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Bellevue

Sommaire

L'histoire du quartier de Bellevue

Bellevue, la mémoire

La construction

Visite dans le Quartier de Bellevue - hier, aujourd'hui, demain

Avenue de Tarente

Cette avenue a été dénommée en 1966, suite au jumelage des deux villes en juin 1966. Tarente est un port italien, qui possède comme Brest, un port militaire. Elle a à résoudre la même problématique de cohabitation fonctions civiles /fonctions militaires et d'éloignement de la capitale nationale.

Avenue Victor Le Gorgeu

Victor Le Gorgeu a exercé plusieurs mandats électoraux mais il est surtout connu comme Maire de Brest. C'est sous son mandat, en 1929, qu'est construit l'hôpital Morvan et que les fortifications sont cédées à la ville. Après le désastre de 1940, il figure dans le petit nombre de parlementaires qui refuseront les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et ne lui voteront pas la confiance. Il est révoqué en 1941. C'est lui aussi qui signe, en 1944, l'arrêté qui décide l'annexion des communes de Lambézellec, Saint-Pierre et Saint-Marc à Brest.

L'Université

Dans les années 50, Brest n'avait pas d'enseignement supérieur, en dehors de l'Ecole Navale (à Lanvéoc-Poulmic) et des classes préparatoires à Kérichen. En 1957, trois professeurs de ces classes, Yves Le Gallo, Eugène Bérest et Robert Gravot, persuadés de la nécessité de la présence d'un enseignement supérieur à Brest élaborent un rapport où ils rappellent le nombre important d e jeunes présents à Brest, l'éloignement de Rennes ainsi que la richesse du corps enseignant local. Ce rapport, appuyé par la Municipalité Jaouen, recoupe avec bonheur les préoccupations nationales de l'époque : en effet le gouvernement souhaite créer de nouveaux centres universitaires. Brest aura donc son Collège Scientifique Universitaire.

En 1959, 200 étudiants sont accueillis dans de locaux, rue Duquesne. En 1963, ils sont transférés sur le plateau du Bouguen.

Le dispositif s'étoffe au fil des ans :

1960 : Collège universitaire littéraire 1966 : Ecole de Médecine 1967 : Institut de Droit 1968 : Institut Universitaire de Technologie En 1970, l'université compte 5000 étudiants.

Ce dispositif favorise aussi l'implantation d'autres écoles comme l'ENIB(Ecole nationale d'Ingénieurs), l'Ecole de commerce et l'ENSTB (Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne).

La recherche initiée autour de la mer entraîne également l'implantation à Brest d'un centre océanographique (COB -->CNEXO-->Ifremer) C'est un important tournant dans l'histoire de la ville de Brest : ces nouvelles fonctions sont capables d'équilibrer les fonctions militaires autrefois prééminentes.

Le Bouguen
Les fortifications du Bouguen

Quelques traces subsistent dans ce lieu, de ce qu'ont été les fortifications à Brest. Celles du Bouguen, dont des vestiges subsistent sur le versant de la vallée du Moulin à Poudre, faisaient parties de la deuxième enceinte du XVIII éme siècle, destinée à protéger le fond de la Penfeld. Le corps de garde du Bouguen , construit sur l'emplacement du stade universitaire aujourd'hui, était la pièce maîtresse du dispositif. La porte centrale construite entre 1776 et 1782, démolie en 1974 , fut reconstituée 100 mètres plus au sud, entourée d'un mini-square. Elle permettait le passage vers les villages de Lanrédec et de Kermenguy. En 1852, on édifia sur ce plateau la maison d'arrêt départementale : durant le second conflit mondial des résistants y furent incarcérés puis fusillés. Une plaque rappelle leur souvenir depuis le 30eme anniversaire de la Libération. En 1917, le plateau du Bouguen fut investi par le corps expéditionnaire américain pour y installer entrepôts et baraquements. En 1945, ce sont les baraques de relogements qui prirent le relais pour accueillir les ouvriers employés à la reconstruction de la Ville.

Porte de la Brasserie

Ce nom vient d'une brasserie installée là par la Marine en 1767, après une première tentative d'installation dans l'Anse Saupin. Il s'agissait de substituer la bière au vin donné aux équipages. Le houblon provenait d'une ferme non loin de là et l'eau, du ruisseau de Kérinou. La première récolte permit de fabriquer 900 barriques de bières.

Vallée du Moulin à Poudre/Le Pont Schuman

Cette appellation "Moulin à Poudre" date du XVIIéme siècle et vient du nom d'un vieux moulin acquis par la marine pour y fabriquer de la poudre. Dans cette vallée existait une porte du Moulin à Poudre , appelée aussi porte de l'Etang ou de Kérinou. Sa construction date de 1840 et elle fut détruite en 1923.

C'est au dessus de cette vallée que l'on construisit dans les années 60 un ouvrage d'art : le pont Schuman (ou aussi pont bleu). Sa construction était devenu indispensable avec l'ouverture du Collège Scientifique Universitaire et le projet urbain de la ZUP. Les travaux débutèrent en novembre 1961 par l'entreprise Campenon-Bernard. L'ouvrage est inauguré le 27 juin 1963 parallèlement à la pose de la première pierre de la ZUP.

Lanrédec

Le nom de Lanredec rappelle la ferme qui s'étendait grosso-modo entre les actuelles rues de Lanredec, du commandant Drogou, Paul Langevin et la rupture de pente au dessus de la vallée de Kerinou et dont la maison, datant du XVIIIe siècle, subsiste, très remaniée en 1950, rue de Royan.

Le début de l'urbanisation de ces terrains (Traon-Quizac : entre l'école Langevin et Kérinou) est lié à l'incendie de la conserverie de Kerinou dans les années 1920. Le fermier de Lanredec s'étant porté caution pour son frère, propriétaire de la conserverie et mort peu après l'incendie, dut vendre une partie de la ferme pour payer ses dettes. Le lotissement fut édifié dans le cadre de la loi Loucheur sur les habitations à bon marché (1928).

Le reste de l'urbanisation correspond à la reconstruction de Brest : un premier lotissement municipal, entre la rue Langevin et la rue Henri Billant, en 1949, constitué d'immeubles sans affectation immédiate ( ISAI), et un second lotissement, entre la rue Henri Billant et le jardin Rosenbaum, par la Marine quelques années plus tard. L'actuel IUFM et l'école primaire adjacente ont été construits encore plus tard sur des jardins réservés au centre de ce dernier lotissement.

Kerbernier

Le chantier de Kerbernier débute en 1958. C'est le plus important de puis la libération avec un programme de 714 logements. La première pierre est posée par Gaston Monnerville, Président du Conseil, cette même année. La presse souligne une innovation technique de ce chantier : les plafonds sont constitués d'éléments de béton lisse qui n'imposent pas d'enduits de plâtre supplémentaires. Il s'agit donc d'une économie sur le prix de revient des logements tout en garantissant l'insonorisation.

Kergoat

C'est un des premiers chantiers de la ZUP à être livré. Dès 1968 il est totalement habité (1400 logements) et les travaux se terminent en 1970. Ce quartier est doté d'un centre commercial secondaire d'un groupe scolaire d'une église. Cette église a d'ailleurs été construite avec les dommages de guerre de l'église des Carmes , située avant guerre à l'angle des rues Monge et Emile Zola et détruite en 1944. Elle ne fut pas reconstruite. Ses architectes sont Mrs Petton et Wesbein et elle avait pour vocation de desservir la moitié Ouest de la Zup (Kergoat, Bellevue et Kerbernier).

Anse Saupin/ Kervallon
Collège de Kerhallet

Le collège a été mis en chantier en 1969 et ouvert à la rentrée de cette même année. Il fut le premier collège brestois à accueillir une section d'éducation spécialisée(SES).

Piscine de Kerhallet
L'Anse Saupin

En 1784, La Marine acquiert les terrains pour y installer une buanderie en remplacement de celle installée à la Villeneuve. On y lavait le linge de l'hôpital maritime, des différents corps de troupes, des équipages et des gardes-chiourmes ainsi que le linge des forçats). Cette buanderie est toujours existante.

L'île Factice

C'est à l'origine une véritable île construite de 1805 à 1818 par les forçats du bagne de Brest avec des déblais des travaux de l'Arsenal. Il s'agissait de construire des magasins à bois. En 1945, elle fut transformée en presqu'île en remblayant la rive avec des gravats de la reconstruction de la ville(d'où le nom d'île factice). L'atelier bois de la DCN naît ainsi et entretient au fil des ans les unités en bois de la Marine Nationale (Belle Poule, EtoileÂ...), et de la marine civile (Le Bel Espoir du Père Jaouen). Elle représentait la seule industrie de Bellevue

Kervallon

On connaît aujourd'hui Kervallon comme lieu de promenade . Au XVIII ème siècle, il s'agissait d'un port marchand très actif. Les bâtisses délabrées que l'on aperçoit sont les restes des magasins édifiés à la Révolution par Riou de Kerhallet, négociant et armateur et principal animateur du lieu. C'est là qu'il armait indifféremment des bateaux corsaires ou des bateaux de commerce. Il possédait également un chantier de construction navale. Pour l'anecdote , Riou de Kerhallet fut l'un des rédacteurs du cahier de doléances du Tiers Etat à Brest. Les magasins furent transformés en hôpital pendant le guerre 14/18, puis après la seconde guerre mondiale , le premier étage servit à reloger les sinistrés brestois.

Rives de Penfeld
L'hôpital de la Cavale-Blanche

Le principe de sa construction est retenu dans les années 1980. En 1983, l'avant-projet sommaire de l'équipe Chauvet, de Fontenay aux Roses, est choisi . Le projet définitif est attendu pour l'automne 1984. C'est finalement en 1985 que la première pierre est posée. On fixe la fin des travaux pour l'horizon 1990. Mais ce n'est qu'en 1990 que le crédits sont débloqués par l'Etat après 7 ans d'attente et de tergiversations. Les travaux de terrassements commencent tout de suite et se terminent en 1991. C'est en décembre de cette même année que les premiers bâtiments sortent de terre. Alors que les travaux de la première tranche de travaux n'est pas encore achevée, l'Etat donne son accord pour la deuxième tranche : les travaux pourront se poursuivre dans la foulée. En octobre 1995, les travaux sont achevés et dès janvier 1996, les personnels et les malades peuvent être transférés sur le nouveau site. A noter également, que Folon , a été sollicité dès 1992, pour réaliser le logo de l'hôpital ainsi que le dessin d'une fresque pour une tapisserie fabriquée à Aubusson. Elle est visible dans le hall d'entrée.

Les rives

Cet endroit des rives s'appelait autrefois La Digue. On la dénomme actuellement "Promenade Chateaubriand", en souvenir du passage de l'écrivain à Brest en 1783, lors de sa préparation à l'examen de garde-marine . Une stèle commémore ce passage. C'est dans cette partie de la rivière que l'on emmagasinait des bois destinés à la constructions des navires . Ils étaient conservés là par l'eau saumâtre (mélange d'eau douce et d'eau de mer) et permettait de se débarrasser des vers , en particulier le redoutable taret. En 130 ans , de 1600 à 1790, plus de 200 vaisseaux ont été construits à Brest.

La passerelle des pupilles - L'école des pupilles

Cette passerelle permettait aux marins et aux mousses de rejoindre l'école située sur l'autre rive. Cette dernière a été reconstituée en prenant appui sur les piles de l'ancienne. A sa hauteur, il y avait un ancien hangar qui a abrité le canot de l'Empereur. Ce canot qui fut construit pour Napoléon III n'a servi qu'une fois à Anvers en 1810 avant de regagner ce hangar à Brest. Il ne fut sorti ensuite que lors de grandes occasions comme le voyage de Napoléon III à Brest en 1858 ou la visite du Président Loubet en 1902.

L'école des pupilles , précédemment occupée par de forges de la marine et supprimées en 1881, fut installée en 1882. Cette école a été fondée en 1862 par Napoléon III, sur la proposition de l'Amiral Gueydon, Préfet Maritime. A la Villeneuve, on accueillait les orphelins de 7 à 9 ans. Ils pouvaient ensuite accéder dès l'âge de 13 ans à l'école de Mousses.

Le Bergot
L'école supérieure de commerce

Quartier de l'école supérieure de commerce. Cette école se situe dans le contexte de développement universitaire de la Ville de Brest et aussi dans la volonté de développer l'industrialisation de la ville. Les cours ont été ouverts en octobre 1962 . Elle a été inaugurée officiellement en décembre de la même année. M.Gravot en a été le premier directeur.

le Bergot

C'est le 4 ème centre de Brest II. 600 logements étaient prévus et chassent ainsi les baraques qui s'étaient installées dans ce lieu après guerre. Ainsi que pour les autres centres, Le Bergot comprend un centre commercial secondaire et un parking souterrain.

La Mairie de quartier et les équipements de Bellevue

La pose de la première pierre de la mairie dite alors "annexe" est posée le 21 avril 1967. Elle ouvrira effectivement ses portes en février 1970. Le premier adjoint de quartier sera Jo Tanguy, élu de l'équipe de Georges Lombard. Ce même bâtiment abrite également la bibliothèque municipale et le bureau d'aide sociale

D'autres constructions d'équipements suivent celle de la mairie de quartier :

  • la patinoire
  • un gymnase
  • un centre commercial (place Napoléon III)
  • un parking souterrain
  • une Maison pour Tous (MPT)
  • la Caisse primaire d'Assurance maladie (CPAM)

Album photos

  • Si vous avez d'anciennes photos de Bellevue, n'hésitez pas à vous manifester à la Maire de Bellevue afin d'alimenter cet album.

Tél: 02.98.00.85.02

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