant des décennies un lien parfois vital avec le continent.

Le bateau est au chantier pour une restauration globale qui devrait s’achever cette année. Rappelons que le Patron François Morin possède le label BIP (Bateau d'intérêt patrimonial) de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial depuis 2008 et fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis septembre 2010.


Sortie de chantier de la Belle-Poule

Le 22 janvier dernier, la goélette Belle-Poule de la Marine nationale est entrée au bassin 19 de l’ancienne base des sous-marins de Brest pour un « arrêt technique majeur ». Ces arrêts de 5 mois, tous les quatre ans, permettent de maintenir la goélette en excellent état, malgré son bel âge (83 ans).

Restaurations de 2016

La Grande Hermine

Le chantier du GUIP et la société NAVTIS viennent de remporter une nouvelle fois le marché de l’entretien et du maintien en condition opérationnelle des voiliers de la Marine Nationale. Ce ne sont pas moins de 9 bateaux qui passeront entre les mains des charpentiers et techniciens des deux chantiers pendant les quatre prochaines années. Deux sites recevront les navires : le chantier du quai Malbert et l’ancienne base des sous-marins où seront mises en cale sèche les goélettes-écoles.. Le GUIP se chargera de l’ensemble de la partie bois (charpentes, mâtures et menuiseries intérieures), NAVTIS s’occupera de tout ce qui est fluide, tuyauteries, électricité, mécanique et électronique embarquée…

Premières unités à passer entre les mains des charpentiers et des techniciens : la vedette de l'Amiral PM1 (pont, ligne d’arbre, électronique embarquée) et le yawl Grande Hermine (reconfiguration du carré).

Suivront :

  • La goélette Belle-Poule (remplacement de l’étambot).
  • Les chaloupes de plongeurs Stenella et Pastenague (révision générale).
  • La goélette Étoile (changement des pavois, lisses, préceintes et du compartiment machines).
  • La vedette de servitude Enez Hir (révision générale).
  • Le cotre Feu Follet (grand mât).
  • Le cotre Mutin (remplacement de 15 tours de bordés et de la caisse à eau).
École du commissariat de la marine devant une des goélettes, l'Etoile ou la Belle Poule?

Voir aussi

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur « Chantier du Guip ».


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