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Architecture de Brest

Plusieurs architectes se sont succédés pour faire de Brest ce qu'elle est devenue : Vauban, Choquet de Lindu (1712-1790), Jean Baptiste Mathon (1893-1971) ...

Sommaire

Vauban

En 1694, après l'achèvement de l'enceinte qu'il a conçue pour Brest, Vauban trace un plan idéal qui fera autorité pendant un siècle. Sans toutefois redresser les îlots existants, il quadrille les espaces vierges de l'intra-muros selon un axe Nord-Ouest / Sud-Est reliant le noyau urbain d'origine à la porte de Landerneau, axe recoupé par des rues parallèles aux fortifications. Il détermine des îlots géométriques qui seront d'une grande stabilité dans le temps. C'est ainsi que Georges Milineau puis Jean-Baptiste Mathon, pour les Plans d'Aménagement (1920) et de Reconstruction (1943) de Brest s'appuyèrent chacun sur ce plan en damier du 17ème siècle.

Du Pont Tournant au Pont Levant

Dans son plan d'aménagement de Brest, Mathon prévoit la réalisation de deux ponts principaux afin de faciliter les relations entre les deux rives de la Penfeld : l'un mobile (l'actuel pont levant de Recouvrance), l'autre fixe (l'actuel Pont de l'Harteloire). À l'emplacement de l'actuel pont de l'Harteloire existait un pont transbordeur de 200 m de long et 40 m de haut. Endommagé en 1944, il fut démonté en 1947.

Au niveau de Recouvrance, le pont levant a succédé à un pont tournant métallique et à deux volées, inauguré en 1861, et sous lequel avait été réalisé en 1856 le célèbre petit pont Gueydon (cher au légendaire Jean Quéméneur), du nom du Vice-Amiral qui en commanda la réalisation. Chaque volée de fer prenait appui sur une pile de maçonnerie et tournait sur une voie de galets coniques : quatre hommes suffisaient à la manœuvre.

Le pont fut détruit lors des bombardements et des combats de Libération. Plusieurs projets furent proposés pour le remplacer et un pont levant fut finalement adopté. L'ouvrage comporte une travée métallique levante et descendante (jusqu'au niveau de la rivière), équilibrée par quatre contrepoids en béton, situés dans quatre tours de béton armé. Chaque tour mesure 61 m. Le pont fut inauguré en 1954.

Les années 30 à Brest

Les témoins de l'architecture moderne de l'entre-deux guerre sont rares mais d'une grande qualité. L'hôpital Augustin Morvan (proche de la place de la Liberté) réalisé par les architectes Raymond Lopez et Raymond Gravereaux en 1936, et la gare conçue par Urbain Cassan sont les deux plus remarquables représentants de cette époque. Quelques immeubles privés sont à l'unisson dont notamment les immeubles d'Aimé Freyssinet 24 boulevard Gambetta et 27 rue d'Aiguillon.

Brest reconstruite : les années 50

De nombreuses villes françaises ont été, à plus ou moins grande échelle, reconstruites après la seconde guerre mondiale. Pour autant, chacune l'a été de façon originale, et toutes sont aujourd'hui différentes, qu'il s'agisse de reconstructions historiques, presqu'à l'identique comme St Malo, d'œuvres délibérément "modernes" à l'instar du Havre, ou encore de "modernisations raisonnables" comme Caen, St Lo, Beauvais, Dunkerque ou Maubeuge. Brest tient dans le concert des villes reconstruites une place originale. Empruntée au plan de 1929 de Georges Milineau et, par lui, à celui de Vauban, la composition urbaine de Jean-Baptiste Mathon, chargé de la reconstruction brestoise, est, de ce fait, héritière du passé, tout en intégrant des caractéristiques des doctrines du mouvement moderne des années 50.

Son architecture comporte, de la même façon, les grandes caractéristiques du style néo-classique, tout en tenant compte de courants architecturaux divers incluant certains aspects du mouvement moderne et même parfois, du mouvement régionaliste.

De la Grand Rue à la Rue Pasteur

Avant la destruction de la ville, la "grand Rue" descendait lentement vers la Penfeld, jusqu'à la Porte Tourville et les quais où s'imposaient les sévères bâtiments de Choquet de Lindu.

Lors de la reconstruction, le site sera remanié, les vallons seront comblés, juchant la ville sur un plateau, quelquefois trente mètres au-dessus du site initial. Le haut mur situé au fond du bassin Tourville témoigne de ce remaniement et de la rupture entre la ville et la rivière Penfeld qui l'avait engendrée.

Brest donne le ton

La coloration des façades du quartier Siam fait partie d'un projet global concernant l'agglomération brestoise, initié par la Communauté Urbaine de Brest et élaboré par deux architectes : Christian Hamard et Olivier Fetter.

La coloration du quartier Siam joue sur la complémentarité : aux couleurs vives des commerces situés en rez-de-chaussée des immeubles, est associée la sobriété des façades aux teintes légères des niveaux résidentiels. Chaque immeuble voit ses spécificités architecturales -volume, verticalité, matériaux- soulignées par des nuances différentes.

Observez bien autour de vous les couleurs utilisées : n'avez-vous pas remarqué que plus vous vous rapprochez du centre du quartier -la rue de Siam- plus les tons sont clairs, et plus vous vous en éloignez, plus sont employées les teintes chaudes et colorées.

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